Âge limite en assurance de prêt


L'accès au crédit immobilier ne s'arrête pas à un âge défini. De plus en plus de seniors souhaitent réaliser des projets immobiliers, que ce soit pour améliorer leur confort de vie, investir dans une résidence secondaire, ou aider leurs enfants à s'installer. Cependant, l'obtention d'une assurance de prêt, élément indispensable pour décrocher un crédit, peut devenir complexe au-delà de 60 ans. Dans cet article complet, nous allons explorer les différentes limites d'âge appliquées par les assureurs, comprendre les critères qui influencent l'acceptation d'un dossier, et découvrir les solutions alternatives qui s'offrent aux emprunteurs seniors.


L'âge limite pour souscrire une assurance de prêt : ce qu'il faut savoir

L'assurance emprunteur couvre les risques de décès, d'invalidité et d'incapacité de travail. Pour les établissements bancaires, elle représente une garantie essentielle avant d'accorder un prêt immobilier. Mais existe-t-il réellement un âge limite pour souscrire une assurance de prêt ? Cette question préoccupe de nombreux emprunteurs seniors, d'autant plus que les pratiques varient considérablement d'un assureur à l'autre.

Quelles sont les limites d'âge officielles des assureurs ?

Contrairement à une idée reçue, il n'existe pas de limite d'âge légale pour souscrire une assurance emprunteur. Cependant, chaque compagnie d'assurance définit ses propres règles en fonction de sa politique de risque. En pratique, on observe généralement les seuils suivants :

  • Assurances bancaires classiques : La plupart fixent une limite à 65 ans à la souscription.
  • Assurances alternatives : Certaines acceptent des souscriptions jusqu'à 85 ans.
  • Courtiers spécialisés : Ils peuvent négocier des conditions particulières au-delà des limites standard.

Il est important de noter que ces limites concernent l'âge à la souscription et non l'âge en fin de prêt. De nombreux contrats stipulent également un âge maximum en fin de prêt, généralement situé à 75 ans pour les contrats bancaires et entre 80 et 90 ans pour les offres alternatives.

L'impact de la loi Lemoine sur les seniors emprunteurs

Entrée en vigueur en 2022, la loi Lemoine a considérablement amélioré la situation des emprunteurs en leur permettant de changer d'assurance à tout moment, sans frais ni pénalités. Cette réforme profite à tous les emprunteurs et notamment aux seniors qui paient le prix fort en raison de leur âge, et qui peuvent désormais :

  • Comparer plus facilement les offres d'assurance
  • Bénéficier d'une mise en concurrence favorable à la baisse des tarifs
  • Adapter leur couverture à l'évolution de leur situation

Grâce à cette loi, un senior peut souscrire initialement à l'assurance groupe proposée par sa banque, puis la remplacer quand il le souhaite par un contrat plus compétitif, à garanties équivalentes.

Pour bien comprendre les écarts de tarifs entre un jeune emprunteur et un emprunteur senior, voici les taux moyens d’assurance par tranche d’âge : 

Tranche d’âge

Taux moyens d’assurance sur capital emprunté

20 - 30 ans

entre 0,10 % et 0,38 %

30 - 45 ans

entre 0,12% et 0,45 %

45 - 55 ans

entre 0,35 % et 0,65 %

55 - 65 ans

entre 0,50 % et 1 %

au-delà de 65 ans

1 % et plus

Pour un prêt immobilier de 200 000€ sur 20 ans, un emprunteur de 30 ans paiera son assurance entre 4 000€ et 15 200€, tandis qu’un senior de 60 ans entre 20 000€ et 40 000€.

Différence entre âge à la souscription et âge en fin de prêt

Pour bien comprendre les contraintes liées à l'âge, il faut distinguer deux notions essentielles :

  • L'âge à la souscription : C'est votre âge au moment où vous signez le contrat d'assurance.
  • L'âge en fin de prêt : C'est l'âge que vous aurez lorsque votre crédit sera intégralement remboursé.

Par exemple, si vous souscrivez un prêt à 65 ans sur une durée de 15 ans, votre âge en fin de prêt sera de 80 ans. Cette projection est déterminante car de nombreux assureurs imposent un âge maximum en fin de prêt, qui peut aller 90 ans pour les contrats individuels proposés par les assureurs concurrents des banques.

