Comment baisser le coût de l'assurance prêt immobilier en 2022 ?

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La souscription à une assurance emprunteur est exigée par la banque lors d'une demande de crédit immobilier. Son coût est important, mais il existe des solutions pour le réduire. C'est souvent le seul levier d'économies pour maintenir le TAEG sous la barre de l'usure.

Le coût de l'assurance de prêt immobilier

L'assurance en couverture d'un prêt immobilier vous protège en cas d'aléas de la vie qui vous empêcheraient de rembourser votre dette auprès de la banque (décès, invalidité, arrêt de travail). Le contrat intervient en cas de sinistre à hauteur des garanties souscrites en prenant en charge tout ou partie des mensualités, voire le capital restant dû s'il y a décès ou perte totale et irréversible d'autonomie (PTIA assurance).

Cette couverture a un coût qui vient s'ajouter aux autres frais liés à l'obtention du financement :

  • les intérêts d'emprunt exprimés par le taux débiteur,
  • les frais de dossier,
  • la garantie (hypothèque ou caution bancaire),
  • l'expertise éventuelle du bien immobilier.

En moyenne, l'assurance emprunteur pèse entre 30% et 40% du coût global d'un prêt immobilier représenté par le TAEG (Taux Annuel Effectif Global). Cet indicateur doit obligatoirement rester sous le seuil des taux d'usure, les banques n'ayant pas le droit de prêter au-delà, même si vous respectez tous les critères d'octroi (taux d'endettement n’excédant pas 35% de vos revenus nets et durée de remboursement inférieure ou égale à 25 ans).

Minimiser le coût de l'assurance emprunteur

Pour réduire le coût de votre crédit immobilier, voire éviter que votre prêt soit bloqué par l'usure, il faut abaisser le coût de l'assurance. Il s'agit du seul levier efficace pour réaliser d'importantes économies sur le coût global, la garantie (hypothèque, etc.) n'étant pas négociable. Quelques très bons dossiers pourront obtenir une décote éventuelle sur le taux d'intérêt, alors que les banques sont réticentes à prêter fin 2022, exigeant un apport personnel record équivalent en moyenne à 18% du montant de la somme prêtée.

Déléguez le contrat d'assurance emprunteur

Conseil cardinal pour abaisser le coût de l'assurance, optez pour un contrat délégué. Depuis la loi Lagarde assurance emprunteur, vous avez le droit de choisir librement votre contrat d’assurance de prêt, et de préférer une offre alternative à la formule groupe bancaire. Les contrats proposés par les assureurs externes sont entre deux et quatre fois moins chers, à garanties équivalentes.

Mettez les offres en concurrence grâce à un comparateur d'assurance prêt immobilier, un outil gratuit, simple et rapide qui vous permet d'obtenir plusieurs devis adaptés à votre profil et à votre projet immobilier, dans le respect de l'équivalence de niveau de garanties.

La banque ne peut refuser la souscription à une assurance déléguée dès lors que celle-ci présente un niveau de protection au moins égal à celui de son contrat interne.

Optez pour une assurance tarifée au risque

Le coût de votre assurance dépend de la nature du prêt, de son montant, et surtout de votre profil :

  • votre âge, 
  • votre état de santé, 
  • votre profession,
  • vos comportements (tabagisme, pratique d'un sport dangereux).

Tous ces paramètres renseignent l'assureur sur les risques que vous incarnez. Entrée en vigueur le 1er juin 2022, la loi Lemoine supprime le questionnaire de santé pour les prêts d'un montant inférieur à 200 000€ remboursés avant les 60 ans de l'assuré emprunteur.

Si vous êtes éligible à ce droit, vous êtes peut-être perdant. Explications. En mettant fin à la sélection médicale sous certaines conditions, la loi Lemoine permet l'inclusion d'emprunteurs autrefois stigmatisés par leur historique de santé. Ces personnes bénéficient d'un meilleur accès à l'assurance de prêt et donc au crédit, puisqu'elles n'ont plus à fournir de données de santé à l'assureur. En revanche, l'absense de tarification au risque induit une mutualisation qui renchérit les coûts d'assurance, pénalisant ainsi les emprunteurs en bonne santé, en particulier les jeunes actifs.

Rehaussez le montant de votre prêt immobilier de quelques euros pour sortir du segment concerné par la fin de la sélection médicale. Vous aurez à remplir un questionnaire de santé qui permettra d'obtenir un tarif sur-mesure.

