Renégociez votre emprunt immobilier souscrit avant mi-2016 !

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En février 2021, les taux d'intérêts des crédits immobiliers ont de nouveau baissé. Si vous avez emprunté avant juin 2016, vous pouvez peut-être profiter de ce contexte pour renégocier assurance prêt immobilier avec votre banque ou en faire racheter votre prêt par un établissement concurrent. Vous boosterez les économies sur le coût global de votre crédit en souscrivant une assurance emprunteur individualisée plutôt que celle du prêteur.

Emprunteurs et futurs emprunteurs : profitez de la baisse des taux !

Les barèmes bancaires reçus par les courtiers pour ce mois de février montrent que les taux des crédits immobiliers sont hyper attractifs, en baisse de quelques points par rapport à janvier 2021. La moyenne sur 20 ans se situe désormais autour de 1% (hors assurance et coût des sûretés), les meilleurs profils pouvant décrocher sans mal un taux sous cette barre symbolique. Les valeurs sont désormais inférieures aux records de l'automne 2019.

Tous ceux qui portent un projet immobilier peuvent s'endetter à moindre coût et bénéficier des nouvelles règles d'emprunt mises en œuvre depuis le début de l'année (taux d'endettement à 35% au lieu de 33%, durée de remboursement portée à 27 ans en cas de différé d'amortissement). La période est également propice aux personnes déjà détentrices d'un crédit à l'habitat. 

Flashback : avant juin 2016, le taux moyen se situait au-delà de 2%, soit le double du niveau actuel (chiffres Observatoire Crédit Logement/CSA), un écart suffisant pour envisager la renégociation d'un prêt souscrit avant cette date.

Les conditions pour renégocier un crédit immobilier

La règle fondamentale veut qu'un point d'écart (1%) sépare le taux initial du taux négocié, afin que l'opération compense a minima les frais engendrés si vous changez de banque. L'établissement que vous quittez peut réclamer, si cela n'a pas été négocié au moment de la signature de l'offre de prêt, des indemnités de remboursement anticipé, que la réglementation plafonne à 3% du capital restant dû, dans la limite de 6 mois d'intérêts.

Quand les sommes empruntées sont importantes (au minimum 300 000€) ou que la durée restante de remboursement est élevée (plus de 20 ans), un delta de 0,70% entre les deux taux peut suffire. Une opération de renégociation ou de rachat de crédit immobilier est d'autant plus intéressante qu'elle est effectuée en début de prêt, quand la part des intérêts dans les mensualités est la plus importante. Si la démarche est engagée au-delà du premier tiers de la maturité, elle perd une grande partie de son intérêt.

Grâce au nouveau seuil de l’endettement à 35% au lieu de 33%, ce sont près de 30 000 emprunteurs de plus qu’en 2020 qui ont la possibilité de renégocier ou faire racheter leur crédit immobilier en 2021.

Tout en bénéficiant des taux actuels, vous pouvez aussi conserver la même mensualité, si votre capacité de remboursement est restée la même. L'opération va permettre de raccourcir la durée de remboursement et engendrer des économies plus importantes, puisque le crédit sera amorti plus rapidement et que le risque porté par la banque court sur une période moins longue. Vous serez d'autant plus gagnant si vous augmentez votre mensualité pour réduire davantage la durée restante de remboursement, à condition que vos revenus se soient significativement améliorés depuis 2016, augmentant ainsi votre capacité d'endettement.

Renégociation de crédit immobilier : avec ma banque ou la concurrence ?

Deux possibilités se présentent : 

  1. renégocier avec votre conseiller bancaire 
  2. faire jouer la concurrence

Un choix qui vous sera peut-être dénié si votre banque refuse de changer un iota au contrat de prêt. Renégocier le taux signifie pour elle une érosion de la marge, qui sera mathématiquement faible au regard des taux du moment. Si le prêteur fait un effort, il sera mince... à moins d'avoir des arguments (un de vos enfants ouvre son premier compte bancaire) ou d'accepter de signer pour un nouveau produit (assurance, placement financier). Si la banque accepte de renégocier, elle rédigera un avenant au contrat.

À défaut, ou si l’offre n’est pas intéressante, allez voir ailleurs. Les établissements de crédit cherchent à séduire une nouvelle clientèle, nouveaux emprunteurs comme anciens qui seront les clients rentables de demain. Le crédit immobilier est un produit d'appel qui leur permet de capter les consommateurs sur le long terme

Pour décrocher la meilleure offre de rachat pour votre prêt immobilier, faites-vous accompagner d'un courtier qui saura négocier à votre place le taux le plus performant et les conditions les plus avantageuses. Si les taux sont faibles quel que soit l'établissement, quelques points de différence entre deux offres ont un impact non négligeable sur le coût global de votre emprunt.

