Immobilier mars 2023 : hausse des taux et chute de la production de crédits

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La hausse des taux d’intérêts des crédits immobiliers continue et s’accélère à l’amorce du mois de mars 2023. La barre symbolique des 3% est aujourd’hui franchie, ce qui tire la capacité d’emprunt des ménages vers le bas. La mensualisation du taux d’usure contribue à l’augmentation des taux d’intérêts, tout en facilitant quelque peu l’accès au crédit. Les chiffres de février publiés par l’Observatoire Crédit Logement montrent que la production de prêts à l’habitat régresse de nouveau, après une légère embellie en janvier.

Nouvelle augmentation des taux d’emprunt

En février, le taux moyen toutes durées confondues s’est établi à 2,82%, contre 2,61% en janvier. Les taux d’emprunt poursuivent leur mouvement haussier pour le 14ème mois consécutif. En janvier 2022, les emprunteurs s’endettaient en moyenne à 1,07% (hors assurance prêt immobilier et coût des sûretés). En regardant de plus près l’évolution des taux d’intérêts depuis décembre 2020, on constate que la progression est spectaculaire.

Entre janvier et février, les taux ont bondi de 21 points de base, ce qui témoigne d’une accélération du mouvement. La dernière hausse la plus rapide eut lieu entre septembre et octobre 2022 (+19 points). Le phénomène est dû à la revalorisation très significative du taux d’usure en janvier. Pour mémoire, le taux d’usure pour les prêts d’une durée de 20 ans et plus était porté à 3,57% en janvier 2023, contre 3,05% au quatrième trimestre 2022.

Impact de l’ajustement mensuel du taux d’usure

Le taux d’usure est le taux maximum légal que les banques ne doivent pas outrepasser lors de l’octroi d’un crédit immobilier. Il est l’expression du TAEG (Taux Annuel Effectif Global) qui contient obligatoirement tous les frais liés au financement bancaire, les intérêts d’emprunt, mais aussi les frais de dossier, la garantie (hypothèque, etc.) et les primes d’assurance emprunteur.

La révision trimestrielle des taux d’usure, qu’il s’agisse des taux applicables aux prêts immobiliers ou aux crédits à la consommation, a été suspendue provisoirement jusqu’au 1er juillet 2023. La Banque de France opère un ajustement mensuel des taux d’usure depuis le 1er février 2023 dans le but de fluidifier l’accès au crédit immobilier, victime de blocages massifs depuis l’été dernier pour cause d’inadaptabilité de l’usure à la remontée rapide et brutale des taux d’intérêts.

En mars 2023, le taux d’usure sur 20 ans et plus est à 4%, soit 21 points additionnels par rapport à février.

Quels taux de crédit immobilier en mars 2023 ?

Les données de l’Observatoire rendent compte des taux de crédits effectivement distribués par les banques. Pour mars, les barèmes bancaires reçus par les courtiers montrent que les taux gagnent environ 20 points de base par rapport au mois précédent. Le taux moyen du marché s’affiche à 2,80% sur 15 ans, à 3% sur la durée classique de 20 ans, et à 3,20% sur 25 ans, qui reste la durée maximale de remboursement autorisée.

Dans plusieurs banques, la barre des 3% est allègrement franchie sur toutes les maturités. Les établissements de crédit profitent de la mensualisation des taux d’usure pour rehausser les taux d’emprunt en conséquence de l’évolution monétaire, ce que le rythme trimestriel ne leur permettait guère.

L’envolée des taux de crédit immobilier risque de ne pas s’arrêter là. Les courtiers anticipent des taux autour de 3,50% (hors assurance emprunteur) au cours du printemps, peut-être même à 4% d’ici l’été. Les conditions d’emprunt vont donc se durcir et l’accès au crédit immobilier va devenir de plus en plus difficile pour les ménages disposant de revenus modestes.

