Primo-accédants : 3 aides pour devenir propriétaire de son logement

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Les primo-accédants sont les premières victimes du durcissement des conditions d'emprunt imposées depuis janvier 2020. Bon nombre d'entre eux sont frappés d'exclusion pour cause d'endettement trop élevé ou/et sur une trop longue durée. Trois dispositifs de soutien, qui peuvent éventuellement se cumuler, permettent d'étayer une demande de financement pour acquérir  sa résidence principale. 

Prêt à taux zéro

Qui ne connaît pas le PTZ, le dispositif phare de l'accession à la propriété ?! S'il est désormais trop tard pour le solliciter en 2020, les banques clôturant l'examen des dossiers fin novembre, le PTZ va poursuivre son ouvrage à destination des primo-accédants au moins jusqu'à fin 2022. Ce prêt sans intérêts présente un immense... intérêt : il permet de financer jusqu'à 40% de l'opération. Il est réservé aux personnes qui n'ont pas été propriétaires de leur résidence principale durant les deux années précédant la demande de prêt.

Voici les grandes caractéristiques de ce prêt accordé par les banques ayant signé une convention avec l'État :

  • le PTZ peut contribuer à l'achat d'un logement neuf ou d'un terrain à bâtir dans toutes les zones, ou à l'achat d'un logement ancien à rénover en zones B2 et C ;
  • en zones B2 et C, l'attribution du PTZ est conditionné à de lourds travaux devant représenter au moins 25% du coût total de l'opération et à un niveau minimal de performance énergétique après travaux ;
  • vous devez respecter les plafonds de revenus, fixés en fonction de la zone géographique et de la composition du foyer ;
  • le montant du PTZ dépend de la zone et du nombre de personnes destinées à occuper le logement, et peut aller jusqu'à 40% du coût de l'opération dans la limite d'un plafond (20% en zones B2 et C) ;
  • le remboursement se fait en 2 phases : une période de différé de 5 à 15 ans, suivie d'une période de remboursement des sommes dues de 10 à 15 ans, soit une durée totale du prêt de 20 à 25 ans.

Jusqu'à présent, les revenus fiscaux de référence sont ceux de l'année N-2. Cette même base de calcul de l'aide reste en place en 2021, mais à compter de janvier 2022, seront pris en compte les revenus de l'année de l'émission de l'offre de prêt.

En 2019, 92 890 PTZ ont été distribués dont 76% dans le logement neuf, 21% dans l'ancien et 3% en logement HLM, soit une hausse de 6,2% par rapport à 2018. Cette augmentation est sans doute liée au fait que les ménages avaient anticipé la suppression du PTZ neuf en zones B2 et C, à laquelle le gouvernement a finalement renoncé. Les bénéficiaires du PTZ étaient en grande majorité des jeunes actifs : 17,7% d'emprunteurs de moins de 25 ans et 51,1% dans la tranche d'âge 26-35 ans.

Prêt d'accession sociale ou PAS

Ce prêt conventionné concerne lui aussi la résidence principale (acquisition d'un logement neuf ou ancien, achat d'un terrain à bâtir). Il peut également servir à financer des travaux dans un logement existant pour améliorer la performance énergétique, l'agrandir ou transformer un local en logement d'habitation. Dans ce cas, les travaux devront être achevés dans le délai de remboursement du prêt. 

Les conditions de ressources sont alignées sur celles du PTZ. Et comme le PTZ, le PAS est distribué par les établissements de crédit ayant passé une convention avec l'État. Mais à la différence du premier, il permet de financer la totalité de l'opération, à l'exception des frais de notaire et d'agence immobilière. Il nécessite donc un minimum d'apport personnel pour financer ces dépenses. 

Le PAS peut être remboursé sur une durée comprise entre 5 et 30 ans, voire 35 ans, ce qui constitue une entorse aux règles émises par le Haut Conseil de Stabilité Financière, imposant la limite de remboursement à 25 ans. 

Comme il s'agit d'un prêt garanti par l'État, les banques font moins de difficultés pour l'accorder, contrairement à un prêt classique. Elles doivent respecter des taux plafonds définis par la SGFGAS (Société de Gestion des Financements et de la Garantie de l'Accession Sociale à la propriété), qui sont légèrement supérieurs aux taux de l'usure applicables selon la durée de remboursement. Ces taux sont nets, c'est-à-dire qu'ils renvoient au TAEG (Taux Annuel Effectif Global) qui agrège tous les frais nécessaires à l'obtention du prêt dont l'assurance emprunteur. 

