Mutuelle santé : les tarifs vont-ils augmenter en 2025 ?

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Chaque année, les tarifs des complémentaires santé augmentent de manière variable selon les organismes, les dépenses de santé à leur charge et l’évolution de la réglementation. L’UFC-Que Choisir a évalué à plus de 10% l’envolée médiane des cotisations en 2024. Qu’en sera-t-il en 2025, alors que l’inflation reste élevée et que le montant des dépenses médicales vont encore augmenter à partir de l'année prochaine ?

Tarifs mutuelle santé : +10% en 2024

Selon une enquête menée par l’association UFC-Que Choisir sur les tarifs de contrats individuels de complémentaire santé, la hausse moyenne entre les tarifs de 2023 et ceux de 2024 atteint +10%. L’étude nous informe que 8 assurés sur 10, qui ont transmis leurs appels à cotisation, subissent une hausse de leur cotisation annuelle qui va au-delà de 10%.

Depuis 2019, les tarifs en mutuelle santé individuelle ont progressé de 23%, soit un rythme plus de deux fois supérieur à celui de l’inflation sur la même période (10,6%). Alors que l’inflation est toujours là en 2024, et atteint +1,7% sur un an à fin novembre, on peut s’interroger sur l’indexation des tarifs des organismes de complémentaire santé pour l’année prochaine.

Hausse des tarifs mutuelle santé en 2025   

La nette hausse des tarifs de mutuelle santé en 2024 est due à deux facteurs principaux :

  • la hausse des dépenses de santé en 2023, en partie due au rattrapage des soins après la crise sanitaire, ce qui induit davantage de remboursements pour les organismes, et l’augmentation conjoncturelle des coûts en lien avec l’inflation ;

  • le déremboursement de l’Assurance Maladie sur les frais dentaires. Le taux de remboursement de la Sécurité sociale est en effet passé de 70 % à 60 % des tarifs de convention ;
  • la revalorisation du prix des soins des médecins généralistes et spécialistes. Il est en effet passé de 25 à 26,50 € pour une consultation chez le généraliste et de 30 à 31,5 € pour un spécialiste. Et ce n'est pas prêt d'être terminé, puisque depuis le 22 décembre 2024, le prix d'une consultation chez le généraliste est passé à 30 €. 

Malheureusement, les assurés risquent fort de subir une nouvelle augmentation de leur cotisation en 2025.

Selon le cabinet Facts & Figures, les tarifs pourraient bondir de 6% à 8% en 2025 compte tenu de l’inflation qui touche tous les pans de l’économie. Alors que déjà 6 Français sur 10 renoncent à acheter des médicaments en 2023 à cause de l’inflation, couvrir correctement ses frais de santé pourrait être compliqué pour de nombreux ménages.

Il faudra aussi intégrer la revalorisation des tarifs des consultations. 

Consultation médicale : 26,50€ au lieu de 25€

Depuis le 1er novembre 2024, la consultation de base chez un médecin généraliste est passée de 25€ à 26,50€, et celle chez un spécialiste de 30€ à 31,50€.  Les autres tarifs de consultation seront également revalorisés de 1,50€ l’acte. Depuis le 22 décembre 2024, la consultation chez le médecin généraliste a encore augmentée, puisqu'elle est passée à 30 €.

Cette dernière revalorisation représente une hausse de 13,21%. Ameli prendra en charge 70% de cette augmentation, les 30% restants seront supportés par les organismes de santé complémentaire. Un transfert annuel de charges de 900 M€ entre le régime général et les complémentaires est aussi prévu.

Les mutuelles répercuteront différemment la hausse des coûts auxquels elles devront faire face. Il sera toujours utile de mettre les offres en concurrence via un comparateur mutuelle santé qui vous donne accès aux meilleures offres du marché. Sachez que depuis décembre 2020 vous avez le droit de changer de mutuelle à tout moment et sans frais après une année d’engagement. Ne vous privez pas de cette opportunité pour économiser jusqu’à 200€ par an à garanties équivalentes.

