Crédit immobilier : les taux en phase ascendante

taux immobilier hausse

Initiée fin décembre 2021, la hausse des taux d'intérêts des crédits immobiliers prend de la vitesse en ce début mars. Marginal en fin d'année dernière, ce mouvement haussier concerne toutes les banques sous l'effet de la forte remontée de l'inflation et de l'emprunt français. La concurrence interbancaire devrait limiter les dégâts, mais on n'est pas à l'abri d'une progression plus marquée en raison du contexte géopolitique.

Tendance haussière

Quelques banques avaient légèrement poussé le curseur vers le haut en fin d'année 2021, leurs objectifs de production de crédits immobiliers étant atteints. À l'approche du bilan, les prêteurs avaient ralenti la voilure pour clôturer un millésime exceptionnel en termes de distribution de financement à l'habitat.

Janvier 2022 débutait sur un statu quo pour mieux relancer la demande mais février a signé l'amorce d'un changement de braquet. La plupart des enseignes ont relevé leurs taux, jusqu'ici au plancher. Les ajustements oscillaient entre 0,05% et 0,30% selon les prêteurs, variables également en fonction des durées.

Le mois de mars s'entame sur la même lancée, qui concerne cette fois-ci tous les établissements. Les barèmes bancaires reçus par les courtiers font état de de hausses comprises entre 0,15% et 0,30% et les observateurs indiquent que le mouvement pourrait s'amplifier de 0,20% au cours du mois.

Pour l'heure, les taux bruts (hors assurance et coût des sûretés) restent propices à l'achat immobilier. Selon les courtiers, les taux moyens varient entre (valeurs au 1er mars 2022):

  • 0,86% et 1,12% sur 15 ans
  • 0,97% et 1,24% sur 20 ans
  • 1,13% et 1,40% sur 25 ans.

La faute à l'inflation

La remontée significative des taux d'emprunt, après deux ans de reflux continuel, est imputable au contexte monétaire. Sur les douze mois de l'année 2021, l'inflation titrait 1,6% après une année 2020 avec des prix quasiment stables. En février 2022, la progression s'est accélérée à 3,6% sur une base annuelle, sous l'effet de la forte augmentation des prix de l'énergie, des services, des produits manufacturés et de l'alimentation.

Ce retour persistant de l'inflation affecte aussi les taux d'emprunt de l'État français. Depuis décembre 2021, l'OAT 10 ans s'envole après trois années autour de 0% ou en territoire négatif. Actuellement l'État français emprunte auprès des investisseurs à un taux moyen de 0,7% pour les prêts à dix ans contre -0,1% en juillet dernier. Pour compenser la perte du pouvoir d'achat dû à l'inflation, la rémunération du titre doit être plus élevée.

Et pour éviter l'effet boule de neige (plus d'intérêts à payer donc plus d'emprunt pour rembourser), les banques centrales, car la France n'est pas le seul pays concerné, augmentent leurs taux d'intérêt à court terme, ce qui pénalise le financement des entreprises et des particuliers. Sauf que l'économie fonctionne sur le crédit et sans crédit, pas de croissance.

La politique monétaire très accommodante de la Banque Centrale Européenne durant la crise sanitaire, via des taux d'intérêt très bas et l'injection de liquidités en masse, arrive sans doute à son terme, face à une inflation plus forte qu'attendue. Pour le moment, la BCE maintient ses taux directeurs inchangés pour éviter de casser la croissance et d'affoler les marchés, mais la donne a basculé le 24 février dernier.

Le pire est à venir !

La guerre en Ukraine vient renforcer les craintes d'une dérive inflationniste et perturber les objectifs de croissance de la zone euro et les efforts pour stabiliser les prix. Les pénuries sur le gaz, le pétrole et les matières premières vont creuser davantage le problème, la cible des 2% d'inflation moyenne pour les pays de la zone euro s'éloignant jour après jour. 

