Quel taux d'assurance de prêt immobilier après 60 ans ?

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La souscription d’un crédit immobilier est généralement conditionnée par l’adhésion à une assurance emprunteur qui le couvre jusqu’à son terme. Son rôle est de garantir le remboursement à la banque en cas d’insolvabilité de l’emprunteur pour diverses raisons. Ainsi, obtenir un crédit immobilier après 60 ans n'est pas impossible, mais peut s'avérer plus complexe.
Malgré les progrès de la médecine, les risques de décès et de maladies graves ou chroniques augmentent avec l'âge. Les garanties décès et invalidité sont alors souvent assorties de surprimes qui peuvent augmenter considérablement le tarif de cette couverture indispensable et donc, le coût total du financement.

En effet, à partir de 60 ans, le taux annuel effectif d’assurance (TAEA) excède fréquemment 1 % du capital emprunté et au-delà de 70 ans, il peut même atteindre 1,85 %. Découvrez les avantages de l'assurance emprunteur pour les seniors, comment optimiser votre taux et trouver la meilleure assurance pour votre crédit immobilier.

Le taux assurance prêt immobilier après 60 ans

Le taux d'assurance de prêt immobilier est défini en fonction de différents critères de risque, l'âge en étant l'un des principaux. Ainsi, les taux d'assurance prêt immobilier pour les personnes âgées sont généralement plus élevés, principalement au sein des contrats groupe, car le risque d'incapacité de remboursement est plus important avec l'avancée en âge. En effet, le risque de décès ou de maladies graves est plus élevé, bien que de nombreuses personnes soient en parfaite santé après 60 ans. L'augmentation du coût de l'assurance représente donc un défi pour les seniors qui souhaitent emprunter.

Après 60 ans, le taux assurance prêt immobilier oscille de 0.50 % à 1.85 %. 

Quels sont les avantages de l'assurance emprunteur pour les seniors ?

L'assurance emprunteur, présentée à tort comme une obligation pour obtenir un prêt immobilier, est en réalité une protection essentielle, à la fois pour l'emprunteur et pour l'établissement de crédit. À mesure que nous avançons en âge, le poids de l'assurance emprunteur dans le coût total du prêt immobilier augmente. Pourtant, cette assurance offre des avantages indéniables pour les seniors. 

Sécuriser l'emprunt en cas de décès, invalidité et perte d'emploi

L'assurance emprunteur a pour but de sécuriser l'emprunt contre les risques d'incapacité de remboursement en raison de situations imprévues telles que le décès, l'invalidité, la perte d'emploi, parmi d'autres. Toutes les garanties sont précisées dans votre contrat. Il est important de bien se renseigner sur les garanties d'assurance de prêt immobilier et les exclusions de garantie. Elle protège des défauts de paiement, non seulement la banque, mais aussi et surtout l'emprunteur et sa famille.
La protection offerte par l'assurance emprunteur senior couvre le remboursement des mensualités en cas d'insolvabilité de l'emprunteur selon les garanties souscrites. Ainsi, en cas d'aléa de la vie ayant un impact sur la capacité de remboursement, l'assureur prend le relai et les mensualités sont garanties, évitant ainsi des difficultés financières et la saisie du bien immobilier. 

Adapter la quotité d'assurance à votre retraite

Que vous le soyez déjà ou non, adapter la prise en charge à votre passage en retraite vous permet de bénéficier d'une couverture adaptée à votre nouvelle période de vie. En effet, à la retraite, vos revenus sont souvent moins élevés que lorsque vous travaillez. Par ailleurs, avec l'âge, même si l'état de santé peut varier considérablement d'une personne à l'autre, les risques de maladies et de handicap augmentent. L'assurance de prêt s'adapte à chaque situation grâce à la quotité d'assurance. Un emprunteur assuré à 100 % voit ses mensualités intégralement prises en charge par l'assurance de prêt. En revanche, une quotité à 50 % signifie que seule la moitié des mensualités est prise en charge. Par conséquent, il est important de bien évaluer vos besoins et de choisir une quotité d'assurance adaptée à votre situation financière et personnelle. En effet, une quotité d'assurance élevée peut être onéreuse en termes de coûts mensuels, tandis qu'une quotité plus faible peut impliquer une charge financière plus importante en cas d'événement imprévu. Choisissez une quotité d'assurance adaptée à votre niveau d'endettement et à votre capacité de remboursement, tout en prenant en compte les risques associés à votre situation personnelle et professionnelle.
En cas de doute, nous vous recommandons de vous faire accompagner par un courtier en assurance pour évaluer au mieux vos besoins et choisir l'assurance de prêt la plus adaptée. 

