Mutuelle santé : le remboursement des cures thermales en 2024

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La mutuelle santé est une assurance complémentaire qui permet de couvrir les frais de santé non pris en charge par l'Assurance Maladie. Parmi ces frais, les cures thermales font partie des prestations les plus prisées par les assurés. En effet, les cures thermales sont reconnues pour leur efficacité dans le traitement de certaines maladies comme les douleurs articulaires, le stress ou encore l'eczéma, mais leur coût peut être élevé. Il est important de faire le point sur les différents aspects liés aux cures thermales et sur leurs modalités de remboursement en 2024 pour éviter un reste à charge trop élevé.

Quelle différence entre cure thermale et thalassothérapie ?

Il convient tout d'abord de faire la distinction entre cure thermale et thalassothérapie. La cure thermale consiste à suivre un traitement dans une station thermale reconnue pour la qualité de ses eaux. Les soins prodigués sont à base d'eau thermale, de boues thermales ou encore de vapeurs. Les cures thermales peuvent durer de 18 à 21 jours selon les besoins.

La thalassothérapie quant à elle utilise l'eau de mer et les algues pour prodiguer des soins à visée curative ou préventive. Les cures de thalassothérapie durent en général entre 5 et 12 jours.

La différence principale entre ces deux types de cures est donc la nature de l'eau utilisée. Les cures thermales sont réalisées dans des stations thermales reconnues pour la qualité de leur eau alors que la thalassothérapie utilise l'eau de mer.

Quel est le coût d'une cure thermale ?

Le coût d'une cure thermale peut varier en fonction de plusieurs critères comme la durée de la cure, le type de soins prodigués ou encore la région dans laquelle la station thermale est située. En moyenne, le coût moyen d'une cure thermale est de l'ordre de 1 500 euros, mais ce prix peut être beaucoup plus élevé.

Il convient toutefois de préciser que les frais de transport et d'hébergement ne sont pas inclus dans ce tarif. Ces frais peuvent représenter une part importante du budget global de la cure.

Comment est remboursée la cure thermale ?

Pour être remboursée, la cure thermale doit être prescrite par un médecin. La prise en charge se limite à une cure par an pour une durée de 18 jours consécutifs. La cure doit traiter uniquement l’un des douze groupes de pathologies listées par la Sécu :

  • Troubles des voies respiratoires
  • Rhumatologie
  • Affection digestive
  • Affection urinaire
  • Dermatologie
  • Neurologie
  • Maladie cardio-artérielle
  • Gynécologie
  • Phlébologie
  • Affection psychosomatique
  • Affection des muqueuses bucco-linguales
  • Troubles du développement chez l’enfant

Le médecin traitant remplit un questionnaire que vous joignez au formulaire Cerfa n°11139*02, accompagné de votre déclaration de ressources, le tout étant envoyé à la Sécurité Sociale. Vous recevrez ensuite un formulaire de prise en charge administrative de cure thermale et facturation à transmettre à l’établissement thermal à votre arrivée, afin qu’une partie des frais soit réglée directement par l’Assurance Maladie.

Quel remboursement par l'Assurance Maladie ?

L'Assurance Maladie prend en charge une partie des frais liés à une cure thermale. Le taux de remboursement varie selon la nature des frais (sur la base du tarif conventionné) :

  • Frais médicaux (consultations et surveillance lors de la cure) : 70%
  • Forfait thermal : 65%
  • Transport : 55%
  • Hébergement : 65% selon revenus (jusqu’à 100%)
  • Soins de confort : 0%
  • Indemnités journalières en cas d’arrêt de travail : selon les revenus

Le projet de financement de la Sécurité Sociale 2023 avait prévu dans un premier temps de dérembourser les cures thermales. Leur prise en charge par le régime général a finalement été sauvée des eaux ! L’amendement qui prévoyait de conditionner le remboursement à des preuves scientifiques n’a pas été retenu. Les cures thermales coûtent chaque année 270 millions d’euros à Ameli selon la Cour des comptes. Les remboursements représentent les trois quarts du chiffre d’affaires des établissements thermaux.

Quel remboursement par la mutuelle ?

Le remboursement des cures thermales par la mutuelle santé dépend du contrat souscrit. Ainsi, certains contrats prévoient un remboursement partiel ou total des frais liés à la cure thermale. Le niveau de remboursement peut être très variable d’un contrat à l’autre et des garanties souscrites. Rarement, la mutuelle santé complète la totalité du reste à charge après intervention de l’Assurance Maladie. Renseignez-vous au préalable auprès de votre organisme complémentaire pour éviter un refus de remboursement, alors que les frais sont déjà engagés.