La hausse des taux les oblige à allonger la durée de leur crédit pour compenser ce phénomène. Primo, la réglementation plafonne la durée de remboursement à 25 ans (sauf achat en VEFA ou dans l’ancien avec travaux où la durée peut aller jusqu’à 27 ans s’il y a jouissance du bien décalée par rapport au déblocage des fonds). Secundo, le taux d’usure est identique qu’on s’endette sur 20 ou 25 ans. La marge de manœuvre pour intégrer tous les frais incompressibles se réduit d’autant que la durée de remboursement augmente.

Heureusement, bon nombre de dossiers recalés en février pour cause de TAEG légèrement au-dessus du taux légal sont gagnants avec la hausse du taux d’usure en mars 2023. La solution gagnante pour tous les candidats à l’emprunt est de faire valoir la délégation d’assurance prêt immobilier pour profiter de formules jusqu’à trois fois moins chères que les offres bancaires, ce qui leur permet d’abaisser leur TAEG et de rester sous le taux d’usure. En utilisant un comparateur d’assurance de prêt immobilier, il est possible de diviser par trois le coût de l’assurance à garanties équivalentes.

Production de crédits immobiliers en berne

Dans ce contexte marqué par la progression sensible des taux d’emprunt, alors que la profitabilité des banques sur les nouveaux crédits reste faible, la production de prêts immobiliers est en souffrance. En glissement annuel à fin février 2023, la baisse est mesurée à -28,2%, contre +11,1% il y a un an à la même époque. Le nombre de prêts recule quasiment dans les mêmes proportions à -27,2%. 

Les courtiers estiment que la hausse continue des taux va permettre à l’activité du crédit immobilier de redevenir rentable. Avec des taux bruts autour de 4% et une stabilisation des conditions de refinancement pour les banques commerciales, la seconde partie de l’année devrait être plus productive. Emprunter à 4% reste performant en période où l’inflation tourne autour de 6%.

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Crédit immobilier : toutes les infos pour emprunter en avril 2025

