Crédit immobilier : toutes les infos pour emprunter en janvier 2025

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L’année commence sous de bons auspices avec des taux toujours en baisse et des prix immobiliers eux aussi en décrue. Les conditions d’emprunt s’améliorent donc, preuve en est le repli des nouveaux taux d’usure sur les durées de remboursement les plus usitées. Taux, règles d’octroi, concurrence des banques, assurance emprunteur, voici tout ce qu’il faut savoir pour financer votre projet immobilier en janvier 2025. 

Situation des taux de crédit immobilier en janvier 2025

C’est la bonne nouvelle de ce début d’année : les taux d’emprunt continuent de se contracter. La lente décrue s’opère depuis 12 mois consécutifs, en lien avec la politique monétaire de la Banque Centrale Européenne qui a baissé 4 fois ses taux directeurs depuis juillet dernier pour soutenir l’économie en zone euro, la dérive inflationniste étant désormais jugulée.

Le coût du crédit en France est donc moins élevé qu’il y a un mois, a fortiori qu’il y a un an. Les taux moyens sur 20 ans sont en effet passés de 4,30% à 3,30% actuellement, soit un repli très net de 100 points de base.

Voici les taux moyens du marché proposés par les banques en janvier 2025 :

  • Sur 15 ans : entre 3,10% et 3,35%
  • Sur 20 ans : entre 3,25% et 3,45%
  • Sur 25 ans : entre 3,35% et 3,50%

Les profils premium peuvent obtenir des décotes significatives et même prétendre à un taux sous les 3% si tous les arguments sont réunis. Le taux octroyé par la banque dépend de l’analyse personnalisée du dossier (niveau de revenus, apport personnel, épargne de précaution, stabilité professionnelle, absence de crédits en cours, absence de découvert bancaire).

Nouveaux taux d’usure pour le premier trimestre 2025

Comme chaque trimestre, la Banque de France publie les taux d’usure applicables selon le type de crédit et la durée. Les taux d’usure sont calculés sur la moyenne des TAEG (Taux Annuel Effectif Global) accordés par les banques le trimestre précédent, et augmentés d’un tiers.

 

Type de Crédit immobilier

TAEG moyen pratiqué au T4 2024

Taux d’usure applicable au T1 2025

Prêts à taux fixe d’une durée inférieure à 10 ans

3,46 %

4,61 %

Prêts à taux fixe d’une durée comprise entre 10 et moins de 20 ans

4,35 %

5,80 %

Prêts à taux fixe d’une durée de 20 ans et plus

4,25 %

5,67 %

Prêts à taux variable

4,40 %

5,87 %

Prêts relais

4,98 %

6,64 %

Pour ce premier trimestre 2025, on constate que les taux d’usure sont en baisse sur les durées égales ou supérieures à 10 ans, signe d’une détente des taux d’emprunt durant les mois précédents.

Pour rappel, le taux d’usure est le taux légal que les banques ne doivent pas dépasser lors de l’octroi d’un crédit. Il fixe le TAEG maximum autorisé, le TAEG étant l’indicateur du coût final d’un crédit immobilier, car il agrège tous les frais liés à l’obtention du financement bancaire (frais de dossier, garantie, primes d’assurance emprunteur).

Concurrence interbancaire

Même si la période est plutôt à l’attentisme compte tenu du chaos politique en France depuis la dissolution de l’Assemblée nationale en juin dernier et les difficultés à former un gouvernement pérenne, tous les voyants sont au vert pour se lancer dans un projet immobilier.

Les prix immobiliers ont reculé en 2024 face à une demande en baisse, mais le phénomène se tarit en raison de taux d’emprunt plus attractifs qui favorisent le passage à l’acte. Pour tirer un trait sur la crise immobilière qu’a subi le pays ces 2 dernières années, les banques se montrent volontaristes et plus agressives pour attirer le chaland.