Équilibrez la quotité

En cas d'emprunt immobilier à deux, chacun doit être couvert par une assurance de prêt, le crédit devant être garanti à 100% au minimum. La répartition de la couverture est un choix décisif en termes de protection et de coût de l'assurance. Avec une quotité à 100% sur chaque tête, chacun est déchargé de la dette en cas de décès ou de PTIA du partenaire, mais l'assurance coûte le double d'une répartition à 50/50.

En fonction du profil de chacun (revenus, état de santé), arbitrez les quotités pour optimiser la protection sans alourdir la prime. Sollicitez les services d'un courtier assurance emprunteur pour trouver la formule la mieux adaptée à votre situation.

Choisissez une franchise plus élevée

Votre assurance de prêt immobilier est soumise à un délai de franchise qui correspond à la période durant laquelle l'assureur ne prend pas en charge les sinistres pourtant couverts par le contrat. Ce délai prend effet le jour du sinistre (ou de sa déclaration) et s'applique principalement à la garantie ITT assurance (Incapacité Temporaire et Totale de travail) qui intervient en cas d'arrêt de travail. La garantie perte d'emploi est également assortie d'un délai de franchise (jusqu'à 90 jours), mais cette couverture est peu souscrite à cause d'un ratio coût/bénéfice défavorable.

Le délai de franchise de la garantie ITT est en général entre 15 jours et 3 mois. Plus le délai est court, plus la cotisation est élevée en raison d'une indemnisation plus rapide. Ce délai est rarement négociable à la souscription d'une assurance de prêt immobilier.

Pour obtenir une assurance de prêt au meilleur prix, n'hésitez pas à solliciter l'aide d'un courtier spécialisé. Ce dernier saura vous conseiller sur les délais de franchise des contrats d'assurance emprunteur, vous permettant de sélectionner la formule qui correspond au plus près de vos intérêts.

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Assurance de prêt immobilier : forte baisse des tarifs depuis 2020