Économiser sur le coût total du prêt immobilier

En comparant les assurances emprunteurs de contrat groupe et d'assureurs externes, vous aurez une vision claire de la plus adaptée à vos besoins et budget. La simulation en ligne d'assurance de prêt immobilier et le changement d'assureur peut vous faire réaliser des économies substantielles. En effet, le coût de l'assurance emprunteur est un élément crucial du coût total du prêt immobilier. En parvenant à réduire le TAEA, vous pouvez envisager de diminuer le coût total de son emprunt. 

Comment optimiser le taux assurance prêt immobilier après 60 ans ?

Malgré les enjeux du taux assurance prêt immobilier après 60 ans, les seniors disposent de plusieurs leviers pour optimiser ce taux et réduire le coût de leur assurance.

Comparer les assurances de prêt immobilier

Recourir à un courtier spécialisé pour comparer les offres d'assurance est une stratégie efficace pour optimiser le taux d'assurance. En effet, les taux d'assurance senior diffèrent d'un établissement à l'autre, et la comparaison permet de sélectionner l'offre la plus avantageuse.  Bien souvent, le contrat groupe, contrat d'assurance proposé par votre banque prêteuse, propose des exclusions de garanties et des suprimes importantes, surtout pour les personnes âgées de plus de 60 ans et à la retraite.
Comparez les offres en ligne est un moyen de trouver l'assurance les plus avantageuses et de prendre connaissance facilement des différentes garanties proposées. 

Chez Magnolia, vous pouvez économiser jusqu'à 15 000 € en changeant d'assureur. Comparez gratuitement et sans engagement sans plus attendre.

Utiliser la délégation d'assurance

Faire jouer la concurrence en souscrivant à une assurance auprès d'un organisme autre que celle au sein de laquelle vous avez souscrit votre prêt s'appelle la délégation d'assurance. Depuis la Loi Lemoine, vous pouvez changer d'assurance à tout moment, du moment que le nouvel assureur vous offre le même niveau de garantie, voire supérieur. Profitez-en pour réaliser des économies et optimiser le taux de votre emprunt immobilier. Au-delà d'une économie, ne prenez que les garanties qui vous conviennent pour une couverture adaptée à votre âge et votre situation. 

En cas de défaut de paiement sur le prêt immobilier, lié à votre décès ou un état de santé vous rendant incapable d'honorer les mensualités, l'assurance emprunteur permettra de couvrir les mensualités restantes. Il est donc important de choisir une assurance en accord avec son état de santé et ses besoins spécifiques pour garantir une bonne couverture et une tranquillité d'esprit en cas de besoin.

L'allongement de la durée de l'emprunt immobilier

Allonger la durée du prêt, dans la limite de la durée de vie restante estimée, permet de réduire les mensualités, et donc de diminuer votre charge. Cependant, lorsque la durée est plus longue, le taux d'intérêt sera plus élevé car la banque prend plus de risques en acceptant d'étendre la période de crédit. La loi Lemoine ayant ouvert la concurrence du marché des assurances en facilitant le changement s'assurance pour les emprunteurs, vous pouvez toujours négocier ce taux en présentant des offres concurrentes.

L'apport personnel 

Vous avez la possibilité d'apporter une part d'épargne pour votre projet immobilier. Une assurance vie, un autre bien immobilier ou un patrimoine professionnel constituent autant d'avoirs qui peuvent servir à garantir le prêt et rassurer la banque. Cet apport va permettre de réduire le montant de l'emprunt, et en conséquence, de l'assurance associée. En fin de carrière, vous avez généralement une part d'apport plus importante qu'un jeune emprunteur. Ceci peut être un atout non négligeable pour convaincre le prêteur et obtenir des conditions de prêt intéressantes. 

Existe-t-il une limite d'âge pour l'assurance emprunteur ?