Les conditions d’emprunt évoluent en ce début avril. Des hausses de taux sont constatées, mais les banques restent agressives pour attirer le chaland. Le PTZ nouvelle version est entré en vigueur et l’usure a été modifiée comme à chaque nouveau trimestre. La préoccupation des emprunteurs est de décrocher le financement de leur projet immobilier. Une des dépenses importantes liées au crédit est l’assurance. En délégant le contrat, vous pouvez compenser la dégradation des taux et même faire de grosses économies. Des taux toujours performants mais orientés à la hausse Serait-ce déjà la fin de la baisse des taux de crédit immobilier ? Après plus d'un an de baisse continue, les taux d’intérêts semblent amorcer un changement de tendance en ce début avril. Selon les courtiers, plus de la moitié des établissements bancaires ont communiqué des barèmes en hausse, tandis que les autres maintiennent leurs taux stables. Ces augmentations, observées tant chez les banques nationales que régionales, varient entre 0,10 et 0,50 point. Selon les courtiers, les taux moyens s'établissent désormais à (hors assurance emprunteur et coût des sûretés) : entre 2,97% et 3,25% pour les prêts sur 15 ans entre 3,09% et 3,35% pour les prêts sur 20 ans entre 3,20% et 3,45% pour les prêts sur 25 ans. Rappelons que 25 ans est la durée d’emprunt maximum autorisée, conformément aux règles du HCSF édictées en 2021. Les banques attentives à l’évolution monétaire Un événement notable marque également ce tournant : SG (ex-Société Générale) a mis fin à son offre promotionnelle particulièrement attractive de février et mars qui proposait un taux unique de 2,99% pour toutes les durées. Ses taux pour les crédits sur 20 ans remontent entre 3,20% et 3,50%. Cette évolution s'explique principalement par les conditions macroéconomiques. De nombreuses banques répercutent la hausse du taux d'emprunt d'État à 10 ans (OAT 10 ans), qui a atteint 3,50% en mars dans un contexte d'incertitudes géopolitiques et économiques. Les établissements bancaires, qui se financent partiellement sur les marchés financiers, ajustent leurs taux de crédit immobilier en fonction de l'évolution des taux obligataires pour préserver leurs marges. Malgré cette tendance haussière, le courtier Cafpi relativise en rappelant que ces taux demeurent "relativement bas" comparés aux années précédentes. Pour mémoire, ils avaient quadruplé entre début 2022 et l'automne 2023, dépassant alors les 4%. Les établissements bancaires continuent de prêter et conservent une certaine flexibilité : ils peuvent ajuster leurs taux à la baisse selon les profils des emprunteurs qu'ils souhaitent attirer, notamment les hauts revenus qui peuvent s’endetter sous les 3%, les clients disposant d'une épargne importante et les primo-accédants. PTZ 2025 : version universelle accessible à la maison individuelle Depuis le 1er avril 2025, ces derniers bénéficient d'ailleurs de l'élargissement du prêt à taux zéro (PTZ) à l'ensemble du territoire et aux maisons individuelles neuves, qui avaient été exclues en 2021. Cette initiative gouvernementale est soutenue par plusieurs banques, dont la Banque Populaire et le Crédit Agricole, qui ont développé des offres complémentaires pour accompagner les nouveaux acquéreurs. Vous pouvez désormais co-financer un achat dans le neuf avec le PTZ partout en France, sans condition de localisation comme dans les versions précédentes. En revanche, une opération dans l’ancien est possible uniquement en zones B2 et C et sous conditions de travaux de rénovation d’un montant équivalent à 25% du projet global. Cette réforme du PTZ permet de financer jusqu’à 30% de l’achat d’une maison individuelle et jusqu’à 50% pour un appartement neuf. Nouveaux taux d’usure en avril 2025 La distribution des crédits immobiliers est subordonnée au respect des taux maximum légaux. Voici les nouveaux taux d’usure que les banques ne doivent pas dépasser à compter du 1er avril, et jusqu’à la fin du deuxième trimestre 2025 : Crédit immobilier TAEG moyen pratiqué au T1 2025 Taux d’usure applicable au 1er avril 2025 Prêts à taux fixe d’une durée inférieure à 10 ans 3,38 % 4,51 % Prêts à taux fixe d’une durée comprise entre 10 et 20 ans 4,09 % 5,45 % Prêts à taux fixe d’une durée de 20 ans et plus 3,98 % 5,31 % Prêts à taux variable 4,23 % 5,64 % Prêts relais 4,79 % 6,39 % Rappelons que le taux d’usure exprime le TAEG (Taux Annuel Effectif Global) maximum autorisé. Ce dernier comprend tous les frais imposés par la banque pour l’octroi du prêt, à savoir : les intérêts d’emprunt les frais de dossier la garantie (hypothèque ou caution) les primes d’assurance emprunteur tous autres frais annexes qui conditionnent l’obtention du crédit. Les taux d’usure sont en baisse pour toutes les maturités par rapport au trimestre précédent. Sur la durée classique de 20 ans, le taux maximum légal est descendu de 5,67% à 5,31%, ce qui témoigne de la baisse constante des taux d’emprunt ces derniers mois. Déléguez l’assurance pour économiser sur votre prêt immobilier L’assurance emprunteur est un élément constitutif de tout crédit immobilier. Elle garantit la bonne fin du prêt en cas d’aléas de la vie (décès, invalidité et incapacité de travail, voire perte d’emploi). La banque l’exige et propose inévitablement son contrat groupe interne. La réglementation vous permet de refuser cette offre et de souscrire une formule alternative à garanties au moins équivalentes. La comparaison des assurances de prêt permet de constater la compétitivité des offres en délégation, jusqu’à 4 fois moins chères que les contrats bancaires. Utilisez un comparateur d’assurance de prêt immobilier pour sélectionner l’offre qui correspond à vos besoins réels tout en respectant l’exigence de couverture minimale formulée par la banque prêteuse.  Appuyez-vous sur la fiche standardisée d’information pour vous conformer à cette obligation et faites-vous accompagner par un expert : le rôle d’un courtier en assurance emprunteur est de vous aider à bien appréhender l’étendue des garanties des contrats mis en concurrence et à choisir celui qui répond à votre profil au meilleur prix.  