Le tableau ci-dessous récapitule les limites d'âge pratiquées par plusieurs assureurs majeurs du marché français pour souscrire la garantie décès :

Assureur

Âge max. à la souscription

Âge max. en fin de prêt

CNP Assurances

65 ans

75 ans

Cardif

85 ans

90 ans

April

80 ans

90 ans

AXA

85 ans

90 ans

SwissLife

85 ans

90 ans

MetLife

85 ans

90 ans

Generali

75 ans

85 ans

Ces chiffres sont indicatifs et peuvent évoluer selon les politiques commerciales des assureurs et les caractéristiques spécifiques de chaque dossier.

Pour les autres garanties (PTIA, ITT, IPT et IPP), la souscription est possible jusqu’à 64 ans, pour une cessation à 65 ans au plus tard, ou à l’âge de départ à la retraite ou préretraite. Certains contrats maintiennent les garanties invalidité/incapacité jusqu’à 70 ans, voire jusqu’au 31 décembre de votre 71e anniversaire si vous poursuivez une activité professionnelle rémunérée.

Quels sont les critères d'éligibilité au-delà de l'âge ?

L'état de santé : facteur déterminant pour les seniors

Souscrire une assurance de prêt immobilier après 60 ans n’est pas uniquement freinée par l’âge. L'état de santé demeure le facteur le plus déterminant pour l'acceptation d'un dossier d'assurance emprunteur chez les seniors. Les assureurs évaluent le risque principalement à travers :

  • Le questionnaire de santé assurance de prêt immobilier : Document obligatoire qui recense vos antécédents médicaux et traitements en cours.
  • Les examens médicaux complémentaires : Souvent exigés après 55 ans (analyses sanguines, électrocardiogramme, test d’effort, etc.).
  • Le rapport du médecin traitant : Parfois demandé pour avoir une vision plus complète de votre état de santé.

La compagnie d’assurance peut vous imposer une visite médicale dans un centre agréé, remboursée ou à vos frais.

Un senior en excellente santé aura naturellement plus de facilités à obtenir une assurance de prêt qu'une personne plus jeune présentant des pathologies importantes. C'est pourquoi certains assureurs préfèrent évaluer chaque dossier individuellement plutôt que d'appliquer une limite d'âge stricte.

L'impact du montant et de la durée du prêt

Deux autres facteurs influencent considérablement l'acceptation d'un dossier d'assurance pour les seniors :

  1. Le montant emprunté : Plus la somme est élevée, plus l'assureur sera vigilant. Les prêts de faible montant (moins de 100 000 euros) sont généralement plus facilement assurables pour les seniors.
  2. La durée du crédit : Les prêts courts (5 à 10 ans) sont privilégiés par les assureurs pour les emprunteurs âgés, car ils limitent la période d'exposition au risque.

Par exemple, un senior de 70 ans souhaitant emprunter 50 000 euros sur 7 ans aura plus de chances d'obtenir une assurance qu'un emprunteur de 65 ans demandant 200 000 euros sur 15 ans.

La nature du projet immobilier

Le type de projet immobilier peut également influencer la décision de l'assureur :

  • Résidence principale : Généralement vue favorablement, notamment si elle est adaptée aux besoins futurs (plain-pied, proximité des services).
  • Investissement locatif : Peut être perçu positivement car générant des revenus complémentaires.
  • Résidence secondaire : non prioritaire, donc potentiellement plus difficile à assurer.

Un projet immobilier bien réfléchi, tenant compte des besoins liés au vieillissement, sera plus susceptible de convaincre un assureur de la pertinence du prêt.

Quelles sont les solutions adaptées aux seniors pour l'assurance emprunteur ?

Les contrats spécifiques seniors

Face à la demande croissante des emprunteurs âgés, certaines compagnies ont développé des produits d'assurance spécifiquement conçus pour les seniors :

  • Couverture décès uniquement : Ces contrats se concentrent sur la garantie décès, en excluant l'incapacité de travail et l'invalidité, sans pertinence pour les retraités.
  • Formules avec questionnaire de santé allégé : Pour les montants modérés et les durées courtes.

Ces offres spécialisées permettent souvent d'obtenir une couverture adaptée à des tarifs plus raisonnables que les contrats standard.

Le recours aux courtiers spécialisés

Pour maximiser vos chances d'obtenir une assurance de prêt après 65 ans, le recours à un courtier spécialisé dans le crédit senior peut s'avérer particulièrement judicieux. Ces professionnels offrent plusieurs avantages :

  • Connaissance approfondie du marché : Ils identifient rapidement les assureurs les plus susceptibles d'accepter votre profil.
  • Négociation personnalisée : Ils peuvent obtenir des dérogations ou des aménagements de contrat.
  • Accompagnement dans la constitution du dossier médical : Leur expertise permet de présenter votre situation sous le meilleur angle.