Si votre situation financière s'est dégradée en raison de la crise économique, vous n'aurez d'alternative que de renégocier avec votre banque. Saisissez la faiblesse des taux pour qu'elle consente à ajuster vos mensualités à votre réelle capacité de remboursement. Son objectif comme le vôtre est que le crédit aille à son terme, sans défaut de paiement.

Rachat de crédit immobilier : déléguez l'assurance pour optimiser le coût

Une opération de rachat de crédit immobilier a une action sur le taux d'intérêt, voire sur la durée d'emprunt ; elle en a une également sur l'assurance emprunteur. En faisant racheter votre prêt par une banque concurrente, vous résiliez le contrat d'assurance initial pour en souscrire un nouveau, adossé au nouveau crédit. La banque qui rachète votre prêt va systématiquement vous proposer son contrat groupe. Faites valoir votre droit au libre choix de l'assurance.

L'opportunité vous est donnée d'utiliser la délégation d'assurance comme levier principal d'économies. Actuellement, en raison du niveau bas des taux, l'assurance de prêt immobilier coûte aussi cher voire plus que les intérêts d'emprunt

Seuls les contrats externes vous permettent de réduire drastiquement cette dépense contrainte, car la couverture est personnalisée, adaptée à votre situation, à l’inverse des contrats bancaires conçus pour une communauté d’assurés. 

Sollicitez les conseils avisés des experts de Magnolia.fr pour sélectionner le contrat d'assurance de prêt immobilier le plus compétitif. Les économies se chiffrent en milliers d'euros sur la durée de remboursement du nouveau crédit, les assurances déléguées étant deux à quatre fois moins onéreuses que les offres des bancassureurs.

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Assurance de prêt immobilier : forte baisse des tarifs depuis 2020