L'inflation en zone euro vient de pulvériser un nouveau record, à 5,8% sur un an. En février en base annuelle, les prix de l'énergie ont bondi de 31,7% et, dans une moindre mesure, les prix de l'alimentation, des services et des biens industriels subissent eux aussi une accélération, beaucoup plus importante que ce que prévoyaient les économistes.

Annoncée comme temporaire l'an dernier, la progression de l'inflation va s'inscrire dans la durée. La Russie est le premier fournisseur de gaz de l'Union Européenne et le deuxième exportateur mondial de pétrole, au-delà d'être une grande puissance agricole et un grand pourvoyeur de métaux, tout comme l'Ukraine. Les sanctions internationales vis-à-vis de Moscou vont augmenter les risques de voir les cours s'envoler. S'il est présomptueux de faire des pronostics face à une situation qui peut évoluer très vite, certains économistes anticipent une hausse probable de l'inflation à plus de 6% dans les prochains mois.

Les taux des crédits immobiliers en ont bel et bien fini avec leur période bénie au plancher. Les banques françaises ont des ambitions élevées de production, au moins égales à celles de l'an dernier. Gageons qu'elles resteront modérées dans leurs ajustements de barèmes à l'approche du premier temps fort de l'immobilier, qui va durer jusqu'en juin.

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Assurance de prêt immobilier : forte baisse des tarifs depuis 2020