Il n'existe pas de limite d'âge pour la souscription d'une assurance emprunteur et la loi n'impose aucune restriction. Il sera la plupart du temps plus facile d'obtenir un prêt immobilier après 60 ans qu'à 20 ans car les seniors ont bien souvent un apport conséquent et une stabilité financière acquise depuis des années. Sachez néanmoins, qu'après 75 ans, il vous sera plus difficile de trouver un assureur. Les assurances externes restent celles qui acceptent les adhésions seniors jusque 85 ans.
En général, l'assurance emprunteur sera plus chère en comparaison à un jeune, selon son état de santé. Par ailleurs, la pension de retraite assure un revenu fiable pour le remboursement des mensualités. Malgré ces constats, l'obtention et le coût global du crédit, incluant l'assurance de prêt dépend vraiment de la situation de chacun. N'hésitez pas à réaliser des simulations en ligne auprès de comparateurs assurance pour trouver l'assurance qu'il vous faut. En quelques étapes, il vous sera proposé les offres adaptées à votre âge et couverture.

Quel est le taux de crédit immobilier après 60 ans ?

Le taux de crédit immobilier dépend de divers facteurs tels que le profil de l'emprunteur, la durée du prêt et le montant emprunté entre autres critères. En moyenne, après 60 ans, il pourra atteindre 1.85 % au sein d'une banque et réduit à 0.38% en assurance externe. En général, le coût d'un prêt immobilier est plus élevé pour un senior en raison de leur âge et de leur état de santé. 

Quel est le taux d'assurance prêt immobilier en fonction de l'âge ?

Pourcentage assurance prêt immobilier 25 ans

De 20 à 30 ans, le taux d'assurance moyen est entre 0.10 % et 0.36 %

Taux assurance prêt immobilier 50 ans

De 45 à 55 ans, le taux moyen d'une assurance emprunteur est entre 0.37 % et 0.65 %

L'assurance prêt immobilier après 75 ans

À partir de 70 ans, vous atteignez en moyenne un taux de 1 % et plus.

Quel est le taux moyen d'une assurance prêt immobilier ?

Le taux varie en fonction de votre âge, état de santé, situation professionnelle et loisirs, surtout dans les cas de pratiques de sport extrêmes. Le taux moyen n'est donc pas une information à prendre en compte pour déterminer si le taux qu'on vous propose est compétitif. On peut néanmoins observer des taux moyens selon les tranches d'âge. 
Découvrir les taux d'assurance emprunteur moyens en 2023

Quelle durée d'emprunt à 60 ans ?

Il n'y a pas de durée d'emprunt spécifique à l'âge ni même pour d'autres critères. La durée d'emprunt est déterminée en fonction de vos caractéristiques personnelles et financières, des critères d'éligibilité de la banque et de la concurrence au moment de l'achat immobilier. Cependant, Pour obtenir la durée d'emprunt la plus adaptée à votre situation, comparez les offres et réalisez des simulations de prêt. Vous pouvez également faire appel à un courtier en assurance pour vous accompagner dans vos démarches.

Quelle banque prête jusqu'à 85 ans ?

Les banques prennent en considération plusieurs critères pour accorder un prêt immobilier aux seniors. Parmi ces critères : 

  • L'âge de l'emprunteur : les établissements bancaires fixent généralement une limite d'âge pour accorder un prêt immobilier. Cette limite varie d'une banque à l'autre, mais oscille généralement entre 75 et 85 ans.
  • La durée du prêt : la durée de remboursement du prêt est également un critère important pour les banques. En effet, elles sont souvent réticentes à accorder des prêts sur une longue durée aux seniors, en raison des risques de santé et de décès plus élevés.
  • La situation financière de l'emprunteur : les banques examinent également la situation financière de l'emprunteur, notamment ses revenus, son épargne et son endettement, pour s'assurer de sa capacité à rembourser le prêt.
  • L'état de santé de l'emprunteur : enfin, les banques tiennent compte de l'état de santé de l'emprunteur pour évaluer les risques de non-remboursement du prêt. Les seniors peuvent être amenés à réaliser des examens médicaux et à remplir un questionnaire de santé pour obtenir un prêt immobilier.

Crédit Agricole, BNP Paribas, La Banque Postale et Crédit Mutuel proposent des prêts immobiliers pour les seniors jusqu'à 85 ans, avec des garanties adaptées à leur situation et des taux d'intérêt compétitifs.