Quelles sont les garanties essentielles pour un senior emprunteur ?

Les garanties d’une assurance de prêt senior n’ont pas la même pertinence que celles d’un contrat standard pour un emprunteur plus jeune en raison de la limite d’âge en fin de prêt :

  • Garantie décès : Fondamentale et obligatoire, elle protège vos héritiers en cas de décès avant le remboursement intégral du prêt. Elle constitue la couverture socle de tout contrat emprunteur.
  • Garantie PTIA (Perte Totale et Irréversible d'Autonomie) : Importante car le risque de dépendance augmente avec l'âge.
  • Garanties IPT (Invalidité Permanente Totale) et IPP (Invalidité Permanente Partielle) : Peuvent être utiles mais leur coût augmente significativement avec l'âge.
  • Garantie ITT (Incapacité Temporaire de Travail) : couvre les arrêts de travail ; est souvent exclue des contrats seniors (au-delà de 65 ans).

Important : les garanties IPP/IPT sont déclenchées uniquement si vous êtes déclaré en invalidité (minimum 33%) suite à la prolongation de votre arrêt de travail précédemment couvert par la garantie ITT.

Si vous avez plus de 65 ans lors de la demande de prêt, seule la garantie décès vous sera accordée, éventuellement complétée par la garantie PTIA si vous avez moins de 70 ans (selon les contrats).

Un contrat bien adapté se concentrera sur les garanties réellement utiles, ce qui permet également de limiter le coût global de l'assurance.

Attention : certaines offres bancaires sont packagées, et incluent des garanties qui peuvent vous être superflues, comme la garantie ITT si vous êtes déjà à la retraite ou pré-retraité. Vous êtes obligé de la souscrire si vous sélectionnez un tel contrat.

Comprendre la tarification de l'assurance de prêt senior

Les facteurs qui influencent le coût de l'assurance

Le coût d'une assurance de prêt pour un senior dépend de plusieurs facteurs clés :

  1. L'âge : Principal facteur de tarification, avec des augmentations exponentielles après 65 ans.
  2. L'état de santé : Des pathologies préexistantes peuvent entraîner des surprimes.
  3. Les garanties choisies : Plus elles sont étendues, plus le coût est élevé.
  4. Le montant et la durée du prêt : Ils déterminent l'engagement financier de l'assureur.
  5. Le type de contrat : Groupe bancaire ou assurance individuelle.

Pour illustrer l'impact de l'âge, voici une estimation des taux annuels effectifs d'assurance emprunteur (garantie décès uniquement) selon l'âge :

Âge de l’emprunteur

Taux annuel effectif assurance (TAEA)

55 ans

0,50 % à 0,70 %

60 ans

0,70 % à 0,90 %

65 ans

0,90 % à 1,30 %

70 ans

1,30 % à 1,80 %

75 ans

1,80 % à 2,50 %

80 ans et plus

2,50 % à 4,00 %

Ces taux sont donnés à titre indicatif et peuvent varier significativement selon les critères mentionnés précédemment.

Le TAEA ne doit pas être confondu avec le taux d’assurance sur capital emprunté (tableau plus haut). Le TAEA représente le poids de l’assurance dans le coût total du prêt exprimé par le TAEG (Taux Annuel Effectif Global).

Exemple : 

  • prêt de 200 000€ sur 20 ans au taux nominal de 3,45%
  • assurance bancaire au taux de 0,65%
  • frais de dossier : 800 €
  • frais de garantie (hypothèque ou caution) : 2 100 €
  • TAEG = 4,75 %
TAEA = TAEG - TAEG sans assurance, soit 4,75 % - 3,68 % = 1,07 %

Comparaison entre assurance groupe et délégation d'assurance

Pour un senior, le choix entre l'assurance groupe proposée par la banque et une assurance individuelle (délégation d'assurance) peut avoir un impact considérable sur le coût total :

Assurance groupe (contrat bancaire) :

  • Avantages : Simplicité, acceptation facilitée, pas d'examen médical approfondi pour les petits montants
  • Inconvénients : Tarifs souvent plus élevés pour les seniors, moindre personnalisation des garanties, exclusion de nombreux risques, offres parfois packagées

Délégation d'assurance :

  • Avantages : Tarifs potentiellement plus avantageux, couverture adaptée aux besoins spécifiques
  • Inconvénients : Processus de souscription parfois plus complexe, examens médicaux potentiellement plus poussés

Selon une étude de l'UFC-Que Choisir, un emprunteur senior peut économiser en moyenne 40% sur le coût total de son assurance en optant pour une délégation d'assurance plutôt que pour le contrat groupe de sa banque.

