Loi Lemoine : le questionnaire de santé assurance emprunteur est-il obligatoire en 2025 ?

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Adoptée en février 2022, la loi Lemoine a apporté d'importants changements dans le domaine de l'assurance emprunteur. Son objectif principal est de favoriser l'accès au crédit immobilier en simplifiant les conditions d'assurance et en renforçant les droits des emprunteurs. Outre la possibilité de changer d’assurance emprunteur à tout moment, la loi Lemoine marque un tournant décisif en mettant fin à la sélection médicale pour certains emprunteurs. Comment s’applique la suppression du questionnaire de santé en 2025 ? 

Suppression du questionnaire de santé : quelles sont les conditions en 2025 ?

La loi Lemoine a instauré la suppression du questionnaire de santé pour les emprunts remplissant 2 conditions cumulatives :

  1. Le montant total du crédit couvert par l’assurance doit être inférieur ou égal à 200 000 € par emprunteur. Un couple peut ainsi souscrire une assurance sans questionnaire de santé pour un prêt allant jusqu’à 400 000€ si la quotité d’assurance emprunteur est de 50% sur chaque tête.
  2. L'échéance du remboursement doit être fixée avant le 60e anniversaire de l'emprunteur.

En 2025, ces critères sont toujours en application. Autrement dit, si vous contractez un emprunt immobilier de moins de 200 000 € et que vous le remboursez avant vos 60 ans, l'assureur n’a pas le droit de vous imposer un questionnaire de santé assurance de prêt immobilier. En revanche, si l'un de ces critères n'est pas respecté, l'assureur va exiger cette formalité.

Fumeur : une donnée obligatoire

Dans le formulaire de souscription, il vous sera demandé si vous êtes fumeur ou non-fumeur, cette information n’étant pas une donnée de santé mais une habitude ou un comportement, au même titre que la pratique d’un sport à risques.

Pourquoi cette suppression du questionnaire de santé ?

L'objectif principal de la loi Lemoine est de lutter contre les discriminations liées à l'état de santé des emprunteurs. En supprimant cette obligation pour certains profils, le législateur souhaite faciliter l'accès à l'assurance et donc au crédit immobilier.

Cette mesure bénéficie notamment aux personnes ayant souffert de pathologies graves ou de maladies chroniques qui, auparavant, pouvaient se voir appliquer des surprimes élevées ou des exclusions de garanties malgré la convention Aeras (s’Assurer et emprunter avec un risque aggravé de santé).

Qui doit encore remplir un questionnaire de santé en 2025 ?

Malgré cette évolution, tous les emprunteurs ne sont pas dispensés du questionnaire de santé. En 2025, il reste obligatoire pour :

  • Les parts assurées d’un montant supérieur à 200 000 € par personne (tous crédits confondus).
  • Les personnes dont l'échéance de remboursement dépasse leur 60e anniversaire.
  • Les crédits professionnels et autres financements ne relevant pas du crédit immobilier à usage d'habitation.

Dans ces cas, l'assureur exige toujours un questionnaire médical pour évaluer les risques et décider des conditions d'assurance (tarif, exclusions, garanties). Ce questionnaire peut être simplifié ou plus complet si l'emprunteur présente des risques de santé (examens, bilans, analyses).

Si vous devez remplir le questionnaire médical, faites-le avec rigueur et honnêteté. Toute fausse déclaration en assurance de prêt peut entraîner la nullité du contrat, doublée de sanctions administratives et pénales. Cela est considéré comme une fraude à l’assurance.

Quels sont les avantages pour les emprunteurs en 2025 ?

1. Un accès plus facile au crédit immobilier

Sans questionnaire de santé, de nombreux emprunteurs peuvent accéder plus facilement à une assurance et donc à un prêt immobilier. Cette suppression permet d'éviter les refus d'assurance ou les surprimes prohibitives liés à des problèmes de santé passés ou existants.

2. Une simplification des démarches

Le parcours d'emprunt est plus fluide, sans examens médicaux ni déclarations de pathologies. Cela évite également le stress associé aux démarches administratives liées à l'évaluation des risques de santé.

3. Des économies potentielles

Sans questionnaire de santé, les assureurs ne peuvent pas appliquer de surprimes en fonction des antécédents médicaux. Cela peut représenter une économie significative pour les personnes concernées.