Quelle est la meilleure assurance de prêt immobilier ?

Pour choisir la meilleure assurance de prêt immobilier, comparez les offres disponibles sur le marché en prenant en compte plusieurs critères, tels que le coût de l'assurance, les garanties proposées, les exclusions de garanties et la qualité du service client. Sélectionnez l'assurance qui sera la plus adaptée à vos besoins et attentes. La loi offre désormais aux emprunteurs la liberté de choisir leur assurance emprunteur et d'en changer à tout moment, ce qui leur permet de réaliser des économies en optant pour une assurance plus avantageuse. N'hésitez pas à faire appel à un professionnel pour vous aider à trouver l'assurance la mieux adaptée à votre profil et à vos besoins.


En résumé, le taux d’assurance prêt immobilier après 60 ans peut varier en fonction de nombreux critères, dont l'âge est l'un des plus importants. Malgré les contraintes, des solutions existent pour alléger le coût de l'assurance emprunteur senior. Comparez les offres et faites-vous conseiller par un expert.

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Bancassureurs et alternatifs : une concurrence qui tire les prix vers le bas L’essor des assureurs alternatifs a profondément modifié le marché de l’assurance emprunteur. Alors que les banques continuent de proposer des assurances de groupe aux tarifs souvent élevés pour cause de mutualisation, les prestataires spécialisés offrent des contrats sur-mesure, plus compétitifs et mieux adaptés aux besoins individuels. L’application de la loi Lemoine a joué un rôle clé dans cette transformation. La flexibilité accrue permise par la substitution à tout moment a encouragé davantage de consommateurs à comparer les offres et à opter pour des solutions plus avantageuses. À garanties équivalentes, principe obligatoire pour que la banque accepte une offre externe, la délégation de contrat permet de diviser par 2 à 4 le coût d’une assurance emprunteur. Pour un prêt immobilier de 250 000€ sur 20 ans, le gain moyen est estimé entre 5 000€ et 15 000€. Comparer les offres pour optimiser son assurance emprunteur Vous pouvez faire des économies sur votre assurance de prêt immobilier quand vous le souhaitez, en amont comme en aval. Au moment de la souscription du crédit Grâce à la loi Lagarde, les emprunteurs peuvent choisir une assurance externe dès la signature du prêt, à condition que les garanties soient équivalentes à celles proposées par la banque. La délégation d’assurance permet souvent d’obtenir une assurance jusqu’à 60% moins chère. En cours de prêt Il est possible de changer d’assurance emprunteur à tout moment grâce à la loi Lemoine. Vous n’avez aucun préavis à respecter, uniquement le principe d’équivalence de niveau de garanties. Plus tôt vous choisissez une assurance plus avantageuse, plus vous réalisez d’économies sur l’ensemble de la durée du prêt. Un écart de prime de quelques dizaines d’euros par mois peut représenter des milliers d’euros d’économies sur plusieurs années. Négocier son assurance de prêt : premier levier d’économies Beaucoup d’emprunteurs se concentrent uniquement sur le taux d’intérêt de leur prêt, négligeant l’impact du coût de l’assurance. Pourtant, optimiser son assurance emprunteur peut générer des économies encore plus importantes qu’une légère baisse du taux de crédit. Sachez que l’assurance pèse en moyenne un tiers du coût global d’un prêt immobilier, soit la deuxième dépense après les intérêts d’emprunt. Prenons un exemple concret : Critère  Scénario initial  Scénario avec taux d’intérêts réduit Scénario avec taux assurance réduit Scénario combinant taux d’intérêts et taux d’assurance réduits Montant de l’emprunt 250 000 € 250 000 € 250 000 € 250 000 € Durée 20 ans 20 ans 20 ans 20 ans Taux nominal 3,50 % 3,40 % 3,50 % 3,40 % Coût total intérêts 97 976 € 94 901 € 97 976 € 94 901 € Taux assurance 0,34 % 0,34 % 0,16 % 0,16 % Cotisation annuelle assurance 852 € 852 € 396 € 396 € Coût total assurance 17 000 € 17 000 € 7 920 € 7 920 € Économie sur les intérêts - 3 075 € - 3 075 € Économie sur l’assurance - - 9 080 € 9 080 € Économie totale - 3 075 € 9 080 € 12 155 € Ce cas illustre l’importance de comparer et renégocier son assurance de prêt autant, sinon plus, que son taux d’intérêts. Miser uniquement sur la négociation du taux de crédit peut être une erreur si le coût de l’assurance est négligé. Un marché de l’assurance de prêt en pleine mutation au bénéfice des emprunteurs L’évolution du marché de l’assurance emprunteur en 2025 marque une véritable rupture avec les pratiques passées. L’ouverture à la concurrence, soutenue par les évolutions législatives, a permis de tirer les prix vers le bas et d’offrir des conditions plus avantageuses à un plus large panel d’emprunteurs. Comparer les offres via des outils en ligne spécialisés est aujourd’hui un réflexe essentiel pour toute personne souscrivant un crédit immobilier. Avec des écarts de prix significatifs entre les assurances de groupe et les contrats alternatifs, la vigilance et l’anticipation peuvent permettre de réaliser plusieurs milliers d’euros d’économies sur la durée totale d’un prêt. Un avantage non négligeable dans un contexte économique où la maîtrise des coûts est une priorité pour de nombreux ménages.