Certaines n’hésitent pas à relancer des clients qu’elles avaient refusés des mois ou semaines auparavant. C’est notamment le cas des primo-accédants, sous pauvres en apport personnel, qui peuvent désormais envisager plus sereinement la concrétisation de leur projet immobilier. 

Toujours sur le segment de la primo-accession, on attend confirmation par le nouveau gouvernement de l’élargissement du PTZ à tout le territoire et à la maison individuelle.

Pensez également aux passoires thermiques. Ces biens classés F ou G sur l'échelle du DPE (Diagnostic de Performance Énergétiques) bénéficient d'une décote substantielle pouvant aller jusqu'à 20%. Bon nombre de propriétaires bailleurs cherchent à s'en débarrasser car ils ne peuvent rénover à grands frais pour se conformer à la réglementation. Depuis quelques jours, certaines banques accordent aux acheteurs de logements énergivores des taux d'emprunt réduits à condition de réaliser des travaux permettant d'améliorer l'étiquette.

Norme d’octroi des prêts immobiliers

En 2021, le Haut Conseil de Stabilité Financière (HCSF) a souhaité mieux réguler la distribution des crédits immobiliers en instaurant des règles d’octroi qui s’imposent aux banques :

  • Le taux d’endettement est plafonné à 35% des revenus nets avant impôt, assurance de prêt comprise.
  • La durée maximale de remboursement ne doit pas excéder 25 ans, sauf dérogation jusqu’à 27 ans pour un achat dans le neuf en VEFA (Vente en l’État Futur d’Achèvement) ou dans le neuf avec travaux de rénovation dont l’enveloppe atteint au moins 10% du montant de l’opération.

Les banques peuvent déroger à cette norme à la marge pour les primo-accédants et l’acquisition de la résidence principale. Si vous achetez pour la première fois, faites valoir vos droits. Sous réserve que votre stabilité financière ne sera pas mise en péril, la banque peut vous accorder un prêt hors norme.

Levier d’économies avec l’assurance emprunteur

Il est important d’obtenir le taux d’intérêts le plus bas, mais bien choisir son assurance de prêt est plus efficace que négocier son taux d’emprunt pour réduire le coût de son crédit.

Un bon taux ne fait pas tout, car le coût de votre prêt est alourdi des autres frais contraints dont fait partie l’assurance emprunteur.

La réglementation vous permet de choisir librement votre contrat d’assurance. Saisissez cette opportunité pour optimiser le coût de votre prêt immobilier. En comparant les offres en ligne, vous constaterez que les assurances bancaires sont jusqu’à 4 fois plus chères que les propositions alternatives, à garanties équivalentes.

Pour un prêt immobilier d’un montant de 200 000€ sur 20 ans, passer d’un taux à 3,35% à 3,25% vous fait économiser 2 441€ sur la durée totale, soit un gain de 11€ par mois. Si vous êtes âgé au plus de 40 ans, vous pouvez garantir ce prêt par une assurance déléguée au taux compétitif de 0,16% (taux moyen chez le courtier Magnolia.fr pour ce type de profil), contre 0,36% en moyen pour une assurance bancaire.

La différence est de taille :

 

Taux assurance

Coût mensuel assurance

Coût total assurance

Assurance bancaire

0,36 %

60 €

14 400 €

Assurance déléguée

0,16 %

27 €

  6 400 €

Économies

 

33 €

  8 000 €

La négociation de l’assurance est largement plus profitable que celle des 10 points durement rognés sur le taux d’intérêts. Les 2 démarches doivent être menées conjointement pour optimiser le coût de votre crédit, tout en étant accompagné par un courtier en assurance et en crédit.

