Assurance emprunteur : une garantie « famille » en 2025 pour les parents d’enfants malades

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Nous vous en parlions il y a quelques jours : le Comité Consultatif du Secteur Financier (CCSF) a été saisi tout récemment pour que soit mis en place une garantie arrêt de travail pour enfants malades dans les contrats d’assurance de prêt immobilier. Dans un communiqué de presse paru jeudi 13 décembre, l’instance indique que les assureurs se sont engagés à faire figurer une telle garantie dans au moins un de leurs contrats d'afin d'accompagner les emprunteurs contraints d'arrêter leur activité professionnelle pour rester auprès de leur enfant malade. Cette nouvelle couverture doit être  incluse dans les nouveaux contrats au plus tard en juillet 2025.

Garantie « aide à la famille » : sécuriser le prêt immobilier des parents d’enfants malades

Dans une tribune publiée en avril 2023 dans le journal Le Monde, 185 députés de tous bords et 85 associations demandaient aux assureurs que les contrats d’assurance de prêt immobilier puissent inclure une couverture au cas où l’emprunteur doit s’arrêter de travailler pour s’occuper de son enfant gravement malade.

Actuellement, les assurances indemnisent les arrêts de travail via la garantie ITT (Incapacité Temporaire Totale de travail), mais uniquement si l’assuré est lui-même placé en arrêt de travail pour maladie ou accident. En aucun cas, le rôle d’aidant familial, qui nécessite de suspendre totalement ou partiellement son activité professionnelle, n’est pris en charge par l’assurance emprunteur.

La seule aide financière à laquelle ont droit les parents d’un enfant gravement malade ou handicapé est l’AJPP (Allocation Journalière de Présence Parentale) ou l’AEEH (Allocation d’Éducation de l’Enfant Handicapé), limitée dans le temps et qui ne permet pas de faire face aux dépenses du quotidien, d’autant moins si le ménage doit rembourser un crédit immobilier.

Durant la séance plénière du 12 décembre dernier, le CCSF, où siègent à parité des représentants des établissements financiers, des consommateurs, des parlementaires et des représentants syndicaux, a adopté à l’unanimité l’avis stipulant que les assureurs s’engagent à prévoir une garantie « aide à la famille » dans au moins un de leurs contrats d’assurance emprunteur.

Le périmètre de cette nouvelle garantie est connu :

  • Elle permettra une prise en charge temporaire de tout ou partie des mensualités d’un crédit immobilier destiné à financer la résidence principale dans le cas où l’assuré est contraint de cesser son activité professionnelle de manière partielle ou temporaire pour s’occuper de son enfant mineur atteint d’une maladie grave ou victime d’un accident de la vie, dans les limites et définitions qui seront prévues au contrat.

  • Elle pourra être, et sera sans aucun doute, conditionnée à la souscription d’une garantie ITT.

  • Elle sera incluse dans les offres au plus tard en juillet 2025.

Il n’y aura donc pas besoin de légiférer sur ce sujet douloureux pour des milliers de familles touchées par la maladie de leur enfant, à laquelle s’ajoute la double peine de ne pas pouvoir assumer leur dette immobilière.

Pour une extension de la garantie « aide à la famille » à tous les contrats d’assurance emprunteur

Rares sont les bonnes nouvelles en matière d’assurance. Entre la flambée des tarifs en assurance en 2024, notamment de la forte augmentation des tarifs de la mutuelle santé en 2024, la volonté univoque des compagnies d’assurance de soutenir financièrement les emprunteurs obligés de réduire ou de stopper leur activité pour rester auprès de leur enfant malade doit être saluée.

Elle résulte de l’implication de Stéphane Vedrenne, fondateur de l’association « « Eva pour la vie » et président de la Fédération « Grandir sans cancer », qui milite depuis plus d’un an pour que les parents concernés puissent être indemnisés par leur assurance de prêt dès qu’ils bénéficient de l’AJPP. Soutenu par le député Paul Christophe, il a permis que le CCSF s’empare de cette problématique. Il regrette toutefois l’agenda et espère que les compagnies d’assurance n’attendront pas juillet 2025 pour respecter leur engagement. Il aimerait que la garantie « aide à la famille » soit incluse dès l’été 2024, au plus tard à la rentrée de septembre 2024.

L’avis du CCSF indique par ailleurs que seules les nouvelles souscriptions pourront accéder à cette garantie. Stéphane Vedrenne souhaiterait que l’option soit accordée aux contrats déjà existants, ce qui semble peu probable car il y aurait un effet d’aubaine à prendre une garantie alors que le risque est déjà existant. Il voudrait également que les assurances des crédits professionnels puissent elles aussi intégrer une garantie « aide à la famille ».