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Crédit immobilier : toutes les infos pour emprunter en avril 2025

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Ces augmentations, observées tant chez les banques nationales que régionales, varient entre 0,10 et 0,50 point. Selon les courtiers, les taux moyens s'établissent désormais à (hors assurance emprunteur et coût des sûretés) : entre 2,97% et 3,25% pour les prêts sur 15 ans entre 3,09% et 3,35% pour les prêts sur 20 ans entre 3,20% et 3,45% pour les prêts sur 25 ans. Rappelons que 25 ans est la durée d’emprunt maximum autorisée, conformément aux règles du HCSF édictées en 2021. Les banques attentives à l’évolution monétaire Un événement notable marque également ce tournant : SG (ex-Société Générale) a mis fin à son offre promotionnelle particulièrement attractive de février et mars qui proposait un taux unique de 2,99% pour toutes les durées. Ses taux pour les crédits sur 20 ans remontent entre 3,20% et 3,50%. Cette évolution s'explique principalement par les conditions macroéconomiques. 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Nouveaux taux d’usure en avril 2025 La distribution des crédits immobiliers est subordonnée au respect des taux maximum légaux. Voici les nouveaux taux d’usure que les banques ne doivent pas dépasser à compter du 1er avril, et jusqu’à la fin du deuxième trimestre 2025 : Crédit immobilier TAEG moyen pratiqué au T1 2025 Taux d’usure applicable au 1er avril 2025 Prêts à taux fixe d’une durée inférieure à 10 ans 3,38 % 4,51 % Prêts à taux fixe d’une durée comprise entre 10 et 20 ans 4,09 % 5,45 % Prêts à taux fixe d’une durée de 20 ans et plus 3,98 % 5,31 % Prêts à taux variable 4,23 % 5,64 % Prêts relais 4,79 % 6,39 % Rappelons que le taux d’usure exprime le TAEG (Taux Annuel Effectif Global) maximum autorisé. Ce dernier comprend tous les frais imposés par la banque pour l’octroi du prêt, à savoir : les intérêts d’emprunt les frais de dossier la garantie (hypothèque ou caution) les primes d’assurance emprunteur tous autres frais annexes qui conditionnent l’obtention du crédit. Les taux d’usure sont en baisse pour toutes les maturités par rapport au trimestre précédent. Sur la durée classique de 20 ans, le taux maximum légal est descendu de 5,67% à 5,31%, ce qui témoigne de la baisse constante des taux d’emprunt ces derniers mois. Déléguez l’assurance pour économiser sur votre prêt immobilier L’assurance emprunteur est un élément constitutif de tout crédit immobilier. Elle garantit la bonne fin du prêt en cas d’aléas de la vie (décès, invalidité et incapacité de travail, voire perte d’emploi). La banque l’exige et propose inévitablement son contrat groupe interne. La réglementation vous permet de refuser cette offre et de souscrire une formule alternative à garanties au moins équivalentes. La comparaison des assurances de prêt permet de constater la compétitivité des offres en délégation, jusqu’à 4 fois moins chères que les contrats bancaires. Utilisez un comparateur d’assurance de prêt immobilier pour sélectionner l’offre qui correspond à vos besoins réels tout en respectant l’exigence de couverture minimale formulée par la banque prêteuse.  Appuyez-vous sur la fiche standardisée d’information pour vous conformer à cette obligation et faites-vous accompagner par un expert : le rôle d’un courtier en assurance emprunteur est de vous aider à bien appréhender l’étendue des garanties des contrats mis en concurrence et à choisir celui qui répond à votre profil au meilleur prix.  