En moyenne, l’assurance emprunteur pèse un tiers du coût total d’un crédit immobilier, exprimé par le TAEG (Taux Annuel Effectif Global). Pour les personnes avec des antécédents de santé, le coût de l’assurance peut aller au-delà de 1% du capital emprunté, contre 0,12% pour un emprunteur jeune et en bonne santé.

Il convient toutefois de préciser que la suppression du questionnaire de santé a entraîné une augmentation des tarifs d’assurance pouvant aller jusqu’à 25% sur ce segment selon le portefeuille du prestataire. Comme les assureurs ne peuvent plus évaluer le risque médical pour leur tarification, les offres sont mutualisées : les « bons risques » paient pour les « mauvais ».

Assurance de prêt sans questionnaire de santé : pour quel profil d’emprunteur ?

Compte tenu de la restriction liée à l’âge (solde du prêt avant 60 ans), la souscription à une assurance de prêt sans sélection médicale concerne en premier lieu les emprunteurs ayant au plus 35 ans.

En place depuis janvier 2021, les règles d’octroi du crédit immobilier limitent en effet la durée de remboursement à 25 ans (par dérogation jusqu’à 27 ans si achat dans le neuf en VEFA ou dans l’ancien avec travaux).

La loi Lemoine et le droit à l'oubli

En plus de la suppression du questionnaire de santé sous certaines conditions, la loi Lemoine a également modifié les règles du droit à l'oubli. Ce dispositif permet aux anciens malades d'un cancer ou d'une hépatite C de ne plus avoir à déclarer leur pathologie après un délai de 5 ans (au lieu de 10 ans auparavant). En 2025, ce droit est toujours applicable, facilitant encore davantage l'accès à l'assurance.

Peut-on changer d'assurance emprunteur en 2025 ?

Oui, la loi Lemoine permet toujours aux emprunteurs de résilier leur assurance emprunteur à tout moment et sans frais. Cette liberté permet de comparer les offres et de trouver une couverture plus avantageuse, que ce soit en termes de garanties ou de tarif.

Le changement d’assurance de prêt immobilier à tout moment reste la disposition phare de la loi Lemoine, celle qui a motivé sa rédaction à l’initiative de la députée Patricia Lemoine.

Consultez notre baromètre du pouvoir d’achat immobilier de janvier 2025 pour constater l’immense intérêt financier de souscrire une assurance déléguée plutôt que l’assurance bancaire.

Loi Lemoine : une évolution positive pour tous les emprunteurs

En 2025, la loi Lemoine continue de simplifier l'accès à l'assurance emprunteur en maintenant la suppression du questionnaire de santé pour les prêts inférieurs à 200 000 € euros remboursés avant 60 ans. Cette mesure bénéficie particulièrement aux personnes jeunes ayant des antécédents médicaux, qui peuvent ainsi obtenir un prêt sans majoration de tarif.

Cependant, pour les emprunts supérieurs à ce seuil ou pour les remboursements après 60 ans, le questionnaire de santé reste obligatoire.

Dans tous les cas, il est essentiel de mettre les offres via un comparateur d’assurance de prêt pour trouver la meilleure couverture au meilleur prix.

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Assurance de prêt immobilier : forte baisse des tarifs depuis 2020