Le forfait cure thermale proposé par les mutuelles prévoit un taux de remboursement allant de 100% à 250% du tarif conventionné, complété souvent par une somme pouvant aller jusqu’à 300€.

Pour obtenir un remboursement de votre mutuelle santé, vous devez fournir à l’organisme complémentaire une facture détaillée de la cure thermale et une ordonnance du médecin traitant.

Les cures thermales peuvent être une solution efficace pour soulager les douleurs chroniques et les pathologies diverses. Cependant, leur coût peut être élevé, d'où l'importance de bien comprendre les remboursements proposés par l'Assurance Maladie et les organismes complémentaires. Les mutuelles santé sont un complément indispensable pour couvrir le reste à charge et permettre à chacun de bénéficier d'une cure thermale sans se ruiner. Pour trouver la mutuelle santé la plus adaptée à ses besoins, il est recommandé d'utiliser un comparateur de mutuelle santé en ligne.

Si vous n’êtes pas satisfait de votre mutuelle santé, résiliez le contrat ! Depuis décembre 2020, la réglementation vous permet de changer de mutuelle santé à tout moment après une année de souscription. Les tarifs de mutuelle santé augmentent de 8% en 2025. Ne subissez pas ! Vous recherchez une mutuelle senior ou une mutuelle santé pas chère ? Mettez les meilleures offres du marché en concurrence et économisez jusqu’à 200€ par an à garanties équivalentes.

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Choisir sa mutuelle santé senior : les 5 erreurs à éviter en 2025

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Assurance de prêt immobilier : forte baisse des tarifs depuis 2020