Stratégies pour réduire le coût de l'assurance de prêt senior

Plusieurs stratégies peuvent être mises en œuvre pour optimiser le coût de votre assurance de prêt :

  1. La quotité d'assurance de prêt : Si vous empruntez en couple, répartir la quotité (par exemple 70%/30% plutôt que 100%/100%) peut réduire significativement le coût global.
  2. La limitation des garanties : Se concentrer sur la garantie décès et PTIA, en excluant les garanties moins pertinentes voire inutiles pour un retraité.
  3. La mise en concurrence systématique : Comparer plusieurs offres et renégocier grâce à la loi Lemoine.
  4. La souscription d'une assurance de prêt à capital restant dû plutôt qu’à capital initial : Le montant assuré diminue au fur et à mesure des remboursements, ce qui réduit la prime d'assurance.

Ces stratégies, combinées à un accompagnement professionnel, peuvent permettre d'économiser plusieurs milliers d'euros sur la durée totale du prêt.

Comment optimiser votre demande d'assurance de prêt après 60 ans

Préparer son dossier médical

La préparation minutieuse de votre dossier médical est essentielle pour maximiser vos chances d'acceptation :

  1. Anticiper les examens médicaux : Réaliser un bilan complet avant même de débuter les démarches peut vous permettre d'identifier et de traiter d'éventuels problèmes.
  2. Rassembler vos antécédents médicaux : Préparez un historique médical complet et précis, incluant les traitements suivis et leur efficacité.
  3. Obtenir un avis préalable de votre médecin : Son évaluation peut vous aider à déterminer si certaines pathologies risquent de poser problème.
  4. Être transparent mais précis : Ne dissimulez aucune information. Toute fausse déclaration en assurance emprunteur génère un risque de nullité du contrat. Contextualisez vos réponses pour éviter les malentendus.

Un dossier médical bien préparé augmente significativement vos chances d'acceptation et peut vous éviter des surprimes injustifiées.

Adapter la durée et le montant du prêt

Pour faciliter l'obtention d'une assurance emprunteur à un âge avancé, envisagez d'ajuster les caractéristiques de votre prêt :

  • Privilégier les durées courtes : Un crédit sur 7 à 10 ans sera plus facilement assurable qu'un prêt sur 15 ou 20 ans.
  • Augmenter l'apport personnel : Réduire le montant emprunté diminue le risque pour l'assureur.
  • Fractionnez votre projet : Si possible, réalisez votre projet en plusieurs étapes pour réduire le montant de chaque emprunt.

Par exemple, plutôt que d'emprunter 200 000 euros sur 15 ans à 70 ans, envisagez d'emprunter 100 000 euros sur 10 ans, quitte à compléter par un crédit travaux ultérieur si nécessaire.

Les alternatives en cas de refus d'assurance de prêt pour senior

La caution hypothécaire renforcée

En cas de difficulté à obtenir une assurance emprunteur, la caution hypothécaire renforcée peut constituer une alternative viable :

  • Principe : Un autre bien immobilier sert de garantie principale au prêt.
  • Avantages : Peut remplacer partiellement l'assurance emprunteur, simplicité de mise en place.
  • Inconvénients : N'offre pas de protection à vos héritiers, peut diminuer leur patrimoine.

Cette solution est particulièrement adaptée aux seniors sans héritiers directs ou possédant déjà un patrimoine immobilier significatif.

Le nantissement de placements financiers

Une autre alternative consiste à nantir des actifs financiers au profit de la banque :

  • Principe : Vos placements (assurance-vie, portefeuille-titres) sont bloqués au profit du prêteur.
  • Avantages : Peut remplacer tout ou partie de l'assurance, les actifs continuent de générer des rendements.
  • Inconvénients : Nécessite de disposer d'un patrimoine financier conséquent.

Pour être efficace, le montant des placements nantis doit généralement représenter au moins 120% du capital emprunté.