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Choisir sa mutuelle santé senior : les 5 erreurs à éviter en 2025

L'allongement de l'espérance de vie bouleverse les stratégies de couverture santé pour les seniors. Avec des dépenses médicales qui augmentent et un pouvoir d'achat qui se resserre, choisir la bonne mutuelle devient un enjeu crucial. Plus que jamais en 2025, une couverture santé adaptée représente un bouclier financier et un accès optimal aux soins. Mutuelle santé : un produit très cher pour les seniors Selon les dernières études, le prix moyen d'une mutuelle santé pour les 55-75 ans atteint désormais 1 500 € par an. En 2025, les tarifs ont progressé en moyenne de +5,3%, tous profils confondus pour les contrats individuels, un moindre mal après le bond de +10% en 2024, si les hausses n'étaient pas annuelles.  Cette inflation récurrente et colossale souligne l'importance de faire le bon choix. Les mutuelles ont développé des offres de plus en plus personnalisées, mais attention aux pièges ! Les 5 erreurs capitales à éviter absolument Erreur n°1 : Privilégier uniquement le prix le moins cher Choisir la mutuelle la moins chère est la première erreur à ne pas commettre. Une couverture low-cost cache souvent des garanties minimalistes, qui peuvent suffire à un étudiant ou jeune actif en bonne santé, mais qui sont rarement en phase avec les besoins de santé des seniors. Les économies immédiates peuvent se transformer en surcoûts importants lors de frais médicaux non remboursés. Conseil Pro : Calculez le reste à charge réel, pas seulement le montant de la cotisation. Erreur n°2 : Ne pas personnaliser sa couverture Chaque senior a des besoins de santé uniques. Une mutuelle doit s'adapter à votre profil : Vos problématiques médicales spécifiques Vos dépenses habituelles (optique, dentaire, spécialistes) Votre budget disponible Bon à savoir : la souscription à une mutuelle responsable se fait sans remplir de questionnaire de santé. C’est à vous d’évaluer le niveau de chaque garantie essentielle en fonction de vos besoins. Conseil Pro : sélectionnez une mutuelle à garanties modulables qui s’adapte poste par poste à vos besoins de santé. Erreur n°3 : Ignorer les garanties complémentaires Au-delà du remboursement basique, certaines mutuelles offrent des services essentiels : Assistance à domicile (portage de médicaments, des repas, aide-ménagère, etc.) Téléconsultation Programmes de prévention santé Aide à la recherche d’un établissement de santé Tiers payant Garantie viagère sans limite d'âge Ces services peuvent faire la différence dans votre qualité de vie. Erreur n°4 : Négliger de lire les conditions générales Les détails cachés peuvent vous coûter cher : Délais de carence, notamment sur les garanties hospitalisation (sauf accident), optique et dentaire Exclusions de garantie (dépassements d’honoraires, thalassothérapie, chirurgie réfractive de l’œil, etc.) Conditions de résiliation Augmentations progressives des cotisations Astuce : Prenez le temps de lire attentivement avant de signer. Le diable est dans les détails. Bon à savoir : depuis décembre 2020, vous avez le droit de résilier votre mutuelle santé à tout moment et sans frais après un an d’engagement. Erreur n°5 : Attendre trop longtemps pour souscrire L'âge a une incidence directe sur le coût de votre mutuelle. Plus vous attendez, plus les cotisations seront élevées. L'idéal ? Anticiper dès l'approche de la retraite. Si vous êtes un ex-salarié, vous avez le droit de conserver votre mutuelle entreprise en vertu de la loi Evin. Cette option est rarement gagnante, puisque vous assumez désormais l’intégralité de la cotisation et l’assureur peut augmenter le tarif de 25% dès la deuxième année. Sans compter que les garanties ne peuvent être modifiées. Comment bien choisir sa mutuelle en 2025 ? Étape 1 : Réaliser un audit de ses besoins Listez précisément vos dépenses de santé : Consultations médicales Médicaments Soins optiques Soins dentaires Hospitalisations potentielles Étape 2 : Comparer méthodiquement Utilisez des comparateurs de mutuelle santé, consultez plusieurs organismes, demandez des devis détaillés. N'hésitez pas à négocier et surtout à solliciter les services d’un courtier en mutuelle santé qui vous accompagnera tout au long du processus, du choix du contrat adapté jusqu’à la souscription, sans oublier la résiliation de l’ancien contrat. Étape 3 : Vérifier la réputation et les services Lisez les avis des adhérents Évaluez la qualité du service client Vérifiez les remboursements réels Choisir sa mutuelle senior n'est pas une corvée, c'est un investissement pour votre bien-être. Prenez le temps, comparez, et n'ayez pas peur de poser des questions aux professionnels.