 

 

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Assurance de prêt immobilier : forte baisse des tarifs depuis 2020

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Cette tendance s’explique par l’apparition d’offres plus spécifiques chez les assureurs alternatifs, qui permettent aux profils plus âgés d’obtenir des conditions plus favorables. Les personnes présentant un risque aggravé de santé profitent également de ces nouvelles opportunités. Grâce à l’assouplissement des critères et à la suppression du questionnaire médical sous certaines conditions (prêt inférieur ou égal à 200 000€ et remboursé avant le 60e anniversaire de l’emprunteur), elles ont désormais accès à des contrats plus compétitifs sans surprime pour raisons de santé. Les jeunes emprunteurs, âgés de 25 à 40 ans, ne sont pas en reste avec une diminution moyenne des tarifs de 20 %. Déjà avantagés par des primes plus basses grâce à leur profil jugé moins risqué, ils voient l’écart avec les assurances de groupe des banques se creuser davantage en leur faveur. Bancassureurs et alternatifs : une concurrence qui tire les prix vers le bas L’essor des assureurs alternatifs a profondément modifié le marché de l’assurance emprunteur. Alors que les banques continuent de proposer des assurances de groupe aux tarifs souvent élevés pour cause de mutualisation, les prestataires spécialisés offrent des contrats sur-mesure, plus compétitifs et mieux adaptés aux besoins individuels. L’application de la loi Lemoine a joué un rôle clé dans cette transformation. La flexibilité accrue permise par la substitution à tout moment a encouragé davantage de consommateurs à comparer les offres et à opter pour des solutions plus avantageuses. À garanties équivalentes, principe obligatoire pour que la banque accepte une offre externe, la délégation de contrat permet de diviser par 2 à 4 le coût d’une assurance emprunteur. Pour un prêt immobilier de 250 000€ sur 20 ans, le gain moyen est estimé entre 5 000€ et 15 000€. Comparer les offres pour optimiser son assurance emprunteur Vous pouvez faire des économies sur votre assurance de prêt immobilier quand vous le souhaitez, en amont comme en aval. Au moment de la souscription du crédit Grâce à la loi Lagarde, les emprunteurs peuvent choisir une assurance externe dès la signature du prêt, à condition que les garanties soient équivalentes à celles proposées par la banque. La délégation d’assurance permet souvent d’obtenir une assurance jusqu’à 60% moins chère. En cours de prêt Il est possible de changer d’assurance emprunteur à tout moment grâce à la loi Lemoine. Vous n’avez aucun préavis à respecter, uniquement le principe d’équivalence de niveau de garanties. Plus tôt vous choisissez une assurance plus avantageuse, plus vous réalisez d’économies sur l’ensemble de la durée du prêt. Un écart de prime de quelques dizaines d’euros par mois peut représenter des milliers d’euros d’économies sur plusieurs années. Négocier son assurance de prêt : premier levier d’économies Beaucoup d’emprunteurs se concentrent uniquement sur le taux d’intérêt de leur prêt, négligeant l’impact du coût de l’assurance. Pourtant, optimiser son assurance emprunteur peut générer des économies encore plus importantes qu’une légère baisse du taux de crédit. Sachez que l’assurance pèse en moyenne un tiers du coût global d’un prêt immobilier, soit la deuxième dépense après les intérêts d’emprunt. Prenons un exemple concret : Critère  Scénario initial  Scénario avec taux d’intérêts réduit Scénario avec taux assurance réduit Scénario combinant taux d’intérêts et taux d’assurance réduits Montant de l’emprunt 250 000 € 250 000 € 250 000 € 250 000 € Durée 20 ans 20 ans 20 ans 20 ans Taux nominal 3,50 % 3,40 % 3,50 % 3,40 % Coût total intérêts 97 976 € 94 901 € 97 976 € 94 901 € Taux assurance 0,34 % 0,34 % 0,16 % 0,16 % Cotisation annuelle assurance 852 € 852 € 396 € 396 € Coût total assurance 17 000 € 17 000 € 7 920 € 7 920 € Économie sur les intérêts - 3 075 € - 3 075 € Économie sur l’assurance - - 9 080 € 9 080 € Économie totale - 3 075 € 9 080 € 12 155 € Ce cas illustre l’importance de comparer et renégocier son assurance de prêt autant, sinon plus, que son taux d’intérêts. Miser uniquement sur la négociation du taux de crédit peut être une erreur si le coût de l’assurance est négligé. Un marché de l’assurance de prêt en pleine mutation au bénéfice des emprunteurs L’évolution du marché de l’assurance emprunteur en 2025 marque une véritable rupture avec les pratiques passées. L’ouverture à la concurrence, soutenue par les évolutions législatives, a permis de tirer les prix vers le bas et d’offrir des conditions plus avantageuses à un plus large panel d’emprunteurs. Comparer les offres via des outils en ligne spécialisés est aujourd’hui un réflexe essentiel pour toute personne souscrivant un crédit immobilier. Avec des écarts de prix significatifs entre les assurances de groupe et les contrats alternatifs, la vigilance et l’anticipation peuvent permettre de réaliser plusieurs milliers d’euros d’économies sur la durée totale d’un prêt. Un avantage non négligeable dans un contexte économique où la maîtrise des coûts est une priorité pour de nombreux ménages.