Tableau des taux plafonds pour le PAS

Taux

Durée

Taux maximum

Fixe

Inférieure ou égale à 12 ans

2,30 %

 

Entre 12 et 15 ans

2,50 %

 

Entre 15 et 20 ans

2,65 %

 

Supérieure à 20 ans

2,75 %

variable

Quelle que soit la durée

2,30 %

 En pratique, les banques accordent un taux PAS dans la moyenne des taux du marché, et comme pour un crédit classique, le taux d'intérêt comme l'assurance de prêt se négocient !

Le PAS présente 3 autres avantages :

  1. l'inscription hypothécaire (obligatoire à partir de 15 000€) est exonérée de la taxe de publicité foncière ;
  2. les frais de dossier sont plafonnés à 500€ ;
  3. les émoluments du notaire sont réduits.

Prêt Action Logement

Créé en 1943, le 1% Logement ou 1% patronal est un dispositif d'aide à l'accession financé par la PEEC (Participation des Employeurs à l'Effort de Construction), une contribution versée chaque année par les entreprises du secteur privé (y compris agricole) de plus de 50 salariés. Aujourd'hui la PEEC représente non pas 1% de la masse salariale mais 0,45%.

Le Prêt Action Logement (PAL) est destiné aux salariés du secteur privé non agricole de 10 salariés et plus. Les personnels du secteur agricole sont éligibles au Prêt Agri-Accession. 

Le PAL est devenu plus avantageux depuis septembre 2020, puisque le taux d'intérêt nominal est passé de 1% à 0,50% (hors assurance emprunteur obligatoire). Il permet de financer jusqu'à 40 000€ de l'opération, qu'il s'agisse :

  • d'une construction ;
  • de l'achat d'un logement à titre de résidence principale, neuf ou ancien, avec ou sans travaux ;
  • de l'accession sociale à la propriété dont la vente HLM ;
  • de l'accession en bail réel solidaire ;
  • de l'agrandissement d'un logement existant (montant plafonné à 20 000€).

Vous devez respecter les plafonds de ressources, dépendant de la zone géographique et du nombre de personnes destinées à occuper le logement. La durée de remboursement est limitée à 25 ans. Le PAL est cumulable avec le prêt travaux proposé par ce même organisme (jusqu'à 10 000€ remboursables sur 10 ans max. à un taux réduit égal au taux du Livret A en vigueur au 31 décembre de l'année N-1 avec un taux plancher de 1 %).

Ces trois prêts (PTZ, PAS et PAL) peuvent être cumulés. Vous pouvez compléter avec d'autres sources de financement, certaines collectivités locales ou départements accordent en effet des subventions ou des prêts destinés à faciliter l'accession à la propriété ou à améliorer le logement pour les emprunteurs modestes. Les fonctionnaires, qui ne sont pas éligibles au Prêt Action Logement, ont accès à un prêt aidé spécifique, attribué en complément d'un PAS. 

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Assurance de prêt immobilier : forte baisse des tarifs depuis 2020