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La principale raison de cette baisse est l’ouverture du marché grâce à des réformes législatives successives qui ont favorisé la libre concurrence. Dernière en date, la loi Lemoine a simplifié la résiliation et la substitution des contrats d’assurance de prêt immobilier, permettant aux consommateurs de trouver des offres mieux adaptées à leur profil et à des tarifs plus avantageux que le contrat initial. Depuis 2022, vous pouvez changer d’assurance de prêt immobilier en cours de prêt à tout moment, sans attendre la date d’échéance autrefois requise par les dispositifs précédents (loi Hamon, amendement Bourquin). Cette opportunité peut être saisie dès le lendemain de la signature de l’offre de crédit pour optimiser les économies potentielles. Les emprunteurs de plus de 45 ans : grands gagnants de la baisse des tarifs L’étude de Magnolia.fr met en lumière que les emprunteurs âgés de 45 ans et plus ont bénéficié de la plus forte réduction tarifaire, avec une baisse moyenne de 35 %. Cette tendance s’explique par l’apparition d’offres plus spécifiques chez les assureurs alternatifs, qui permettent aux profils plus âgés d’obtenir des conditions plus favorables. Les personnes présentant un risque aggravé de santé profitent également de ces nouvelles opportunités. Grâce à l’assouplissement des critères et à la suppression du questionnaire médical sous certaines conditions (prêt inférieur ou égal à 200 000€ et remboursé avant le 60e anniversaire de l’emprunteur), elles ont désormais accès à des contrats plus compétitifs sans surprime pour raisons de santé. Les jeunes emprunteurs, âgés de 25 à 40 ans, ne sont pas en reste avec une diminution moyenne des tarifs de 20 %. Déjà avantagés par des primes plus basses grâce à leur profil jugé moins risqué, ils voient l’écart avec les assurances de groupe des banques se creuser davantage en leur faveur. Bancassureurs et alternatifs : une concurrence qui tire les prix vers le bas L’essor des assureurs alternatifs a profondément modifié le marché de l’assurance emprunteur. Alors que les banques continuent de proposer des assurances de groupe aux tarifs souvent élevés pour cause de mutualisation, les prestataires spécialisés offrent des contrats sur-mesure, plus compétitifs et mieux adaptés aux besoins individuels. L’application de la loi Lemoine a joué un rôle clé dans cette transformation. La flexibilité accrue permise par la substitution à tout moment a encouragé davantage de consommateurs à comparer les offres et à opter pour des solutions plus avantageuses. À garanties équivalentes, principe obligatoire pour que la banque accepte une offre externe, la délégation de contrat permet de diviser par 2 à 4 le coût d’une assurance emprunteur. Pour un prêt immobilier de 250 000€ sur 20 ans, le gain moyen est estimé entre 5 000€ et 15 000€. Comparer les offres pour optimiser son assurance emprunteur Vous pouvez faire des économies sur votre assurance de prêt immobilier quand vous le souhaitez, en amont comme en aval. Au moment de la souscription du crédit Grâce à la loi Lagarde, les emprunteurs peuvent choisir une assurance externe dès la signature du prêt, à condition que les garanties soient équivalentes à celles proposées par la banque. La délégation d’assurance permet souvent d’obtenir une assurance jusqu’à 60% moins chère. En cours de prêt Il est possible de changer d’assurance emprunteur à tout moment grâce à la loi Lemoine. Vous n’avez aucun préavis à respecter, uniquement le principe d’équivalence de niveau de garanties. Plus tôt vous choisissez une assurance plus avantageuse, plus vous réalisez d’économies sur l’ensemble de la durée du prêt. Un écart de prime de quelques dizaines d’euros par mois peut représenter des milliers d’euros d’économies sur plusieurs années. Négocier son assurance de prêt : premier levier d’économies Beaucoup d’emprunteurs se concentrent uniquement sur le taux d’intérêt de leur prêt, négligeant l’impact du coût de l’assurance. Pourtant, optimiser son assurance emprunteur peut générer des économies encore plus importantes qu’une légère baisse du taux de crédit. Sachez que l’assurance pèse en moyenne un tiers du coût global d’un prêt immobilier, soit la deuxième dépense après les intérêts d’emprunt. Prenons un exemple concret : Critère  Scénario initial  Scénario avec taux d’intérêts réduit Scénario avec taux assurance réduit Scénario combinant taux d’intérêts et taux d’assurance réduits Montant de l’emprunt 250 000 € 250 000 € 250 000 € 250 000 € Durée 20 ans 20 ans 20 ans 20 ans Taux nominal 3,50 % 3,40 % 3,50 % 3,40 % Coût total intérêts 97 976 € 94 901 € 97 976 € 94 901 € Taux assurance 0,34 % 0,34 % 0,16 % 0,16 % Cotisation annuelle assurance 852 € 852 € 396 € 396 € Coût total assurance 17 000 € 17 000 € 7 920 € 7 920 € Économie sur les intérêts - 3 075 € - 3 075 € Économie sur l’assurance - - 9 080 € 9 080 € Économie totale - 3 075 € 9 080 € 12 155 € Ce cas illustre l’importance de comparer et renégocier son assurance de prêt autant, sinon plus, que son taux d’intérêts. Miser uniquement sur la négociation du taux de crédit peut être une erreur si le coût de l’assurance est négligé. Un marché de l’assurance de prêt en pleine mutation au bénéfice des emprunteurs L’évolution du marché de l’assurance emprunteur en 2025 marque une véritable rupture avec les pratiques passées. L’ouverture à la concurrence, soutenue par les évolutions législatives, a permis de tirer les prix vers le bas et d’offrir des conditions plus avantageuses à un plus large panel d’emprunteurs. Comparer les offres via des outils en ligne spécialisés est aujourd’hui un réflexe essentiel pour toute personne souscrivant un crédit immobilier. Avec des écarts de prix significatifs entre les assurances de groupe et les contrats alternatifs, la vigilance et l’anticipation peuvent permettre de réaliser plusieurs milliers d’euros d’économies sur la durée totale d’un prêt. Un avantage non négligeable dans un contexte économique où la maîtrise des coûts est une priorité pour de nombreux ménages.