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Crédit immobilier avril 2025 : déjà la fin de la baisse des taux ?

Depuis le début de l'année 2024, les taux immobiliers ont connu une baisse progressive et constante, partant de 4,50% pour atteindre environ 3,20 % en mars 2025. Pourtant, un retournement de tendance pourrait être imminent, selon plusieurs experts du secteur. En cause, l'évolution des Obligations Assimilables du Trésor (OAT) à 10 ans, qui restent autour de 3,5 %, et un contexte économique et géopolitique incertain. L'OAT 10 ans : Un indicateur clé pour les banques L'OAT 10 ans, un emprunt d'État servant de référence pour les taux de crédit immobilier, est un indicateur particulièrement scruté par les établissements bancaires. La corrélation entre l'évolution des OAT et les taux immobiliers est forte. Actuellement, cet indice oscille autour de 3,5 %, ce qui pourrait encourager certaines banques à ajuster leurs taux. En ce début avril, le taux moyen pour un prêt immobilier sur 20 ans se situe autour de 3,20% (hors assurance emprunteur et coût des sûretés). La différence entre l’OAT 10 ans et les taux d’emprunt est à l’avantage de ces derniers, ce qui est un contresens économique (voir plus bas). Si cette tendance haussière de l’OAT 10 ans se confirme, plusieurs établissements pourraient opter pour une hausse modérée, de l'ordre de 10 à 20 points de base. Toutefois, d'autres banques pourraient préférer une stabilisation, notamment en raison d'objectifs commerciaux élevés et de la nécessité d'attirer de nouveaux emprunteurs. Des taux en hausse en avril, mais pas de panique Malgré les premiers signaux de remontée des taux, certains courtiers se veulent rassurants. Comme indiqué plus haut, l’évolution reste contenue à 0,10 voire 0,20 point. Plusieurs facteurs influencent la fixation des taux de crédit, parmi lesquels : Le coût des ressources financières des banques Les taux directeurs de la Banque Centrale Européenne (BCE) Les stratégies commerciales des établissements prêteurs. Certaines banques proposent des offres attractives, qui viennent compléter le prêt initial. Par exemple, le Crédit Agricole propose jusqu'en juin un taux réduit à 1,99 % jusqu’à 25 000 € pour le financement d'un premier logement. Le Crédit Mutuel, quant à lui, met en avant un prêt de 30 000 euros à un taux fixe de 0,99 %. LCL accorde à ceux qui achètent dans le neuf un prêt jusqu’à 50 000 € sans intérêts bancaires, cumulable avec le nouveau PTZ, une aubaine pour les primo-accédants à compter d’avril 2025. Rappelons que votre crédit à l'habitat doit être garanti par une assurance de prêt qui rembourse la banque en cas d’aléas de la vie (décès, invalidité, incapacité de travail). L’assurance emprunteur est le premier levier pour diminuer le coût d’un prêt immobilier. Appuyez-vous sur la réglementation pour optimiser cette dépense contrainte. Grâce à la délégation d’assurance emprunteur, vous pouvez économiser des centaines voire des milliers d’euros sur la durée de votre crédit, les offres externes étant jusqu'à 4 fois moins chères que les assurances proposées au sein des banques prêteuses. Quels sont les facteurs à surveiller pour les prochains mois ? Si la stabilisation des taux se profile pour avril, plusieurs éléments pourraient influencer leur évolution à la hausse ou à la baisse à moyen terme. Parmi eux : Le contexte géopolitique : un apaisement du conflit en Ukraine pourrait favoriser une baisse des taux, tandis qu'une intensification des tensions entraînerait une hausse. Les politiques budgétaires européennes : le niveau d'endettement des États, notamment de la France et de l'Allemagne, peut rehausser les taux obligataires et, par ricochet, les taux immobiliers. Les décisions de la BCE : bien que la dernière baisse des taux directeurs du 12 mars soit perçue comme un signal positif, les banques restent prudentes avant d'ajuster massivement leurs offres. Une période d'attentisme avant un possible rebond Pour l'instant, les hausses ne sont ni généralisées ni significatives, et les emprunteurs présentant les meilleurs profils peuvent encore bénéficier de taux attractifs, parfois même sous la barre des 3 %. Cependant, les conditions d'accès au crédit risquent de se durcir dans les mois à venir. Contrairement à certaines idées reçues, les banques ne disposent pas d'un accès illimité aux liquidités de la BCE. Elles doivent se financer sur les marchés financiers, où elles entrent en concurrence avec les emprunts d'État pour attirer les investisseurs. Cette contrainte structurelle explique pourquoi une remontée durable des OAT pourrait inévitablement se répercuter sur les taux immobiliers. Conclusion Les semaines à venir seront déterminantes pour l'évolution des taux de crédit immobilier. Si une stabilisation est attendue à court terme, une reprise progressive des hausses n'est pas à exclure d'ici la fin du premier semestre 2025. Pour les emprunteurs, il peut être judicieux de profiter des conditions actuelles avant une éventuelle remontée plus marquée des taux. Emprunter maintenant !  