 

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Assurance de prêt immobilier : forte baisse des tarifs depuis 2020

Les primes d’assurance de prêt immobilier connaissent une tendance à la baisse ces dernières années. Contrairement aux autres types d’assurances qui ont vu leurs prix augmenter, et même fortement, l’assurance emprunteur devient financièrement plus accessible. Cette diminution des coûts s’explique notamment par la concurrence accrue entre les banques et les assureurs externes, également par l’évolution de la réglementation en faveur des consommateurs. Qui sont les principaux bénéficiaires de cette baisse ? Comment en tirer le meilleur parti ? Décryptage. Tarifs assurance emprunteur : une baisse moyenne de 27 % sur 5 ans Une étude menée par le comparateur en ligne Magnolia.fr révèle que les prix des assurances emprunteur ont chuté de 27 % en moyenne entre 2020 et 2025. Cette évolution va à contre-courant de la hausse généralisée des autres assurances  (variation sur 10 ans) : +16 % pour les assurances auto +35 % pour l’assurance habitation +50 % pour les mutuelles santé. La principale raison de cette baisse est l’ouverture du marché grâce à des réformes législatives successives qui ont favorisé la libre concurrence. Dernière en date, la loi Lemoine a simplifié la résiliation et la substitution des contrats d’assurance de prêt immobilier, permettant aux consommateurs de trouver des offres mieux adaptées à leur profil et à des tarifs plus avantageux que le contrat initial. Depuis 2022, vous pouvez changer d’assurance de prêt immobilier en cours de prêt à tout moment, sans attendre la date d’échéance autrefois requise par les dispositifs précédents (loi Hamon, amendement Bourquin). Cette opportunité peut être saisie dès le lendemain de la signature de l’offre de crédit pour optimiser les économies potentielles. Les emprunteurs de plus de 45 ans : grands gagnants de la baisse des tarifs L’étude de Magnolia.fr met en lumière que les emprunteurs âgés de 45 ans et plus ont bénéficié de la plus forte réduction tarifaire, avec une baisse moyenne de 35 %. Cette tendance s’explique par l’apparition d’offres plus spécifiques chez les assureurs alternatifs, qui permettent aux profils plus âgés d’obtenir des conditions plus favorables. Les personnes présentant un risque aggravé de santé profitent également de ces nouvelles opportunités. Grâce à l’assouplissement des critères et à la suppression du questionnaire médical sous certaines conditions (prêt inférieur ou égal à 200 000€ et remboursé avant le 60e anniversaire de l’emprunteur), elles ont désormais accès à des contrats plus compétitifs sans surprime pour raisons de santé. Les jeunes emprunteurs, âgés de 25 à 40 ans, ne sont pas en reste avec une diminution moyenne des tarifs de 20 %. Déjà avantagés par des primes plus basses grâce à leur profil jugé moins risqué, ils voient l’écart avec les assurances de groupe des banques se creuser davantage en leur faveur. Bancassureurs et alternatifs : une concurrence qui tire les prix vers le bas L’essor des assureurs alternatifs a profondément modifié le marché de l’assurance emprunteur. Alors que les banques continuent de proposer des assurances de groupe aux tarifs souvent élevés pour cause de mutualisation, les prestataires spécialisés offrent des contrats sur-mesure, plus compétitifs et mieux adaptés aux besoins individuels. L’application de la loi Lemoine a joué un rôle clé dans cette transformation. La flexibilité accrue permise par la substitution à tout moment a encouragé davantage de consommateurs