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Choisir sa mutuelle santé senior : les 5 erreurs à éviter en 2025

L'allongement de l'espérance de vie bouleverse les stratégies de couverture santé pour les seniors. Avec des dépenses médicales qui augmentent et un pouvoir d'achat qui se resserre, choisir la bonne mutuelle devient un enjeu crucial. Plus que jamais en 2025, une couverture santé adaptée représente un bouclier financier et un accès optimal aux soins. Mutuelle santé : un produit très cher pour les seniors Selon les dernières études, le prix moyen d'une mutuelle santé pour les 55-75 ans atteint désormais 1 500 € par an. En 2025, les tarifs ont progressé en moyenne de +5,3%, tous profils confondus pour les contrats individuels, un moindre mal après le bond de +10% en 2024, si les hausses n'étaient pas annuelles.  Cette inflation récurrente et colossale souligne l'importance de faire le bon choix. Les mutuelles ont développé des offres de plus en plus personnalisées, mais attention aux pièges ! Les 5 erreurs capitales à éviter absolument Erreur n°1 : Privilégier uniquement le prix le moins cher Choisir la mutuelle la moins chère est la première erreur à ne pas commettre. Une couverture low-cost cache souvent des garanties minimalistes, qui peuvent suffire à un étudiant ou jeune actif en bonne santé, mais qui sont rarement en phase avec les besoins de santé des seniors. Les économies immédiates peuvent se transformer en surcoûts importants lors de frais médicaux non remboursés. Conseil Pro : Calculez le reste à charge réel, pas seulement le montant de la cotisation. Erreur n°2 : Ne pas personnaliser sa couverture Chaque senior a des besoins de santé uniques. Une mutuelle doit s'adapter à votre profil : Vos problématiques médicales spécifiques Vos dépenses habituelles (optique, dentaire, spécialistes) Votre budget disponible Bon à savoir : la souscription à une mutuelle responsable se fait sans remplir de questionnaire de santé. C’est à vous d’évaluer le niveau de chaque garantie essentielle en fonction de vos besoins. Conseil Pro : sélectionnez une mutuelle à garanties modulables qui s’adapte poste par poste à vos besoins de santé. Erreur n°3 : Ignorer les garanties complémentaires Au-delà du remboursement basique, certaines mutuelles offrent des services essentiels : Assistance à domicile (portage de médicaments, des repas, aide-ménagère, etc.) Téléconsultation Programmes de prévention santé Aide à la recherche d’un établissement de santé Tiers payant Garantie viagère sans limite d'âge Ces services peuvent faire la différence dans votre qualité de vie. Erreur n°4 : Négliger de lire les conditions générales Les détails cachés peuvent vous coûter cher : Délais de carence, notamment sur les garanties hospitalisation (sauf accident), optique et dentaire Exclusions de garantie (dépassements d’honoraires, thalassothérapie, chirurgie réfractive de l’œil, etc.) Conditions de résiliation Augmentations progressives des cotisations Astuce : Prenez le temps de lire attentivement avant de signer. Le diable est dans les détails. Bon à savoir : depuis décembre 2020, vous avez le droit de résilier votre mutuelle santé à tout moment et sans frais après un an d’engagement. Erreur n°5 : Attendre trop longtemps pour souscrire L'âge a une incidence directe sur le coût de votre mutuelle. Plus vous attendez, plus les cotisations seront élevées. L'idéal ? Anticiper dès l'approche de la retraite. Si vous êtes un ex-salarié, vous avez le droit de conserver votre mutuelle entreprise en vertu de la loi Evin. Cette option est rarement gagnante, puisque vous assumez désormais l’intégralité de la cotisation et l’assureur peut augmenter le tarif de 25% dès la deuxième année. Sans compter que les garanties ne peuvent être modifiées. Comment bien choisir sa mutuelle en 2025 ? Étape 1 : Réaliser un audit de ses besoins Listez précisément vos dépenses de santé : Consultations médicales Médicaments Soins optiques Soins dentaires Hospitalisations potentielles Étape 2 : Comparer méthodiquement Utilisez des comparateurs de mutuelle santé, consultez plusieurs organismes, demandez des devis détaillés. N'hésitez pas à négocier et surtout à solliciter les services d’un courtier en mutuelle santé qui vous accompagnera tout au long du processus, du choix du contrat adapté jusqu’à la souscription, sans oublier la résiliation de l’ancien contrat. Étape 3 : Vérifier la réputation et les services Lisez les avis des adhérents Évaluez la qualité du service client Vérifiez les remboursements réels Choisir sa mutuelle senior n'est pas une corvée, c'est un investissement pour votre bien-être. Prenez le temps, comparez, et n'ayez pas peur de poser des questions aux professionnels.