Les primes d’assurance de prêt immobilier connaissent une tendance à la baisse ces dernières années. Contrairement aux autres types d’assurances qui ont vu leurs prix augmenter, et même fortement, l’assurance emprunteur devient financièrement plus accessible. Cette diminution des coûts s’explique notamment par la concurrence accrue entre les banques et les assureurs externes, également par l’évolution de la réglementation en faveur des consommateurs. Qui sont les principaux bénéficiaires de cette baisse ? Comment en tirer le meilleur parti ? Décryptage. Tarifs assurance emprunteur : une baisse moyenne de 27 % sur 5 ans Une étude menée par le comparateur en ligne Magnolia.fr révèle que les prix des assurances emprunteur ont chuté de 27 % en moyenne entre 2020 et 2025. Cette évolution va à contre-courant de la hausse généralisée des autres assurances  (variation sur 10 ans) : +16 % pour les assurances auto +35 % pour l’assurance habitation +50 % pour les mutuelles santé. La principale raison de cette baisse est l’ouverture du marché grâce à des réformes législatives successives qui ont favorisé la libre concurrence. Dernière en date, la loi Lemoine a simplifié la résiliation et la substitution des contrats d’assurance de prêt immobilier, permettant aux consommateurs de trouver des offres mieux adaptées à leur profil et à des tarifs plus avantageux que le contrat initial. Depuis 2022, vous pouvez changer d’assurance de prêt immobilier en cours de prêt à tout moment, sans attendre la date d’échéance autrefois requise par les dispositifs précédents (loi Hamon, amendement Bourquin). Cette opportunité peut être saisie dès le lendemain de la signature de l’offre de crédit pour optimiser les économies potentielles. Les emprunteurs de plus de 45 ans : grands gagnants de la baisse des tarifs L’étude de Magnolia.fr met en lumière que les emprunteurs âgés de 45 ans et plus ont bénéficié de la plus forte réduction tarifaire, avec une baisse moyenne de 35 %. Cette tendance s’explique par l’apparition d’offres plus spécifiques chez les assureurs alternatifs, qui permettent aux profils plus âgés d’obtenir des conditions plus favorables. Les personnes présentant un risque aggravé de santé profitent également de ces nouvelles opportunités. Grâce à l’assouplissement des critères et à la suppression du questionnaire médical sous certaines conditions (prêt inférieur ou égal à 200 000€ et remboursé avant le 60e anniversaire de l’emprunteur), elles ont désormais accès à des contrats plus compétitifs sans surprime pour raisons de santé. Les jeunes emprunteurs, âgés de 25 à 40 ans, ne sont pas en reste avec une diminution moyenne des tarifs de 20 %. Déjà avantagés par des primes plus basses grâce à leur profil jugé moins risqué, ils voient l’écart avec les assurances de groupe des banques se creuser davantage en leur faveur. Bancassureurs et alternatifs : une concurrence qui tire les prix vers le bas L’essor des assureurs alternatifs a profondément modifié le marché de l’assurance emprunteur. Alors que les banques continuent de proposer des assurances de groupe aux tarifs souvent élevés pour cause de mutualisation, les prestataires spécialisés offrent des contrats sur-mesure, plus compétitifs et mieux adaptés aux besoins individuels. L’application de la loi Lemoine a joué un rôle clé dans cette transformation. La flexibilité accrue permise par la substitution à tout moment a encouragé davantage de consommateurs à comparer les offres et à opter pour des solutions plus avantageuses. À garanties équivalentes, principe obligatoire pour que la banque accepte une offre externe, la délégation de contrat permet de diviser par 2 à 4 le coût d’une assurance emprunteur. Pour un prêt immobilier de 250 000€ sur 20 ans, le gain moyen est estimé entre 5 000€ et 15 000€. Comparer les offres pour optimiser son assurance emprunteur Vous pouvez faire des économies sur votre assurance de prêt immobilier quand vous le souhaitez, en amont comme en aval. Au moment de la souscription du crédit Grâce à la loi Lagarde, les emprunteurs peuvent choisir une assurance externe dès la signature du prêt, à condition que les garanties soient équivalentes à celles proposées par la banque. La délégation d’assurance permet souvent d’obtenir une assurance jusqu’à 60% moins chère. En cours de prêt Il est possible de changer d’assurance emprunteur à tout moment grâce à la loi Lemoine. Vous n’avez aucun préavis à respecter, uniquement le principe d’équivalence de niveau de garanties. Plus tôt vous choisissez une assurance plus avantageuse, plus vous réalisez d’économies sur l’ensemble de la durée du prêt. Un écart de prime de quelques dizaines d’euros par mois peut représenter des milliers d’euros d’économies sur plusieurs années. Négocier son assurance de prêt : premier levier d’économies Beaucoup d’emprunteurs se concentrent uniquement sur le taux d’intérêt de leur prêt, négligeant l’impact du coût de l’assurance. Pourtant, optimiser son assurance emprunteur peut générer des économies encore plus importantes qu’une légère baisse du taux de crédit. Sachez que l’assurance pèse en moyenne un tiers du coût global d’un prêt immobilier, soit la deuxième dépense après les intérêts d’emprunt. Prenons un exemple concret : Critère  Scénario initial  Scénario avec taux d’intérêts réduit Scénario avec taux assurance réduit Scénario combinant taux d’intérêts et taux d’assurance réduits Montant de l’emprunt 250 000 € 250 000 € 250 000 € 250 000 € Durée 20 ans 20 ans 20 ans 20 ans Taux nominal 3,50 % 3,40 % 3,50 % 3,40 % Coût total intérêts 97 976 € 94 901 € 97 976 € 94 901 € Taux assurance 0,34 % 0,34 % 0,16 % 0,16 % Cotisation annuelle assurance 852 € 852 € 396 € 396 € Coût total assurance 17 000 € 17 000 € 7 920 € 7 920 € Économie sur les intérêts - 3 075 € - 3 075 € Économie sur l’assurance - - 9 080 € 9 080 € Économie totale - 3 075 € 9 080 € 12 155 € Ce cas illustre l’importance de comparer et renégocier son assurance de prêt autant, sinon plus, que son taux d’intérêts. Miser uniquement sur la négociation du taux de crédit peut être une erreur si le coût de l’assurance est négligé. Un marché de l’assurance de prêt en pleine mutation au bénéfice des emprunteurs L’évolution du marché de l’assurance emprunteur en 2025 marque une véritable rupture avec les pratiques passées. L’ouverture à la concurrence, soutenue par les évolutions législatives, a permis de tirer les prix vers le bas et d’offrir des conditions plus avantageuses à un plus large panel d’emprunteurs. Comparer les offres via des outils en ligne spécialisés est aujourd’hui un réflexe essentiel pour toute personne souscrivant un crédit immobilier. Avec des écarts de prix significatifs entre les assurances de groupe et les contrats alternatifs, la vigilance et l’anticipation peuvent permettre de réaliser plusieurs milliers d’euros d’économies sur la durée totale d’un prêt. Un avantage non négligeable dans un contexte économique où la maîtrise des coûts est une priorité pour de nombreux ménages.

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Crédit immobilier avril 2025 : déjà la fin de la baisse des taux ?