Les primes d’assurance de prêt immobilier connaissent une tendance à la baisse ces dernières années. Contrairement aux autres types d’assurances qui ont vu leurs prix augmenter, et même fortement, l’assurance emprunteur devient financièrement plus accessible. Cette diminution des coûts s’explique notamment par la concurrence accrue entre les banques et les assureurs externes, également par l’évolution de la réglementation en faveur des consommateurs. Qui sont les principaux bénéficiaires de cette baisse ? Comment en tirer le meilleur parti ? Décryptage. Tarifs assurance emprunteur : une baisse moyenne de 27 % sur 5 ans Une étude menée par le comparateur en ligne Magnolia.fr révèle que les prix des assurances emprunteur ont chuté de 27 % en moyenne entre 2020 et 2025. Cette évolution va à contre-courant de la hausse généralisée des autres assurances  (variation sur 10 ans) : +16 % pour les assurances auto +35 % pour l’assurance habitation +50 % pour les mutuelles santé. La principale raison de cette baisse est l’ouverture du marché grâce à des réformes législatives successives qui ont favorisé la libre concurrence. Dernière en date, la loi Lemoine a simplifié la résiliation et la substitution des contrats d’assurance de prêt immobilier, permettant aux consommateurs de trouver des offres mieux adaptées à leur profil et à des tarifs plus avantageux que le contrat initial. Depuis 2022, vous pouvez changer d’assurance de prêt immobilier en cours de prêt à tout moment, sans attendre la date d’échéance autrefois requise par les dispositifs précédents (loi Hamon, amendement Bourquin). Cette opportunité peut être saisie dès le lendemain de la signature de l’offre de crédit pour optimiser les économies potentielles. Les emprunteurs de plus de 45 ans : grands gagnants de la baisse des tarifs L’étude de Magnolia.fr met en lumière que les emprunteurs âgés de 45 ans et plus ont bénéficié de la plus forte réduction tarifaire, avec une baisse moyenne de 35 %. Cette tendance s’explique par l’apparition d’offres plus spécifiques chez les assureurs alternatifs, qui permettent aux profils plus âgés d’obtenir des conditions plus favorables. Les personnes présentant un risque aggravé de santé profitent également de ces nouvelles opportunités. Grâce à l’assouplissement des critères et à la suppression du questionnaire médical sous certaines conditions (prêt inférieur ou égal à 200 000€ et remboursé avant le 60e anniversaire de l’emprunteur), elles ont désormais accès à des contrats plus compétitifs sans surprime pour raisons de santé. Les jeunes emprunteurs, âgés de 25 à 40 ans, ne sont pas en reste avec une diminution moyenne des tarifs de 20 %. Déjà avantagés par des primes plus basses grâce à leur profil jugé moins risqué, ils voient l’écart avec les assurances de groupe des banques se creuser davantage en leur faveur. Bancassureurs et alternatifs : une concurrence qui tire les prix vers le bas L’essor des assureurs alternatifs a profondément modifié le marché de l’assurance emprunteur. Alors que les banques continuent de proposer des assurances de groupe aux tarifs souvent élevés pour cause de mutualisation, les prestataires spécialisés offrent des contrats sur-mesure, plus compétitifs et mieux adaptés aux besoins individuels. L’application de la loi Lemoine a joué un rôle clé dans cette transformation. La flexibilité accrue permise par la substitution à tout moment a encouragé davantage de consommateurs à comparer les offres et à opter pour des solutions plus avantageuses. À garanties équivalentes, principe obligatoire pour que la banque accepte une offre externe, la délégation de contrat permet de diviser par 2 à 4 le coût d’une assurance emprunteur. Pour un prêt immobilier de 250 000€ sur 20 ans, le gain moyen est estimé entre 5 000€ et 15 000€. Comparer les offres pour optimiser son assurance emprunteur Vous pouvez faire des économies sur votre assurance de prêt immobilier quand vous le souhaitez, en amont comme en aval. Au moment de la souscription du crédit Grâce à la loi Lagarde, les emprunteurs peuvent choisir une assurance externe dès la signature du prêt, à condition que les garanties soient équivalentes à celles proposées par la banque. La délégation d’assurance permet souvent d’obtenir une assurance jusqu’à 60% moins chère. En cours de prêt Il est possible de changer d’assurance emprunteur à tout moment grâce à la loi Lemoine. Vous n’avez aucun préavis à respecter, uniquement le principe d’équivalence de niveau de garanties. Plus tôt vous choisissez une assurance plus avantageuse, plus vous réalisez d’économies sur l’ensemble de la durée du prêt. Un écart de prime de quelques dizaines d’euros par mois peut représenter des milliers d’euros d’économies sur plusieurs années. Négocier son assurance de prêt : premier levier d’économies Beaucoup d’emprunteurs se concentrent uniquement sur le taux d’intérêt de leur prêt, négligeant l’impact du coût de l’assurance. Pourtant, optimiser son assurance emprunteur peut générer des économies encore plus importantes qu’une légère baisse du taux de crédit. Sachez que l’assurance pèse en moyenne un tiers du coût global d’un prêt immobilier, soit la deuxième dépense après les intérêts d’emprunt. Prenons un exemple concret : Critère  Scénario initial  Scénario avec taux d’intérêts réduit Scénario avec taux assurance réduit Scénario combinant taux d’intérêts et taux d’assurance réduits Montant de l’emprunt 250 000 € 250 000 € 250 000 € 250 000 € Durée 20 ans 20 ans 20 ans 20 ans Taux nominal 3,50 % 3,40 % 3,50 % 3,40 % Coût total intérêts 97 976 € 94 901 € 97 976 € 94 901 € Taux assurance 0,34 % 0,34 % 0,16 % 0,16 % Cotisation annuelle assurance 852 € 852 € 396 € 396 € Coût total assurance 17 000 € 17 000 € 7 920 € 7 920 € Économie sur les intérêts - 3 075 € - 3 075 € Économie sur l’assurance - - 9 080 € 9 080 € Économie totale - 3 075 € 9 080 € 12 155 € Ce cas illustre l’importance de comparer et renégocier son assurance de prêt autant, sinon plus, que son taux d’intérêts. Miser uniquement sur la négociation du taux de crédit peut être une erreur si le coût de l’assurance est négligé. Un marché de l’assurance de prêt en pleine mutation au bénéfice des emprunteurs L’évolution du marché de l’assurance emprunteur en 2025 marque une véritable rupture avec les pratiques passées. L’ouverture à la concurrence, soutenue par les évolutions législatives, a permis de tirer les prix vers le bas et d’offrir des conditions plus avantageuses à un plus large panel d’emprunteurs. Comparer les offres via des outils en ligne spécialisés est aujourd’hui un réflexe essentiel pour toute personne souscrivant un crédit immobilier. Avec des écarts de prix significatifs entre les assurances de groupe et les contrats alternatifs, la vigilance et l’anticipation peuvent permettre de réaliser plusieurs milliers d’euros d’économies sur la durée totale d’un prêt. Un avantage non négligeable dans un contexte économique où la maîtrise des coûts est une priorité pour de nombreux ménages.

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Crédit immobilier avril 2025 : déjà la fin de la baisse des taux ?