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Assurance de prêt immobilier : forte baisse des tarifs depuis 2020

Les primes d’assurance de prêt immobilier connaissent une tendance à la baisse ces dernières années. Contrairement aux autres types d’assurances qui ont vu leurs prix augmenter, et même fortement, l’assurance emprunteur devient financièrement plus accessible. Cette diminution des coûts s’explique notamment par la concurrence accrue entre les banques et les assureurs externes, également par l’évolution de la réglementation en faveur des consommateurs. Qui sont les principaux bénéficiaires de cette baisse ? Comment en tirer le meilleur parti ? Décryptage. Tarifs assurance emprunteur : une baisse moyenne de 27 % sur 5 ans Une étude menée par le comparateur en ligne Magnolia.fr révèle que les prix des assurances emprunteur ont chuté de 27 % en moyenne entre 2020 et 2025. Cette évolution va à contre-courant de la hausse généralisée des autres assurances  (variation sur 10 ans) : +16 % pour les assurances auto +35 % pour l’assurance habitation +50 % pour les mutuelles santé. La principale raison de cette baisse est l’ouverture du marché grâce à des réformes législatives successives qui ont favorisé la libre concurrence. Dernière en date, la loi Lemoine a simplifié la résiliation et la substitution des contrats d’assurance de prêt immobilier, permettant aux consommateurs de trouver des offres mieux adaptées à leur profil et à des tarifs plus avantageux que le contrat initial. Depuis 2022, vous pouvez changer d’assurance de prêt immobilier en cours de prêt à tout moment, sans attendre la date d’échéance autrefois requise par les dispositifs précédents (loi Hamon, amendement Bourquin). Cette opportunité peut être saisie dès le lendemain de la signature de l’offre de crédit pour optimiser les économies potentielles. Les emprunteurs de plus de 45 ans : grands gagnants de la baisse des tarifs L’étude de Magnolia.fr met en lumière que les emprunteurs âgés de 45 ans et plus ont bénéficié de la plus forte réduction tarifaire, avec une baisse moyenne de 35 %. Cette tendance s’explique par l’apparition d’offres plus spécifiques chez les assureurs alternatifs, qui permettent aux profils plus âgés d’obtenir des conditions plus favorables. Les personnes présentant un risque aggravé de santé profitent également de ces nouvelles opportunités. Grâce à l’assouplissement des critères et à la suppression du questionnaire médical sous certaines conditions (prêt inférieur ou égal à 200 000€ et remboursé avant le 60e anniversaire de l’emprunteur), elles ont désormais accès à des contrats plus compétitifs sans surprime pour raisons de santé. Les jeunes emprunteurs, âgés de 25 à 40 ans, ne sont pas en reste avec une diminution moyenne des tarifs de 20 %. Déjà avantagés par des primes plus basses grâce à leur profil jugé moins risqué, ils voient l’écart avec les assurances de groupe des banques se creuser davantage en leur faveur. Bancassureurs et alternatifs : une concurrence qui tire les prix vers le bas L’essor des assureurs alternatifs a profondément modifié le marché de l’assurance emprunteur. Alors que les banques continuent de proposer des assurances de groupe aux tarifs souvent élevés pour cause de mutualisation, les prestataires spécialisés offrent des contrats sur-mesure, plus compétitifs et mieux adaptés aux besoins individuels. L’application de la loi Lemoine a joué un rôle clé dans cette transformation. La flexibilité accrue permise par la substitution à tout moment a encouragé davantage de consommateurs