Les primes d’assurance de prêt immobilier connaissent une tendance à la baisse ces dernières années. Contrairement aux autres types d’assurances qui ont vu leurs prix augmenter, et même fortement, l’assurance emprunteur devient financièrement plus accessible. Cette diminution des coûts s’explique notamment par la concurrence accrue entre les banques et les assureurs externes, également par l’évolution de la réglementation en faveur des consommateurs. Qui sont les principaux bénéficiaires de cette baisse ? Comment en tirer le meilleur parti ? Décryptage. Tarifs assurance emprunteur : une baisse moyenne de 27 % sur 5 ans Une étude menée par le comparateur en ligne Magnolia.fr révèle que les prix des assurances emprunteur ont chuté de 27 % en moyenne entre 2020 et 2025. Cette évolution va à contre-courant de la hausse généralisée des autres assurances  (variation sur 10 ans) : +16 % pour les assurances auto +35 % pour l’assurance habitation +50 % pour les mutuelles santé. La principale raison de cette baisse est l’ouverture du marché grâce à des réformes législatives successives qui ont favorisé la libre concurrence. Dernière en date, la loi Lemoine a simplifié la résiliation et la substitution des contrats d’assurance de prêt immobilier, permettant aux consommateurs de trouver des offres mieux adaptées à leur profil et à des tarifs plus avantageux que le contrat initial. Depuis 2022, vous pouvez changer d’assurance de prêt immobilier en cours de prêt à tout moment, sans attendre la date d’échéance autrefois requise par les dispositifs précédents (loi Hamon, amendement Bourquin). Cette opportunité peut être saisie dès le lendemain de la signature de l’offre de crédit pour optimiser les économies potentielles. Les emprunteurs de plus de 45 ans : grands gagnants de la baisse des tarifs L’étude de Magnolia.fr met en lumière que les emprunteurs âgés de 45 ans et plus ont bénéficié de la plus forte réduction tarifaire, avec une baisse moyenne de 35 %. Cette tendance s’explique par l’apparition d’offres plus spécifiques chez les assureurs alternatifs, qui permettent aux profils plus âgés d’obtenir des conditions plus favorables. Les personnes présentant un risque aggravé de santé profitent également de ces nouvelles opportunités. Grâce à l’assouplissement des critères et à la suppression du questionnaire médical sous certaines conditions (prêt inférieur ou égal à 200 000€ et remboursé avant le 60e anniversaire de l’emprunteur), elles ont désormais accès à des contrats plus compétitifs sans surprime pour raisons de santé. Les jeunes emprunteurs, âgés de 25 à 40 ans, ne sont pas en reste avec une diminution moyenne des tarifs de 20 %. Déjà avantagés par des primes plus basses grâce à leur profil jugé moins risqué, ils voient l’écart avec les assurances de groupe des banques se creuser davantage en leur faveur. Bancassureurs et alternatifs : une concurrence qui tire les prix vers le bas L’essor des assureurs alternatifs a profondément modifié le marché de l’assurance emprunteur. Alors que les banques continuent de proposer des assurances de groupe aux tarifs souvent élevés pour cause de mutualisation, les prestataires spécialisés offrent des contrats sur-mesure, plus compétitifs et mieux adaptés aux besoins individuels. L’application de la loi Lemoine a joué un rôle clé dans cette transformation. La flexibilité accrue permise par la substitution à tout moment a encouragé davantage de consommateurs à comparer les offres et à opter pour des solutions plus avantageuses. À garanties équivalentes, principe obligatoire pour que la banque accepte une offre externe, la délégation de contrat permet de diviser par 2 à 4 le coût d’une assurance emprunteur. Pour un prêt immobilier de 250 000€ sur 20 ans, le gain moyen est estimé entre 5 000€ et 15 000€. Comparer les offres pour optimiser son assurance emprunteur Vous pouvez faire des économies sur votre assurance de prêt immobilier quand vous le souhaitez, en amont comme en aval. Au moment de la souscription du crédit Grâce à la loi Lagarde, les emprunteurs peuvent choisir une assurance externe dès la signature du prêt, à condition que les garanties soient équivalentes à celles proposées par la banque. La délégation d’assurance permet souvent d’obtenir une assurance jusqu’à 60% moins chère. En cours de prêt Il est possible de changer d’assurance emprunteur à tout moment grâce à la loi Lemoine. Vous n’avez aucun préavis à respecter, uniquement le principe d’équivalence de niveau de garanties. Plus tôt vous choisissez une assurance plus avantageuse, plus vous réalisez d’économies sur l’ensemble de la durée du prêt. Un écart de prime de quelques dizaines d’euros par mois peut représenter des milliers d’euros d’économies sur plusieurs années. Négocier son assurance de prêt : premier levier d’économies Beaucoup d’emprunteurs se concentrent uniquement sur le taux d’intérêt de leur prêt, négligeant l’impact du coût de l’assurance. Pourtant, optimiser son assurance emprunteur peut générer des économies encore plus importantes qu’une légère baisse du taux de crédit. Sachez que l’assurance pèse en moyenne un tiers du coût global d’un prêt immobilier, soit la deuxième dépense après les intérêts d’emprunt. Prenons un exemple concret : Critère  Scénario initial  Scénario avec taux d’intérêts réduit Scénario avec taux assurance réduit Scénario combinant taux d’intérêts et taux d’assurance réduits Montant de l’emprunt 250 000 € 250 000 € 250 000 € 250 000 € Durée 20 ans 20 ans 20 ans 20 ans Taux nominal 3,50 % 3,40 % 3,50 % 3,40 % Coût total intérêts 97 976 € 94 901 € 97 976 € 94 901 € Taux assurance 0,34 % 0,34 % 0,16 % 0,16 % Cotisation annuelle assurance 852 € 852 € 396 € 396 € Coût total assurance 17 000 € 17 000 € 7 920 € 7 920 € Économie sur les intérêts - 3 075 € - 3 075 € Économie sur l’assurance - - 9 080 € 9 080 € Économie totale - 3 075 € 9 080 € 12 155 € Ce cas illustre l’importance de comparer et renégocier son assurance de prêt autant, sinon plus, que son taux d’intérêts. Miser uniquement sur la négociation du taux de crédit peut être une erreur si le coût de l’assurance est négligé. Un marché de l’assurance de prêt en pleine mutation au bénéfice des emprunteurs L’évolution du marché de l’assurance emprunteur en 2025 marque une véritable rupture avec les pratiques passées. L’ouverture à la concurrence, soutenue par les évolutions législatives, a permis de tirer les prix vers le bas et d’offrir des conditions plus avantageuses à un plus large panel d’emprunteurs. Comparer les offres via des outils en ligne spécialisés est aujourd’hui un réflexe essentiel pour toute personne souscrivant un crédit immobilier. Avec des écarts de prix significatifs entre les assurances de groupe et les contrats alternatifs, la vigilance et l’anticipation peuvent permettre de réaliser plusieurs milliers d’euros d’économies sur la durée totale d’un prêt. Un avantage non négligeable dans un contexte économique où la maîtrise des coûts est une priorité pour de nombreux ménages.

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Crédit immobilier avril 2025 : déjà la fin de la baisse des taux ?