Depuis le début de l'année 2024, les taux immobiliers ont connu une baisse progressive et constante, partant de 4,50% pour atteindre environ 3,20 % en mars 2025. Pourtant, un retournement de tendance pourrait être imminent, selon plusieurs experts du secteur. En cause, l'évolution des Obligations Assimilables du Trésor (OAT) à 10 ans, qui restent autour de 3,5 %, et un contexte économique et géopolitique incertain. L'OAT 10 ans : Un indicateur clé pour les banques L'OAT 10 ans, un emprunt d'État servant de référence pour les taux de crédit immobilier, est un indicateur particulièrement scruté par les établissements bancaires. La corrélation entre l'évolution des OAT et les taux immobiliers est forte. Actuellement, cet indice oscille autour de 3,5 %, ce qui pourrait encourager certaines banques à ajuster leurs taux. En ce début avril, le taux moyen pour un prêt immobilier sur 20 ans se situe autour de 3,20% (hors assurance emprunteur et coût des sûretés). La différence entre l’OAT 10 ans et les taux d’emprunt est à l’avantage de ces derniers, ce qui est un contresens économique (voir plus bas). Si cette tendance haussière de l’OAT 10 ans se confirme, plusieurs établissements pourraient opter pour une hausse modérée, de l'ordre de 10 à 20 points de base. Toutefois, d'autres banques pourraient préférer une stabilisation, notamment en raison d'objectifs commerciaux élevés et de la nécessité d'attirer de nouveaux emprunteurs. Des taux en hausse en avril, mais pas de panique Malgré les premiers signaux de remontée des taux, certains courtiers se veulent rassurants. Comme indiqué plus haut, l’évolution reste contenue à 0,10 voire 0,20 point. Plusieurs facteurs influencent la fixation des taux de crédit, parmi lesquels : Le coût des ressources financières des banques Les taux directeurs de la Banque Centrale Européenne (BCE) Les stratégies commerciales des établissements prêteurs. Certaines banques proposent des offres attractives, qui viennent compléter le prêt initial. Par exemple, le Crédit Agricole propose jusqu'en juin un taux réduit à 1,99 % jusqu’à 25 000 € pour le financement d'un premier logement. Le Crédit Mutuel, quant à lui, met en avant un prêt de 30 000 euros à un taux fixe de 0,99 %. LCL accorde à ceux qui achètent dans le neuf un prêt jusqu’à 50 000 € sans intérêts bancaires, cumulable avec le nouveau PTZ, une aubaine pour les primo-accédants à compter d’avril 2025. Rappelons que votre crédit à l'habitat doit être garanti par une assurance de prêt qui rembourse la banque en cas d’aléas de la vie (décès, invalidité, incapacité de travail). L’assurance emprunteur est le premier levier pour diminuer le coût d’un prêt immobilier. Appuyez-vous sur la réglementation pour optimiser cette dépense contrainte. Grâce à la délégation d’assurance emprunteur, vous pouvez économiser des centaines voire des milliers d’euros sur la durée de votre crédit, les offres externes étant jusqu'à 4 fois moins chères que les assurances proposées au sein des banques prêteuses. Quels sont les facteurs à surveiller pour les prochains mois ? Si la stabilisation des taux se profile pour avril, plusieurs éléments pourraient influencer leur évolution à la hausse ou à la baisse à moyen terme. Parmi eux : Le contexte géopolitique : un apaisement du conflit en Ukraine pourrait favoriser une baisse des taux, tandis qu'une intensification des tensions entraînerait une hausse. Les politiques budgétaires européennes : le niveau d'endettement des États, notamment de la France et de l'Allemagne, peut rehausser les taux obligataires et, par ricochet, les taux immobiliers. Les décisions de la BCE : bien que la dernière baisse des taux directeurs du 12 mars soit perçue comme un signal positif, les banques restent prudentes avant d'ajuster massivement leurs offres. Une période d'attentisme avant un possible rebond Pour l'instant, les hausses ne sont ni généralisées ni significatives, et les emprunteurs présentant les meilleurs profils peuvent encore bénéficier de taux attractifs, parfois même sous la barre des 3 %. Cependant, les conditions d'accès au crédit risquent de se durcir dans les mois à venir. Contrairement à certaines idées reçues, les banques ne disposent pas d'un accès illimité aux liquidités de la BCE. Elles doivent se financer sur les marchés financiers, où elles entrent en concurrence avec les emprunts d'État pour attirer les investisseurs. Cette contrainte structurelle explique pourquoi une remontée durable des OAT pourrait inévitablement se répercuter sur les taux immobiliers. Conclusion Les semaines à venir seront déterminantes pour l'évolution des taux de crédit immobilier. Si une stabilisation est attendue à court terme, une reprise progressive des hausses n'est pas à exclure d'ici la fin du premier semestre 2025. Pour les emprunteurs, il peut être judicieux de profiter des conditions actuelles avant une éventuelle remontée plus marquée des taux. Emprunter maintenant !