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Bancassureurs et alternatifs : une concurrence qui tire les prix vers le bas L’essor des assureurs alternatifs a profondément modifié le marché de l’assurance emprunteur. Alors que les banques continuent de proposer des assurances de groupe aux tarifs souvent élevés pour cause de mutualisation, les prestataires spécialisés offrent des contrats sur-mesure, plus compétitifs et mieux adaptés aux besoins individuels. L’application de la loi Lemoine a joué un rôle clé dans cette transformation. La flexibilité accrue permise par la substitution à tout moment a encouragé davantage de consommateurs à comparer les offres et à opter pour des solutions plus avantageuses. À garanties équivalentes, principe obligatoire pour que la banque accepte une offre externe, la délégation de contrat permet de diviser par 2 à 4 le coût d’une assurance emprunteur. Pour un prêt immobilier de 250 000€ sur 20 ans, le gain moyen est estimé entre 5 000€ et 15 000€. Comparer les offres pour optimiser son assurance emprunteur Vous pouvez faire des économies sur votre assurance de prêt immobilier quand vous le souhaitez, en amont comme en aval. Au moment de la souscription du crédit Grâce à la loi Lagarde, les emprunteurs peuvent choisir une assurance externe dès la signature du prêt, à condition que les garanties soient équivalentes à celles proposées par la banque. La délégation d’assurance permet souvent d’obtenir une assurance jusqu’à 60% moins chère. En cours de prêt Il est possible de changer d’assurance emprunteur à tout moment grâce à la loi Lemoine. Vous n’avez aucun préavis à respecter, uniquement le principe d’équivalence de niveau de garanties. Plus tôt vous choisissez une assurance plus avantageuse, plus vous réalisez d’économies sur l’ensemble de la durée du prêt. Un écart de prime de quelques dizaines d’euros par mois peut représenter des milliers d’euros d’économies sur plusieurs années. Négocier son assurance de prêt : premier levier d’économies Beaucoup d’emprunteurs se concentrent uniquement sur le taux d’intérêt de leur prêt, négligeant l’impact du coût de l’assurance. Pourtant, optimiser son assurance emprunteur peut générer des économies encore plus importantes qu’une légère baisse du taux de crédit. Sachez que l’assurance pèse en moyenne un tiers du coût global d’un prêt immobilier, soit la deuxième dépense après les intérêts d’emprunt. Prenons un exemple concret : Critère  Scénario initial  Scénario avec taux d’intérêts réduit Scénario avec taux assurance réduit Scénario combinant taux d’intérêts et taux d’assurance réduits Montant de l’emprunt 250 000 € 250 000 € 250 000 € 250 000 € Durée 20 ans 20 ans 20 ans 20 ans Taux nominal 3,50 % 3,40 % 3,50 % 3,40 % Coût total intérêts 97 976 € 94 901 € 97 976 € 94 901 € Taux assurance 0,34 % 0,34 % 0,16 % 0,16 % Cotisation annuelle assurance 852 € 852 € 396 € 396 € Coût total assurance 17 000 € 17 000 € 7 920 € 7 920 € Économie sur les intérêts - 3 075 € - 3 075 € Économie sur l’assurance - - 9 080 € 9 080 € Économie totale - 3 075 € 9 080 € 12 155 € Ce cas illustre l’importance de comparer et renégocier son assurance de prêt autant, sinon plus, que son taux d’intérêts. Miser uniquement sur la négociation du taux de crédit peut être une erreur si le coût de l’assurance est négligé. Un marché de l’assurance de prêt en pleine mutation au bénéfice des emprunteurs L’évolution du marché de l’assurance emprunteur en 2025 marque une véritable rupture avec les pratiques passées. L’ouverture à la concurrence, soutenue par les évolutions législatives, a permis de tirer les prix vers le bas et d’offrir des conditions plus avantageuses à un plus large panel d’emprunteurs. Comparer les offres via des outils en ligne spécialisés est aujourd’hui un réflexe essentiel pour toute personne souscrivant un crédit immobilier. Avec des écarts de prix significatifs entre les assurances de groupe et les contrats alternatifs, la vigilance et l’anticipation peuvent permettre de réaliser plusieurs milliers d’euros d’économies sur la durée totale d’un prêt. Un avantage non négligeable dans un contexte économique où la maîtrise des coûts est une priorité pour de nombreux ménages.

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Crédit immobilier avril 2025 : déjà la fin de la baisse des taux ?