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Cette tendance s’explique par l’apparition d’offres plus spécifiques chez les assureurs alternatifs, qui permettent aux profils plus âgés d’obtenir des conditions plus favorables. Les personnes présentant un risque aggravé de santé profitent également de ces nouvelles opportunités. Grâce à l’assouplissement des critères et à la suppression du questionnaire médical sous certaines conditions (prêt inférieur ou égal à 200 000€ et remboursé avant le 60e anniversaire de l’emprunteur), elles ont désormais accès à des contrats plus compétitifs sans surprime pour raisons de santé. Les jeunes emprunteurs, âgés de 25 à 40 ans, ne sont pas en reste avec une diminution moyenne des tarifs de 20 %. Déjà avantagés par des primes plus basses grâce à leur profil jugé moins risqué, ils voient l’écart avec les assurances de groupe des banques se creuser davantage en leur faveur. Bancassureurs et alternatifs : une concurrence qui tire les prix vers le bas L’essor des assureurs alternatifs a profondément modifié le marché de l’assurance emprunteur. Alors que les banques continuent de proposer des assurances de groupe aux tarifs souvent élevés pour cause de mutualisation, les prestataires spécialisés offrent des contrats sur-mesure, plus compétitifs et mieux adaptés aux besoins individuels. L’application de la loi Lemoine a joué un rôle clé dans cette transformation. La flexibilité accrue permise par la substitution à tout moment a encouragé davantage de consommateurs à comparer les offres et à opter pour des solutions plus avantageuses. À garanties équivalentes, principe obligatoire pour que la banque accepte une offre externe, la délégation de contrat permet de diviser par 2 à 4 le coût d’une assurance emprunteur. Pour un prêt immobilier de 250 000€ sur 20 ans, le gain moyen est estimé entre 5 000€ et 15 000€. Comparer les offres pour optimiser son assurance emprunteur Vous pouvez faire des économies sur votre assurance de prêt immobilier quand vous le souhaitez, en amont comme en aval. Au moment de la souscription du crédit Grâce à la loi Lagarde, les emprunteurs peuvent choisir une assurance externe dès la signature du prêt, à condition que les garanties soient équivalentes à celles proposées par la banque. La délégation d’assurance permet souvent d’obtenir une assurance jusqu’à 60% moins chère. En cours de prêt Il est possible de changer d’assurance emprunteur à tout moment grâce à la loi Lemoine. Vous n’avez aucun préavis à respecter, uniquement le principe d’équivalence de niveau de garanties. Plus tôt vous choisissez une assurance plus avantageuse, plus vous réalisez d’économies sur l’ensemble de la durée du prêt. Un écart de prime de quelques dizaines d’euros par mois peut représenter des milliers d’euros d’économies sur plusieurs années. Négocier son assurance de prêt : premier levier d’économies Beaucoup d’emprunteurs se concentrent uniquement sur le taux d’intérêt de leur prêt, négligeant l’impact du coût de l’assurance. Pourtant, optimiser son assurance emprunteur peut générer des économies encore plus importantes qu’une légère baisse du taux de crédit. Sachez que l’assurance pèse en moyenne un tiers du coût global d’un prêt immobilier, soit la deuxième dépense après les intérêts d’emprunt. Prenons un exemple concret : Critère  Scénario initial  Scénario avec taux d’intérêts réduit Scénario avec taux assurance réduit Scénario combinant taux d’intérêts et taux d’assurance réduits Montant de l’emprunt 250 000 € 250 000 € 250 000 € 250 000 € Durée 20 ans 20 ans 20 ans 20 ans Taux nominal 3,50 % 3,40 % 3,50 % 3,40 % Coût total intérêts 97 976 € 94 901 € 97 976 € 94 901 € Taux assurance 0,34 % 0,34 % 0,16 % 0,16 % Cotisation annuelle assurance 852 € 852 € 396 € 396 € Coût total assurance 17 000 € 17 000 € 7 920 € 7 920 € Économie sur les intérêts - 3 075 € - 3 075 € Économie sur l’assurance - - 9 080 € 9 080 € Économie totale - 3 075 € 9 080 € 12 155 € Ce cas illustre l’importance de comparer et renégocier son assurance de prêt autant, sinon plus, que son taux d’intérêts. Miser uniquement sur la négociation du taux de crédit peut être une erreur si le coût de l’assurance est négligé. Un marché de l’assurance de prêt en pleine mutation au bénéfice des emprunteurs L’évolution du marché de l’assurance emprunteur en 2025 marque une véritable rupture avec les pratiques passées. L’ouverture à la concurrence, soutenue par les évolutions législatives, a permis de tirer les prix vers le bas et d’offrir des conditions plus avantageuses à un plus large panel d’emprunteurs. Comparer les offres via des outils en ligne spécialisés est aujourd’hui un réflexe essentiel pour toute personne souscrivant un crédit immobilier. Avec des écarts de prix significatifs entre les assurances de groupe et les contrats alternatifs, la vigilance et l’anticipation peuvent permettre de réaliser plusieurs milliers d’euros d’économies sur la durée totale d’un prêt. Un avantage non négligeable dans un contexte économique où la maîtrise des coûts est une priorité pour de nombreux ménages.

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Crédit immobilier avril 2025 : déjà la fin de la baisse des taux ?