Depuis le début de l'année 2024, les taux immobiliers ont connu une baisse progressive et constante, partant de 4,50% pour atteindre environ 3,20 % en mars 2025. Pourtant, un retournement de tendance pourrait être imminent, selon plusieurs experts du secteur. En cause, l'évolution des Obligations Assimilables du Trésor (OAT) à 10 ans, qui restent autour de 3,5 %, et un contexte économique et géopolitique incertain. L'OAT 10 ans : Un indicateur clé pour les banques L'OAT 10 ans, un emprunt d'État servant de référence pour les taux de crédit immobilier, est un indicateur particulièrement scruté par les établissements bancaires. La corrélation entre l'évolution des OAT et les taux immobiliers est forte. Actuellement, cet indice oscille autour de 3,5 %, ce qui pourrait encourager certaines banques à ajuster leurs taux. En ce début avril, le taux moyen pour un prêt immobilier sur 20 ans se situe autour de 3,20% (hors assurance emprunteur et coût des sûretés). La différence entre l’OAT 10 ans et les taux d’emprunt est à l’avantage de ces derniers, ce qui est un contresens économique (voir plus bas). Si cette tendance haussière de l’OAT 10 ans se confirme, plusieurs établissements pourraient opter pour une hausse modérée, de l'ordre de 10 à 20 points de base. Toutefois, d'autres banques pourraient préférer une stabilisation, notamment en raison d'objectifs commerciaux élevés et de la nécessité d'attirer de nouveaux emprunteurs. Des taux en hausse en avril, mais pas de panique Malgré les premiers signaux de remontée des taux, certains courtiers se veulent rassurants. Comme indiqué plus haut, l’évolution reste contenue à 0,10 voire 0,20 point. Plusieurs facteurs influencent la fixation des taux de crédit, parmi lesquels : Le coût des ressources financières des banques Les taux directeurs de la Banque Centrale Européenne (BCE) Les stratégies commerciales des établissements prêteurs. Certaines banques proposent des offres attractives, qui viennent compléter le prêt initial. Par exemple, le Crédit Agricole propose jusqu'en juin un taux réduit à 1,99 % jusqu’à 25 000 € pour le financement d'un premier logement. Le Crédit Mutuel, quant à lui, met en avant un prêt de 30 000 euros à un taux fixe de 0,99 %. LCL accorde à ceux qui achètent dans le neuf un prêt jusqu’à 50 000 € sans intérêts bancaires, cumulable avec le nouveau PTZ, une aubaine pour les primo-accédants à compter d’avril 2025. Rappelons que votre crédit à l'habitat doit être garanti par une assurance de prêt qui rembourse la banque en cas d’aléas de la vie (décès, invalidité, incapacité de travail). L’assurance emprunteur est le premier levier pour diminuer le coût d’un prêt immobilier. Appuyez-vous sur la réglementation pour optimiser cette dépense contrainte. Grâce à la délégation d’assurance emprunteur, vous pouvez économiser des centaines voire des milliers d’euros sur la durée de votre crédit, les offres externes étant jusqu'à 4 fois moins chères que les assurances proposées au sein des banques prêteuses. Quels sont les facteurs à surveiller pour les prochains mois ? Si la stabilisation des taux se profile pour avril, plusieurs éléments pourraient influencer leur évolution à la hausse ou à la baisse à moyen terme. Parmi eux : Le contexte géopolitique : un apaisement du conflit en Ukraine pourrait favoriser une baisse des taux, tandis qu'une intensification des tensions entraînerait une hausse. Les politiques budgétaires européennes : le niveau d'endettement des États, notamment de la France et de l'Allemagne, peut rehausser les taux obligataires et, par ricochet, les taux immobiliers. Les décisions de la BCE : bien que la dernière baisse des taux directeurs du 12 mars soit perçue comme un signal positif, les banques restent prudentes avant d'ajuster massivement leurs offres. Une période d'attentisme avant un possible rebond Pour l'instant, les hausses ne sont ni généralisées ni significatives, et les emprunteurs présentant les meilleurs profils peuvent encore bénéficier de taux attractifs, parfois même sous la barre des 3 %. Cependant, les conditions d'accès au crédit risquent de se durcir dans les mois à venir. Contrairement à certaines idées reçues, les banques ne disposent pas d'un accès illimité aux liquidités de la BCE. Elles doivent se financer sur les marchés financiers, où elles entrent en concurrence avec les emprunts d'État pour attirer les investisseurs. Cette contrainte structurelle explique pourquoi une remontée durable des OAT pourrait inévitablement se répercuter sur les taux immobiliers. Conclusion Les semaines à venir seront déterminantes pour l'évolution des taux de crédit immobilier. Si une stabilisation est attendue à court terme, une reprise progressive des hausses n'est pas à exclure d'ici la fin du premier semestre 2025. Pour les emprunteurs, il peut être judicieux de profiter des conditions actuelles avant une éventuelle remontée plus marquée des taux. Emprunter maintenant !