Depuis le début de l'année 2024, les taux immobiliers ont connu une baisse progressive et constante, partant de 4,50% pour atteindre environ 3,20 % en mars 2025. Pourtant, un retournement de tendance pourrait être imminent, selon plusieurs experts du secteur. En cause, l'évolution des Obligations Assimilables du Trésor (OAT) à 10 ans, qui restent autour de 3,5 %, et un contexte économique et géopolitique incertain. L'OAT 10 ans : Un indicateur clé pour les banques L'OAT 10 ans, un emprunt d'État servant de référence pour les taux de crédit immobilier, est un indicateur particulièrement scruté par les établissements bancaires. La corrélation entre l'évolution des OAT et les taux immobiliers est forte. Actuellement, cet indice oscille autour de 3,5 %, ce qui pourrait encourager certaines banques à ajuster leurs taux. En ce début avril, le taux moyen pour un prêt immobilier sur 20 ans se situe autour de 3,20% (hors assurance emprunteur et coût des sûretés). La différence entre l’OAT 10 ans et les taux d’emprunt est à l’avantage de ces derniers, ce qui est un contresens économique (voir plus bas). Si cette tendance haussière de l’OAT 10 ans se confirme, plusieurs établissements pourraient opter pour une hausse modérée, de l'ordre de 10 à 20 points de base. Toutefois, d'autres banques pourraient préférer une stabilisation, notamment en raison d'objectifs commerciaux élevés et de la nécessité d'attirer de nouveaux emprunteurs. Des taux en hausse en avril, mais pas de panique Malgré les premiers signaux de remontée des taux, certains courtiers se veulent rassurants. Comme indiqué plus haut, l’évolution reste contenue à 0,10 voire 0,20 point. Plusieurs facteurs influencent la fixation des taux de crédit, parmi lesquels : Le coût des ressources financières des banques Les taux directeurs de la Banque Centrale Européenne (BCE) Les stratégies commerciales des établissements prêteurs. Certaines banques proposent des offres attractives, qui viennent compléter le prêt initial. Par exemple, le Crédit Agricole propose jusqu'en juin un taux réduit à 1,99 % jusqu’à 25 000 € pour le financement d'un premier logement. Le Crédit Mutuel, quant à lui, met en avant un prêt de 30 000 euros à un taux fixe de 0,99 %. LCL accorde à ceux qui achètent dans le neuf un prêt jusqu’à 50 000 € sans intérêts bancaires, cumulable avec le nouveau PTZ, une aubaine pour les primo-accédants à compter d’avril 2025. Rappelons que votre crédit à l'habitat doit être garanti par une assurance de prêt qui rembourse la banque en cas d’aléas de la vie (décès, invalidité, incapacité de travail). L’assurance emprunteur est le premier levier pour diminuer le coût d’un prêt immobilier. Appuyez-vous sur la réglementation pour optimiser cette dépense contrainte. Grâce à la délégation d’assurance emprunteur, vous pouvez économiser des centaines voire des milliers d’euros sur la durée de votre crédit, les offres externes étant jusqu'à 4 fois moins chères que les assurances proposées au sein des banques prêteuses. Quels sont les facteurs à surveiller pour les prochains mois ? Si la stabilisation des taux se profile pour avril, plusieurs éléments pourraient influencer leur évolution à la hausse ou à la baisse à moyen terme. Parmi eux : Le contexte géopolitique : un apaisement du conflit en Ukraine pourrait favoriser une baisse des taux, tandis qu'une intensification des tensions entraînerait une hausse. Les politiques budgétaires européennes : le niveau d'endettement des États, notamment de la France et de l'Allemagne, peut rehausser les taux obligataires et, par ricochet, les taux immobiliers. Les décisions de la BCE : bien que la dernière baisse des taux directeurs du 12 mars soit perçue comme un signal positif, les banques restent prudentes avant d'ajuster massivement leurs offres. Une période d'attentisme avant un possible rebond Pour l'instant, les hausses ne sont ni généralisées ni significatives, et les emprunteurs présentant les meilleurs profils peuvent encore bénéficier de taux attractifs, parfois même sous la barre des 3 %. Cependant, les conditions d'accès au crédit risquent de se durcir dans les mois à venir. Contrairement à certaines idées reçues, les banques ne disposent pas d'un accès illimité aux liquidités de la BCE. Elles doivent se financer sur les marchés financiers, où elles entrent en concurrence avec les emprunts d'État pour attirer les investisseurs. Cette contrainte structurelle explique pourquoi une remontée durable des OAT pourrait inévitablement se répercuter sur les taux immobiliers. Conclusion Les semaines à venir seront déterminantes pour l'évolution des taux de crédit immobilier. Si une stabilisation est attendue à court terme, une reprise progressive des hausses n'est pas à exclure d'ici la fin du premier semestre 2025. Pour les emprunteurs, il peut être judicieux de profiter des conditions actuelles avant une éventuelle remontée plus marquée des taux. Emprunter maintenant !