Depuis le début de l'année 2024, les taux immobiliers ont connu une baisse progressive et constante, partant de 4,50% pour atteindre environ 3,20 % en mars 2025. Pourtant, un retournement de tendance pourrait être imminent, selon plusieurs experts du secteur. En cause, l'évolution des Obligations Assimilables du Trésor (OAT) à 10 ans, qui restent autour de 3,5 %, et un contexte économique et géopolitique incertain. L'OAT 10 ans : Un indicateur clé pour les banques L'OAT 10 ans, un emprunt d'État servant de référence pour les taux de crédit immobilier, est un indicateur particulièrement scruté par les établissements bancaires. La corrélation entre l'évolution des OAT et les taux immobiliers est forte. Actuellement, cet indice oscille autour de 3,5 %, ce qui pourrait encourager certaines banques à ajuster leurs taux. En ce début avril, le taux moyen pour un prêt immobilier sur 20 ans se situe autour de 3,20% (hors assurance emprunteur et coût des sûretés). La différence entre l’OAT 10 ans et les taux d’emprunt est à l’avantage de ces derniers, ce qui est un contresens économique (voir plus bas). Si cette tendance haussière de l’OAT 10 ans se confirme, plusieurs établissements pourraient opter pour une hausse modérée, de l'ordre de 10 à 20 points de base. Toutefois, d'autres banques pourraient préférer une stabilisation, notamment en raison d'objectifs commerciaux élevés et de la nécessité d'attirer de nouveaux emprunteurs. Des taux en hausse en avril, mais pas de panique Malgré les premiers signaux de remontée des taux, certains courtiers se veulent rassurants. Comme indiqué plus haut, l’évolution reste contenue à 0,10 voire 0,20 point. Plusieurs facteurs influencent la fixation des taux de crédit, parmi lesquels : Le coût des ressources financières des banques Les taux directeurs de la Banque Centrale Européenne (BCE) Les stratégies commerciales des établissements prêteurs. Certaines banques proposent des offres attractives, qui viennent compléter le prêt initial. Par exemple, le Crédit Agricole propose jusqu'en juin un taux réduit à 1,99 % jusqu’à 25 000 € pour le financement d'un premier logement. Le Crédit Mutuel, quant à lui, met en avant un prêt de 30 000 euros à un taux fixe de 0,99 %. LCL accorde à ceux qui achètent dans le neuf un prêt jusqu’à 50 000 € sans intérêts bancaires, cumulable avec le nouveau PTZ, une aubaine pour les primo-accédants à compter d’avril 2025. Rappelons que votre crédit à l'habitat doit être garanti par une assurance de prêt qui rembourse la banque en cas d’aléas de la vie (décès, invalidité, incapacité de travail). L’assurance emprunteur est le premier levier pour diminuer le coût d’un prêt immobilier. Appuyez-vous sur la réglementation pour optimiser cette dépense contrainte. Grâce à la délégation d’assurance emprunteur, vous pouvez économiser des centaines voire des milliers d’euros sur la durée de votre crédit, les offres externes étant jusqu'à 4 fois moins chères que les assurances proposées au sein des banques prêteuses. Quels sont les facteurs à surveiller pour les prochains mois ? Si la stabilisation des taux se profile pour avril, plusieurs éléments pourraient influencer leur évolution à la hausse ou à la baisse à moyen terme. Parmi eux : Le contexte géopolitique : un apaisement du conflit en Ukraine pourrait favoriser une baisse des taux, tandis qu'une intensification des tensions entraînerait une hausse. Les politiques budgétaires européennes : le niveau d'endettement des États, notamment de la France et de l'Allemagne, peut rehausser les taux obligataires et, par ricochet, les taux immobiliers. Les décisions de la BCE : bien que la dernière baisse des taux directeurs du 12 mars soit perçue comme un signal positif, les banques restent prudentes avant d'ajuster massivement leurs offres. Une période d'attentisme avant un possible rebond Pour l'instant, les hausses ne sont ni généralisées ni significatives, et les emprunteurs présentant les meilleurs profils peuvent encore bénéficier de taux attractifs, parfois même sous la barre des 3 %. Cependant, les conditions d'accès au crédit risquent de se durcir dans les mois à venir. Contrairement à certaines idées reçues, les banques ne disposent pas d'un accès illimité aux liquidités de la BCE. Elles doivent se financer sur les marchés financiers, où elles entrent en concurrence avec les emprunts d'État pour attirer les investisseurs. Cette contrainte structurelle explique pourquoi une remontée durable des OAT pourrait inévitablement se répercuter sur les taux immobiliers. Conclusion Les semaines à venir seront déterminantes pour l'évolution des taux de crédit immobilier. Si une stabilisation est attendue à court terme, une reprise progressive des hausses n'est pas à exclure d'ici la fin du premier semestre 2025. Pour les emprunteurs, il peut être judicieux de profiter des conditions actuelles avant une éventuelle remontée plus marquée des taux. Emprunter maintenant !