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Assurance de prêt immobilier : forte baisse des tarifs depuis 2020

Les primes d’assurance de prêt immobilier connaissent une tendance à la baisse ces dernières années. Contrairement aux autres types d’assurances qui ont vu leurs prix augmenter, et même fortement, l’assurance emprunteur devient financièrement plus accessible. Cette diminution des coûts s’explique notamment par la concurrence accrue entre les banques et les assureurs externes, également par l’évolution de la réglementation en faveur des consommateurs. Qui sont les principaux bénéficiaires de cette baisse ? Comment en tirer le meilleur parti ? Décryptage. Tarifs assurance emprunteur : une baisse moyenne de 27 % sur 5 ans Une étude menée par le comparateur en ligne Magnolia.fr révèle que les prix des assurances emprunteur ont chuté de 27 % en moyenne entre 2020 et 2025. Cette évolution va à contre-courant de la hausse généralisée des autres assurances  (variation sur 10 ans) : +16 % pour les assurances auto +35 % pour l’assurance habitation +50 % pour les mutuelles santé. La principale raison de cette baisse est l’ouverture du marché grâce à des réformes législatives successives qui ont favorisé la libre concurrence. Dernière en date, la loi Lemoine a simplifié la résiliation et la substitution des contrats d’assurance de prêt immobilier, permettant aux consommateurs de trouver des offres mieux adaptées à leur profil et à des tarifs plus avantageux que le contrat initial. Depuis 2022, vous pouvez changer d’assurance de prêt immobilier en cours de prêt à tout moment, sans attendre la date d’échéance autrefois requise par les dispositifs précédents (loi Hamon, amendement Bourquin). Cette opportunité peut être saisie dès le lendemain de la signature de l’offre de crédit pour optimiser les économies potentielles. Les emprunteurs de plus de 45 ans : grands gagnants de la baisse des tarifs L’étude de Magnolia.fr met en lumière que les emprunteurs âgés de 45 ans et plus ont bénéficié de la plus forte réduction tarifaire, avec une baisse moyenne de 35 %. Cette tendance s’explique par l’apparition d’offres plus spécifiques chez les assureurs alternatifs, qui permettent aux profils plus âgés d’obtenir des conditions plus favorables. Les personnes présentant un risque aggravé de santé profitent également de ces nouvelles opportunités. Grâce à l’assouplissement des critères et à la suppression du questionnaire médical sous certaines conditions (prêt inférieur ou égal à 200 000€ et remboursé avant le 60e anniversaire de l’emprunteur), elles ont désormais accès à des contrats plus compétitifs sans surprime pour raisons de santé. Les jeunes emprunteurs, âgés de 25 à 40 ans, ne sont pas en reste avec une diminution moyenne des tarifs de 20 %. Déjà avantagés par des primes plus basses grâce à leur profil jugé moins risqué, ils voient l’écart avec les assurances de groupe des banques se creuser davantage en leur faveur. Bancassureurs et alternatifs : une concurrence qui tire les prix vers le bas L’essor des assureurs alternatifs a profondément modifié le marché de l’assurance emprunteur. Alors que les banques continuent de proposer des assurances de groupe aux tarifs souvent élevés pour cause de mutualisation, les prestataires spécialisés offrent des contrats sur-mesure, plus compétitifs et mieux adaptés aux besoins individuels. L’application de la loi Lemoine a joué un rôle clé dans cette transformation. La flexibilité accrue permise par la substitution à tout moment a encouragé davantage de consommateurs