à comparer les offres et à opter pour des solutions plus avantageuses. À garanties équivalentes, principe obligatoire pour que la banque accepte une offre externe, la délégation de contrat permet de diviser par 2 à 4 le coût d’une assurance emprunteur. Pour un prêt immobilier de 250 000€ sur 20 ans, le gain moyen est estimé entre 5 000€ et 15 000€. Comparer les offres pour optimiser son assurance emprunteur Vous pouvez faire des économies sur votre assurance de prêt immobilier quand vous le souhaitez, en amont comme en aval. Au moment de la souscription du crédit Grâce à la loi Lagarde, les emprunteurs peuvent choisir une assurance externe dès la signature du prêt, à condition que les garanties soient équivalentes à celles proposées par la banque. La délégation d’assurance permet souvent d’obtenir une assurance jusqu’à 60% moins chère. En cours de prêt Il est possible de changer d’assurance emprunteur à tout moment grâce à la loi Lemoine. Vous n’avez aucun préavis à respecter, uniquement le principe d’équivalence de niveau de garanties. Plus tôt vous choisissez une assurance plus avantageuse, plus vous réalisez d’économies sur l’ensemble de la durée du prêt. Un écart de prime de quelques dizaines d’euros par mois peut représenter des milliers d’euros d’économies sur plusieurs années. Négocier son assurance de prêt : premier levier d’économies Beaucoup d’emprunteurs se concentrent uniquement sur le taux d’intérêt de leur prêt, négligeant l’impact du coût de l’assurance. Pourtant, optimiser son assurance emprunteur peut générer des économies encore plus importantes qu’une légère baisse du taux de crédit. Sachez que l’assurance pèse en moyenne un tiers du coût global d’un prêt immobilier, soit la deuxième dépense après les intérêts d’emprunt. Prenons un exemple concret : Critère  Scénario initial  Scénario avec taux d’intérêts réduit Scénario avec taux assurance réduit Scénario combinant taux d’intérêts et taux d’assurance réduits Montant de l’emprunt 250 000 € 250 000 € 250 000 € 250 000 € Durée 20 ans 20 ans 20 ans 20 ans Taux nominal 3,50 % 3,40 % 3,50 % 3,40 % Coût total intérêts 97 976 € 94 901 € 97 976 € 94 901 € Taux assurance 0,34 % 0,34 % 0,16 % 0,16 % Cotisation annuelle assurance 852 € 852 € 396 € 396 € Coût total assurance 17 000 € 17 000 € 7 920 € 7 920 € Économie sur les intérêts - 3 075 € - 3 075 € Économie sur l’assurance - - 9 080 € 9 080 € Économie totale - 3 075 € 9 080 € 12 155 € Ce cas illustre l’importance de comparer et renégocier son assurance de prêt autant, sinon plus, que son taux d’intérêts. Miser uniquement sur la négociation du taux de crédit peut être une erreur si le coût de l’assurance est négligé. Un marché de l’assurance de prêt en pleine mutation au bénéfice des emprunteurs L’évolution du marché de l’assurance emprunteur en 2025 marque une véritable rupture avec les pratiques passées. L’ouverture à la concurrence, soutenue par les évolutions législatives, a permis de tirer les prix vers le bas et d’offrir des conditions plus avantageuses à un plus large panel d’emprunteurs. Comparer les offres via des outils en ligne spécialisés est aujourd’hui un réflexe essentiel pour toute personne souscrivant un crédit immobilier. Avec des écarts de prix significatifs entre les assurances de groupe et les contrats alternatifs, la vigilance et l’anticipation peuvent permettre de réaliser plusieurs milliers d’euros d’économies sur la durée totale d’un prêt. Un avantage non négligeable dans un contexte économique où la maîtrise des coûts est une priorité pour de nombreux ménages.