Depuis le début de l'année 2024, les taux immobiliers ont connu une baisse progressive et constante, partant de 4,50% pour atteindre environ 3,20 % en mars 2025. Pourtant, un retournement de tendance pourrait être imminent, selon plusieurs experts du secteur. En cause, l'évolution des Obligations Assimilables du Trésor (OAT) à 10 ans, qui restent autour de 3,5 %, et un contexte économique et géopolitique incertain. L'OAT 10 ans : Un indicateur clé pour les banques L'OAT 10 ans, un emprunt d'État servant de référence pour les taux de crédit immobilier, est un indicateur particulièrement scruté par les établissements bancaires. La corrélation entre l'évolution des OAT et les taux immobiliers est forte. Actuellement, cet indice oscille autour de 3,5 %, ce qui pourrait encourager certaines banques à ajuster leurs taux. En ce début avril, le taux moyen pour un prêt immobilier sur 20 ans se situe autour de 3,20% (hors assurance emprunteur et coût des sûretés). La différence entre l’OAT 10 ans et les taux d’emprunt est à l’avantage de ces derniers, ce qui est un contresens économique (voir plus bas). Si cette tendance haussière de l’OAT 10 ans se confirme, plusieurs établissements pourraient opter pour une hausse modérée, de l'ordre de 10 à 20 points de base. Toutefois, d'autres banques pourraient préférer une stabilisation, notamment en raison d'objectifs commerciaux élevés et de la nécessité d'attirer de nouveaux emprunteurs. Des taux en hausse en avril, mais pas de panique Malgré les premiers signaux de remontée des taux, certains courtiers se veulent rassurants. Comme indiqué plus haut, l’évolution reste contenue à 0,10 voire 0,20 point. Plusieurs facteurs influencent la fixation des taux de crédit, parmi lesquels : Le coût des ressources financières des banques Les taux directeurs de la Banque Centrale Européenne (BCE) Les stratégies commerciales des établissements prêteurs. Certaines banques proposent des offres attractives, qui viennent compléter le prêt initial. Par exemple, le Crédit Agricole propose jusqu'en juin un taux réduit à 1,99 % jusqu’à 25 000 € pour le financement d'un premier logement. Le Crédit Mutuel, quant à lui, met en avant un prêt de 30 000 euros à un taux fixe de 0,99 %. LCL accorde à ceux qui achètent dans le neuf un prêt jusqu’à 50 000 € sans intérêts bancaires, cumulable avec le nouveau PTZ, une aubaine pour les primo-accédants à compter d’avril 2025. Rappelons que votre crédit à l'habitat doit être garanti par une assurance de prêt qui rembourse la banque en cas d’aléas de la vie (décès, invalidité, incapacité de travail). L’assurance emprunteur est le premier levier pour diminuer le coût d’un prêt immobilier. Appuyez-vous sur la réglementation pour optimiser cette dépense contrainte. Grâce à la délégation d’assurance emprunteur, vous pouvez économiser des centaines voire des milliers d’euros sur la durée de votre crédit, les offres externes étant jusqu'à 4 fois moins chères que les assurances proposées au sein des banques prêteuses. Quels sont les facteurs à surveiller pour les prochains mois ? Si la stabilisation des taux se profile pour avril, plusieurs éléments pourraient influencer leur évolution à la hausse ou à la baisse à moyen terme. Parmi eux : Le contexte géopolitique : un apaisement du conflit en Ukraine pourrait favoriser une baisse des taux, tandis qu'une intensification des tensions entraînerait une hausse. Les politiques budgétaires européennes : le niveau d'endettement des États, notamment de la France et de l'Allemagne, peut rehausser les taux obligataires et, par ricochet, les taux immobiliers. Les décisions de la BCE : bien que la dernière baisse des taux directeurs du 12 mars soit perçue comme un signal positif, les banques restent prudentes avant d'ajuster massivement leurs offres. Une période d'attentisme avant un possible rebond Pour l'instant, les hausses ne sont ni généralisées ni significatives, et les emprunteurs présentant les meilleurs profils peuvent encore bénéficier de taux attractifs, parfois même sous la barre des 3 %. Cependant, les conditions d'accès au crédit risquent de se durcir dans les mois à venir. Contrairement à certaines idées reçues, les banques ne disposent pas d'un accès illimité aux liquidités de la BCE. Elles doivent se financer sur les marchés financiers, où elles entrent en concurrence avec les emprunts d'État pour attirer les investisseurs. Cette contrainte structurelle explique pourquoi une remontée durable des OAT pourrait inévitablement se répercuter sur les taux immobiliers. Conclusion Les semaines à venir seront déterminantes pour l'évolution des taux de crédit immobilier. Si une stabilisation est attendue à court terme, une reprise progressive des hausses n'est pas à exclure d'ici la fin du premier semestre 2025. Pour les emprunteurs, il peut être judicieux de profiter des conditions actuelles avant une éventuelle remontée plus marquée des taux. Emprunter maintenant !