à comparer les offres et à opter pour des solutions plus avantageuses. À garanties équivalentes, principe obligatoire pour que la banque accepte une offre externe, la délégation de contrat permet de diviser par 2 à 4 le coût d’une assurance emprunteur. Pour un prêt immobilier de 250 000€ sur 20 ans, le gain moyen est estimé entre 5 000€ et 15 000€. Comparer les offres pour optimiser son assurance emprunteur Vous pouvez faire des économies sur votre assurance de prêt immobilier quand vous le souhaitez, en amont comme en aval. Au moment de la souscription du crédit Grâce à la loi Lagarde, les emprunteurs peuvent choisir une assurance externe dès la signature du prêt, à condition que les garanties soient équivalentes à celles proposées par la banque. La délégation d’assurance permet souvent d’obtenir une assurance jusqu’à 60% moins chère. En cours de prêt Il est possible de changer d’assurance emprunteur à tout moment grâce à la loi Lemoine. Vous n’avez aucun préavis à respecter, uniquement le principe d’équivalence de niveau de garanties. Plus tôt vous choisissez une assurance plus avantageuse, plus vous réalisez d’économies sur l’ensemble de la durée du prêt. Un écart de prime de quelques dizaines d’euros par mois peut représenter des milliers d’euros d’économies sur plusieurs années. Négocier son assurance de prêt : premier levier d’économies Beaucoup d’emprunteurs se concentrent uniquement sur le taux d’intérêt de leur prêt, négligeant l’impact du coût de l’assurance. Pourtant, optimiser son assurance emprunteur peut générer des économies encore plus importantes qu’une légère baisse du taux de crédit. Sachez que l’assurance pèse en moyenne un tiers du coût global d’un prêt immobilier, soit la deuxième dépense après les intérêts d’emprunt. Prenons un exemple concret : Critère  Scénario initial  Scénario avec taux d’intérêts réduit Scénario avec taux assurance réduit Scénario combinant taux d’intérêts et taux d’assurance réduits Montant de l’emprunt 250 000 € 250 000 € 250 000 € 250 000 € Durée 20 ans 20 ans 20 ans 20 ans Taux nominal 3,50 % 3,40 % 3,50 % 3,40 % Coût total intérêts 97 976 € 94 901 € 97 976 € 94 901 € Taux assurance 0,34 % 0,34 % 0,16 % 0,16 % Cotisation annuelle assurance 852 € 852 € 396 € 396 € Coût total assurance 17 000 € 17 000 € 7 920 € 7 920 € Économie sur les intérêts - 3 075 € - 3 075 € Économie sur l’assurance - - 9 080 € 9 080 € Économie totale - 3 075 € 9 080 € 12 155 € Ce cas illustre l’importance de comparer et renégocier son assurance de prêt autant, sinon plus, que son taux d’intérêts. Miser uniquement sur la négociation du taux de crédit peut être une erreur si le coût de l’assurance est négligé. Un marché de l’assurance de prêt en pleine mutation au bénéfice des emprunteurs L’évolution du marché de l’assurance emprunteur en 2025 marque une véritable rupture avec les pratiques passées. L’ouverture à la concurrence, soutenue par les évolutions législatives, a permis de tirer les prix vers le bas et d’offrir des conditions plus avantageuses à un plus large panel d’emprunteurs. Comparer les offres via des outils en ligne spécialisés est aujourd’hui un réflexe essentiel pour toute personne souscrivant un crédit immobilier. Avec des écarts de prix significatifs entre les assurances de groupe et les contrats alternatifs, la vigilance et l’anticipation peuvent permettre de réaliser plusieurs milliers d’euros d’économies sur la durée totale d’un prêt. Un avantage non négligeable dans un contexte économique où la maîtrise des coûts est une priorité pour de nombreux ménages.