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Nouveau PTZ le 1er avril 2025 : une aubaine pour les primo-accédants

Face à l'effondrement du secteur de la construction en France ces 2 dernières (-22% en 2024 et -7,6% en 2023), le gouvernement a décidé d'agir. La loi de finances 2025, promulguée le 15 février dernier, contient plusieurs mesures importantes pour stimuler l'accession à la propriété, en particulier pour les primo-accédants. Parmi elles, l'élargissement du Prêt à Taux Zéro (PTZ) représente une opportunité significative pour de nombreux ménages français. Le PTZ bientôt accessible partout en France pour l'achat dans le neuf Élargissement territorial complet : À partir du 1er avril 2025, le PTZ sera disponible sur l'ensemble du territoire français pour l'acquisition d'un logement neuf, qu'il s'agisse d'un appartement ou d'une maison individuelle. Fin de la distinction entre zones tendues et détendues : Contrairement au dispositif actuel qui limite l'accès au PTZ dans le neuf aux zones tendues, la nouvelle version supprime cette restriction géographique. Objectif de relance : Cette mesure vise explicitement à redynamiser le secteur de la construction tout en facilitant l'accès à la propriété pour les ménages modestes. Cette évolution représente un changement significatif par rapport au dispositif en vigueur depuis 2024, qui avait considérablement réduit le périmètre d'application du PTZ. Actuellement, ce prêt avantageux n'est accessible que pour l'achat d'appartements neufs en zones tendues (où la demande de logements dépasse l'offre disponible) ou de logements anciens en zones détendues, avec l'obligation de réaliser d'importants travaux de rénovation énergétique. La maison individuelle avait par ailleurs été exclue du PTZ en 2021. PTZ version 2025 : un dispositif attractif mais encadré Le PTZ est un crédit immobilier sans intérêt et sans frais pour les particuliers primo-accédants, l'État prenant en charge ces coûts auprès des établissements bancaires. Cette aide précieuse à l'accession à la propriété reste néanmoins soumise à plusieurs conditions importantes : Limitation du montant : Le prêt peut couvrir au maximum 50% du coût total de l'acquisition d’un appartement et 30% pour une maison individuelle, ce qui implique nécessairement de compléter le financement par un prêt immobilier classique, complété ou non d’autres financements (apport personnel, prêt aidé ou conventionné, prêt familial). Durée maximale : La période de remboursement ne peut excéder 25 ans. Statut de primo-accédant : Les bénéficiaires ne doivent pas avoir été propriétaires de leur résidence principale au cours des 2 années précédant l'émission de l'offre de prêt. Plafonds de ressources : Les revenus annuels, évalués via le revenu fiscal de référence de l'année N-2, doivent rester sous certains seuils. Pour les logements anciens, les règles demeurent inchangées : le PTZ reste limité aux acquisitions en zones détendues (B2 et C), avec l'obligation de réaliser des travaux de rénovation énergétique représentant au moins 25% du coût total de l'opération immobilière. Cette nouvelle version du PTZ est en place jusqu’au 31 décembre 2027. Important : Le PTZ doit être couvert par une assurance emprunteur, à l’instar de tout prêt immobilier. Pour faire des économies sur cette dépense obligatoire, faites jouer la concurrence via un comparateur d’assurance de prêt immobilier. Impact et perspectives pour les primo-accédants Valérie Létard, ministre du Logement, qualifie cette