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Crédit immobilier avril 2025 : déjà la fin de la baisse des taux ?

Depuis le début de l'année 2024, les taux immobiliers ont connu une baisse progressive et constante, partant de 4,50% pour atteindre environ 3,20 % en mars 2025. Pourtant, un retournement de tendance pourrait être imminent, selon plusieurs experts du secteur. En cause, l'évolution des Obligations Assimilables du Trésor (OAT) à 10 ans, qui restent autour de 3,5 %, et un contexte économique et géopolitique incertain. L'OAT 10 ans : Un indicateur clé pour les banques L'OAT 10 ans, un emprunt d'État servant de référence pour les taux de crédit immobilier, est un indicateur particulièrement scruté par les établissements bancaires. La corrélation entre l'évolution des OAT et les taux immobiliers est forte. Actuellement, cet indice oscille autour de 3,5 %, ce qui pourrait encourager certaines banques à ajuster leurs taux. En ce début avril, le taux moyen pour un prêt immobilier sur 20 ans se situe autour de 3,20% (hors assurance emprunteur et coût des sûretés). La différence entre l’OAT 10 ans et les taux d’emprunt est à l’avantage de ces derniers, ce qui est un contresens économique (voir plus bas). Si cette tendance haussière de l’OAT 10 ans se confirme, plusieurs établissements pourraient opter pour une hausse modérée, de l'ordre de 10 à 20 points de base. Toutefois, d'autres banques pourraient préférer une stabilisation, notamment en raison d'objectifs commerciaux élevés et de la nécessité d'attirer de nouveaux emprunteurs. Des taux en hausse en avril, mais pas de panique Malgré les premiers signaux de remontée des taux, certains courtiers se veulent rassurants. Comme indiqué plus haut, l’évolution reste contenue à 0,10 voire 0,20 point. Plusieurs facteurs influencent la fixation des taux de crédit, parmi lesquels : Le coût des ressources financières des banques Les taux directeurs de la Banque Centrale Européenne (BCE) Les stratégies commerciales des établissements prêteurs. Certaines banques proposent des offres attractives, qui viennent compléter le prêt initial. Par exemple, le Crédit Agricole propose jusqu'en juin un taux réduit à 1,99 % jusqu’à 25 000 € pour le financement d'un premier logement. Le Crédit Mutuel, quant à lui, met en avant un prêt de 30 000 euros à un taux fixe de 0,99 %. LCL accorde à ceux qui achètent dans le neuf un prêt jusqu’à 50 000 € sans intérêts bancaires, cumulable avec le nouveau PTZ, une aubaine pour les primo-accédants à compter d’avril 2025. Rappelons que votre crédit à l'habitat doit être garanti par une assurance de prêt qui rembourse la banque en cas d’aléas de la vie (décès, invalidité, incapacité de travail). L’assurance emprunteur est le premier levier pour diminuer le coût d’un prêt immobilier. Appuyez-vous sur la réglementation pour optimiser cette dépense contrainte. Grâce à la délégation d’assurance emprunteur, vous pouvez économiser des centaines voire des milliers d’euros sur la durée de votre crédit, les offres externes étant jusqu'à 4 fois moins chères que les assurances proposées au sein des banques prêteuses. Quels sont les facteurs à surveiller pour les prochains mois ? Si la stabilisation des taux se profile pour avril, plusieurs éléments pourraient influencer leur évolution à la hausse ou à la baisse à moyen terme. Parmi eux : Le contexte géopolitique : un apaisement du conflit en Ukraine pourrait favoriser une baisse des taux, tandis qu'une intensification des tensions entraînerait une hausse. Les politiques budgétaires européennes : le niveau d'endettement des États, notamment de la France et de l'Allemagne, peut rehausser les taux obligataires et, par ricochet, les taux immobiliers. Les décisions de la BCE : bien que la dernière baisse des taux directeurs du 12 mars soit perçue comme un signal positif, les banques restent prudentes avant d'ajuster massivement leurs offres. Une période d'attentisme avant un possible rebond Pour l'instant, les hausses ne sont ni généralisées ni significatives, et les emprunteurs présentant les meilleurs profils peuvent encore bénéficier de taux attractifs, parfois même sous la barre des 3 %. Cependant, les conditions d'accès au crédit risquent de se durcir dans les mois à venir. Contrairement à certaines idées reçues, les banques ne disposent pas d'un accès illimité aux liquidités de la BCE. Elles doivent se financer sur les marchés financiers, où elles entrent en concurrence avec les emprunts d'État pour attirer les investisseurs. Cette contrainte structurelle explique pourquoi une remontée durable des OAT pourrait inévitablement se répercuter sur les taux immobiliers. Conclusion Les semaines à venir seront déterminantes pour l'évolution des taux de crédit immobilier. Si une stabilisation est attendue à court terme, une reprise progressive des hausses n'est pas à exclure d'ici la fin du premier semestre 2025. Pour les emprunteurs, il peut être judicieux de profiter des conditions actuelles avant une éventuelle remontée plus marquée des taux. Emprunter maintenant !