à comparer les offres et à opter pour des solutions plus avantageuses. À garanties équivalentes, principe obligatoire pour que la banque accepte une offre externe, la délégation de contrat permet de diviser par 2 à 4 le coût d’une assurance emprunteur. Pour un prêt immobilier de 250 000€ sur 20 ans, le gain moyen est estimé entre 5 000€ et 15 000€. Comparer les offres pour optimiser son assurance emprunteur Vous pouvez faire des économies sur votre assurance de prêt immobilier quand vous le souhaitez, en amont comme en aval. Au moment de la souscription du crédit Grâce à la loi Lagarde, les emprunteurs peuvent choisir une assurance externe dès la signature du prêt, à condition que les garanties soient équivalentes à celles proposées par la banque. La délégation d’assurance permet souvent d’obtenir une assurance jusqu’à 60% moins chère. En cours de prêt Il est possible de changer d’assurance emprunteur à tout moment grâce à la loi Lemoine. Vous n’avez aucun préavis à respecter, uniquement le principe d’équivalence de niveau de garanties. Plus tôt vous choisissez une assurance plus avantageuse, plus vous réalisez d’économies sur l’ensemble de la durée du prêt. Un écart de prime de quelques dizaines d’euros par mois peut représenter des milliers d’euros d’économies sur plusieurs années. Négocier son assurance de prêt : premier levier d’économies Beaucoup d’emprunteurs se concentrent uniquement sur le taux d’intérêt de leur prêt, négligeant l’impact du coût de l’assurance. Pourtant, optimiser son assurance emprunteur peut générer des économies encore plus importantes qu’une légère baisse du taux de crédit. Sachez que l’assurance pèse en moyenne un tiers du coût global d’un prêt immobilier, soit la deuxième dépense après les intérêts d’emprunt. Prenons un exemple concret : Critère  Scénario initial  Scénario avec taux d’intérêts réduit Scénario avec taux assurance réduit Scénario combinant taux d’intérêts et taux d’assurance réduits Montant de l’emprunt 250 000 € 250 000 € 250 000 € 250 000 € Durée 20 ans 20 ans 20 ans 20 ans Taux nominal 3,50 % 3,40 % 3,50 % 3,40 % Coût total intérêts 97 976 € 94 901 € 97 976 € 94 901 € Taux assurance 0,34 % 0,34 % 0,16 % 0,16 % Cotisation annuelle assurance 852 € 852 € 396 € 396 € Coût total assurance 17 000 € 17 000 € 7 920 € 7 920 € Économie sur les intérêts - 3 075 € - 3 075 € Économie sur l’assurance - - 9 080 € 9 080 € Économie totale - 3 075 € 9 080 € 12 155 € Ce cas illustre l’importance de comparer et renégocier son assurance de prêt autant, sinon plus, que son taux d’intérêts. Miser uniquement sur la négociation du taux de crédit peut être une erreur si le coût de l’assurance est négligé. Un marché de l’assurance de prêt en pleine mutation au bénéfice des emprunteurs L’évolution du marché de l’assurance emprunteur en 2025 marque une véritable rupture avec les pratiques passées. L’ouverture à la concurrence, soutenue par les évolutions législatives, a permis de tirer les prix vers le bas et d’offrir des conditions plus avantageuses à un plus large panel d’emprunteurs. Comparer les offres via des outils en ligne spécialisés est aujourd’hui un réflexe essentiel pour toute personne souscrivant un crédit immobilier. Avec des écarts de prix significatifs entre les assurances de groupe et les contrats alternatifs, la vigilance et l’anticipation peuvent permettre de réaliser plusieurs milliers d’euros d’économies sur la durée totale d’un prêt. Un avantage non négligeable dans un contexte économique où la maîtrise des coûts est une priorité pour de nombreux ménages.