extension du PTZ de "mesure décisive pour relancer la construction et permettre à davantage de ménages modestes d'accéder à la propriété". Cependant, l'impact réel de cette réforme doit être nuancé, puisque de nombreux primo-accédants se tournent traditionnellement vers le marché de l'ancien, plus accessible en termes de prix que le neuf. Sur les plus de 45 000 PTZ octroyés en 2024, plus de 17 000 ont concerné les logements anciens. Néanmoins, pour ceux qui envisagent l'achat d'un logement neuf, cette évolution représente une opportunité substantielle. Le PTZ constitue en effet un levier financier considérable, permettant de réduire significativement le coût total du crédit immobilier et ainsi d'améliorer la capacité d'emprunt des ménages modestes. Pour déterminer si votre projet immobilier se situe en zone tendue ou détendue (ce qui reste pertinent pour les achats dans l'ancien), le site service-public.fr propose un simulateur accessible à tous. Cette distinction devient cependant caduque pour les acquisitions dans le neuf à partir du 1er avril 2025. Quelles sont les mesures complémentaires pour favoriser l'accession à la propriété ? L'élargissement du PTZ s'inscrit dans un ensemble plus large de mesures destinées à soutenir l'accession à la propriété et le secteur de la construction. La loi de finances 2025 introduit également 2 autres dispositions importantes qui entreront en vigueur au 1er avril : Exonération fiscale pour les donations familiales Les donations en euros effectuées par les parents et grands-parents à leurs enfants ou petits-enfants seront exonérées jusqu'à 300 000 €, à condition que ces sommes soient destinées à l'achat d'un logement neuf pour l'habitation principale ou la location longue durée. Protection contre la hausse des frais de notaire Bien que les droits de mutation à titre onéreux (communément appelés "frais de notaire") puissent augmenter dans certains départements si les conseils départementaux le décident, les primo-accédants ne sont pas concernés par ces éventuelles hausses. Ces mesures complémentaires renforcent l'attrait du dispositif global et témoignent d'une volonté politique de soutenir activement l'accession à la propriété, particulièrement pour les primo-accédants qui représentent un segment crucial du marché immobilier. Le cumul PTZ et MaPrimRénov’ Autre changement majeur pour les primo-accédants qui engagent des travaux de rénovation, la possibilité de coupler PTZ et l’aide financière de MaPrimRénov’. Jusqu’à présent, il était impossible de cumuler les 2 dispositifs avant 5 ans. Cette règle dissuadait le passage à l’acte, l’achat comme la rénovation. Un décret publié au Journal Officiel le 20 mars dernier oblitère cette restriction : les ménages modestes et très modestes ayant recours au PTZ pour un achat dans l’ancien peuvent désormais bénéficier de MaPrimRénov’, sous réserve de respecter les conditions d’éligibilité. Le texte précise que le montant maximal de l’ensemble des aides publiques (hors aides fiscales) est rehaussé de 80% à 90% du coût des travaux engagés. L'extension du PTZ à l'ensemble du territoire pour l'achat dans le neuf constitue donc une opportunité significative pour de nombreux ménages modestes qui aspirent à devenir propriétaires, tout en représentant un levier potentiellement efficace pour la relance d'un secteur économique en difficulté. Le renforcement de l’aide à l’accession s’accompagne de la possibilité de profiter conjointement de MaPrimRénov’ si vous sollicitez un PTZ dans l’ancien.