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Crédit immobilier avril 2025 : déjà la fin de la baisse des taux ?

Depuis le début de l'année 2024, les taux immobiliers ont connu une baisse progressive et constante, partant de 4,50% pour atteindre environ 3,20 % en mars 2025. Pourtant, un retournement de tendance pourrait être imminent, selon plusieurs experts du secteur. En cause, l'évolution des Obligations Assimilables du Trésor (OAT) à 10 ans, qui restent autour de 3,5 %, et un contexte économique et géopolitique incertain. L'OAT 10 ans : Un indicateur clé pour les banques L'OAT 10 ans, un emprunt d'État servant de référence pour les taux de crédit immobilier, est un indicateur particulièrement scruté par les établissements bancaires. La corrélation entre l'évolution des OAT et les taux immobiliers est forte. Actuellement, cet indice oscille autour de 3,5 %, ce qui pourrait encourager certaines banques à ajuster leurs taux. En ce début avril, le taux moyen pour un prêt immobilier sur 20 ans se situe autour de 3,20% (hors assurance emprunteur et coût des sûretés). La différence entre l’OAT 10 ans et les taux d’emprunt est à l’avantage de ces derniers, ce qui est un contresens économique (voir plus bas). Si cette tendance haussière de l’OAT 10 ans se confirme, plusieurs établissements pourraient opter pour une hausse modérée, de l'ordre de 10 à 20 points de base. Toutefois, d'autres banques pourraient préférer une stabilisation, notamment en raison d'objectifs commerciaux élevés et de la nécessité d'attirer de nouveaux emprunteurs. Des taux en hausse en avril, mais pas de panique Malgré les premiers signaux de remontée des taux, certains courtiers se veulent rassurants. Comme indiqué plus haut, l’évolution reste contenue à 0,10 voire 0,20 point. Plusieurs facteurs influencent la fixation des taux de crédit, parmi lesquels : Le coût des ressources financières des banques Les taux directeurs de la Banque Centrale Européenne (BCE) Les stratégies commerciales des établissements prêteurs. Certaines banques proposent des offres attractives, qui viennent compléter le prêt initial. Par exemple, le Crédit Agricole propose jusqu'en juin un taux réduit à 1,99 % jusqu’à 25 000 € pour le financement d'un premier logement. Le Crédit Mutuel, quant à lui, met en avant un prêt de 30 000 euros à un taux fixe de 0,99 %. LCL accorde à ceux qui achètent dans le neuf un prêt jusqu’à 50 000 € sans intérêts bancaires, cumulable avec le nouveau PTZ, une aubaine pour les primo-accédants à compter d’avril 2025. Rappelons que votre crédit à l'habitat doit être garanti par une assurance de prêt qui rembourse la banque en cas d’aléas de la vie (décès, invalidité, incapacité de travail). L’assurance emprunteur est le premier levier pour diminuer le coût d’un prêt immobilier. Appuyez-vous sur la réglementation pour optimiser cette dépense contrainte. Grâce à la délégation d’assurance emprunteur, vous pouvez économiser des centaines voire des milliers d’euros sur la durée de votre crédit, les offres externes étant jusqu'à 4 fois moins chères que les assurances proposées au sein des banques prêteuses. Quels sont les facteurs à surveiller pour les prochains mois ? Si la stabilisation des taux se profile pour avril, plusieurs éléments pourraient influencer leur évolution à la hausse ou à la baisse à moyen terme. Parmi eux : Le contexte géopolitique : un apaisement du conflit en Ukraine pourrait favoriser une baisse des taux, tandis qu'une intensification des tensions entraînerait une hausse. Les politiques budgétaires européennes : le niveau d'endettement des États, notamment de la France et de l'Allemagne, peut rehausser les taux obligataires et, par ricochet, les taux immobiliers. Les décisions de la BCE : bien que la dernière baisse des taux directeurs du 12 mars soit perçue comme un signal positif, les banques restent prudentes avant d'ajuster massivement leurs offres. Une période d'attentisme avant un possible rebond Pour l'instant, les hausses ne sont ni généralisées ni significatives, et les emprunteurs présentant les meilleurs profils peuvent encore bénéficier de taux attractifs, parfois même sous la barre des 3 %. Cependant, les conditions d'accès au crédit risquent de se durcir dans les mois à venir. Contrairement à certaines idées reçues, les banques ne disposent pas d'un accès illimité aux liquidités de la BCE. Elles doivent se financer sur les marchés financiers, où elles entrent en concurrence avec les emprunts d'État pour attirer les investisseurs. Cette contrainte structurelle explique pourquoi une remontée durable des OAT pourrait inévitablement se répercuter sur les taux immobiliers. Conclusion Les semaines à venir seront déterminantes pour l'évolution des taux de crédit immobilier. Si une stabilisation est attendue à court terme, une reprise progressive des hausses n'est pas à exclure d'ici la fin du premier semestre 2025. Pour les emprunteurs, il peut être judicieux de profiter des conditions actuelles avant une éventuelle remontée plus marquée des taux. Emprunter maintenant !