La co-souscription avec un emprunteur plus jeune

L'association avec un co-emprunteur plus jeune (enfant, neveu, etc.) peut faciliter l'obtention d'une assurance :

  • Principe : Le prêt est souscrit conjointement, avec une quotité d’assurance principalement portée par le plus jeune.
  • Avantages : Facilite l'acceptation du dossier, réduit le coût global de l'assurance.
  • Inconvénients : Engage la responsabilité financière du co-emprunteur, peut compliquer la transmission du bien.

Cette solution nécessite une relation de confiance solide et doit s'accompagner d'une réflexion sur la transmission patrimoniale (donation, SCI, etc.).

Le prêt viager hypothécaire

Pour les seniors propriétaires souhaitant obtenir des liquidités sans avoir à rembourser de leur vivant :

  • Principe : La banque verse une somme forfaitaire ou une rente en échange d'une hypothèque sur le bien.
  • Avantages : Pas de remboursement du vivant de l'emprunteur, donc pas besoin d'assurance.
  • Inconvénients : Montant prêté généralement limité à 30-50% de la valeur du bien, impact sur la succession.

Ce dispositif, encore peu développé en France, peut constituer une solution pour les seniors ayant des difficultés à obtenir un crédit classique.

Bien s'informer pour réussir son projet immobilier senior

L'âge ne doit pas être perçu comme un obstacle insurmontable à la réalisation d'un projet immobilier. Si les contraintes existent, notamment en matière d'assurance de prêt, de nombreuses solutions permettent aujourd'hui aux seniors d'accéder au crédit immobilier dans des conditions satisfaisantes.

Points clés à retenir :

  1. L'âge limite n'est pas absolu : Il varie considérablement selon les assureurs et peut aller jusqu'à 85-90 ans pour certains prestataires concurrents des banques.
  2. L'état de santé prime sur l'âge : Un senior en bonne santé aura souvent plus de facilités à s'assurer qu'une personne plus jeune présentant des pathologies.
  3. La mise en concurrence est essentielle : Les écarts de tarification entre assureurs peuvent atteindre 50 à 60% pour un même profil senior.
  4. Les solutions alternatives existent : Co-emprunt, nantissement, caution hypothécaire, prêt viager... De nombreuses options permettent de contourner les difficultés d'assurance.
  5. L'accompagnement professionnel fait la différence : Un courtier spécialisé multiplie significativement vos chances d'obtenir une assurance à des conditions favorables.

Avant d'entamer votre projet, prenez le temps de vous informer et de comparer les offres. N'hésitez pas à consulter plusieurs professionnels pour obtenir différents points de vue et identifier la solution la plus adaptée à votre situation personnelle.

L'allongement de l'espérance de vie et le dynamisme des seniors modifient progressivement les pratiques des assureurs et des banques. Les offres spécifiquement conçues pour les emprunteurs âgés se multiplient, témoignant d'une meilleure prise en compte de cette clientèle aux besoins spécifiques.

Avec une préparation adéquate et un accompagnement adapté, votre projet immobilier senior a toutes les chances d'aboutir, contribuant ainsi à améliorer votre qualité de vie à la retraite.


Questions fréquentes sur l'assurance de prêt pour seniors

Peut-on emprunter sans assurance après 70 ans ?

Légalement, l'assurance emprunteur n'est pas obligatoire. Cependant, dans la pratique, la quasi-totalité des établissements bancaires l'exigent, qu’on soit un emprunteur senior ou plus jeune.

Des alternatives existent néanmoins :

  • Nantissement d'actifs financiers (assurance-vie, portefeuille-titres)
  • Caution hypothécaire renforcée
  • Garanties complémentaires (caution d'un tiers, hypothèque sur un autre bien)

Ces solutions ne sont généralement acceptées que pour les emprunteurs disposant d'un patrimoine significatif ou pour des montants relativement modestes.

Que faire en cas de surprime pour raisons médicales ?

Plusieurs options s'offrent à vous :

  1. Contester la décision en apportant des éléments médicaux complémentaires (examens récents, avis de spécialistes).
  2. Solliciter une contre-expertise médicale auprès d'un autre assureur.
  3. Négocier la surprime en acceptant des exclusions de garantie sur certaines pathologies.
  4. Utiliser la convention AERAS (s'Assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé) qui peut faciliter l'accès à l'assurance malgré des problèmes de santé.
  5. Consulter un courtier spécialisé qui pourra vous orienter vers des assureurs plus souples sur certaines pathologies.

Dans tous les cas, ne vous découragez pas à la première surprime proposée : le marché de l'assurance emprunteur est très concurrentiel, et les écarts de tarification peuvent être considérables d'un assureur à l'autre.

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