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Crédit immobilier avril 2025 : déjà la fin de la baisse des taux ?

Depuis le début de l'année 2024, les taux immobiliers ont connu une baisse progressive et constante, partant de 4,50% pour atteindre environ 3,20 % en mars 2025. Pourtant, un retournement de tendance pourrait être imminent, selon plusieurs experts du secteur. En cause, l'évolution des Obligations Assimilables du Trésor (OAT) à 10 ans, qui restent autour de 3,5 %, et un contexte économique et géopolitique incertain. L'OAT 10 ans : Un indicateur clé pour les banques L'OAT 10 ans, un emprunt d'État servant de référence pour les taux de crédit immobilier, est un indicateur particulièrement scruté par les établissements bancaires. La corrélation entre l'évolution des OAT et les taux immobiliers est forte. Actuellement, cet indice oscille autour de 3,5 %, ce qui pourrait encourager certaines banques à ajuster leurs taux. En ce début avril, le taux moyen pour un prêt immobilier sur 20 ans se situe autour de 3,20% (hors assurance emprunteur et coût des sûretés). La différence entre l’OAT 10 ans et les taux d’emprunt est à l’avantage de ces derniers, ce qui est un contresens économique (voir plus bas). Si cette tendance haussière de l’OAT 10 ans se confirme, plusieurs établissements pourraient opter pour une hausse modérée, de l'ordre de 10 à 20 points de base. Toutefois, d'autres banques pourraient préférer une stabilisation, notamment en raison d'objectifs commerciaux élevés et de la nécessité d'attirer de nouveaux emprunteurs. Des taux en hausse en avril, mais pas de panique Malgré les premiers signaux de remontée des taux, certains courtiers se veulent rassurants. Comme indiqué plus haut, l’évolution reste contenue à 0,10 voire 0,20 point. Plusieurs facteurs influencent la fixation des taux de crédit, parmi lesquels : Le coût des ressources financières des banques Les taux directeurs de la Banque Centrale Européenne (BCE) Les stratégies commerciales des établissements prêteurs. Certaines banques proposent des offres attractives, qui viennent compléter le prêt initial. Par exemple, le Crédit Agricole propose jusqu'en juin un taux réduit à 1,99 % jusqu’à 25 000 € pour le financement d'un premier logement. Le Crédit Mutuel, quant à lui, met en avant un prêt de 30 000 euros à un taux fixe de 0,99 %. LCL accorde à ceux qui achètent dans le neuf un prêt jusqu’à 50 000 € sans intérêts bancaires, cumulable avec le nouveau PTZ, une aubaine pour les primo-accédants à compter d’avril 2025. Rappelons que votre crédit à l'habitat doit être garanti par une assurance de prêt qui rembourse la banque en cas d’aléas de la vie (décès, invalidité, incapacité de travail). L’assurance emprunteur est le premier levier pour diminuer le coût d’un prêt immobilier. Appuyez-vous sur la réglementation pour optimiser cette dépense contrainte. Grâce à la délégation d’assurance emprunteur, vous pouvez économiser des centaines voire des milliers d’euros sur la durée de votre crédit, les offres externes étant jusqu'à 4 fois moins chères que les assurances proposées au sein des banques prêteuses. Quels sont les facteurs à surveiller pour les prochains mois ? Si la stabilisation des taux se profile pour avril, plusieurs éléments pourraient influencer leur évolution à la hausse ou à la baisse à moyen terme. Parmi eux : Le contexte géopolitique : un apaisement du conflit en Ukraine pourrait favoriser une baisse des taux, tandis qu'une intensification des tensions entraînerait une hausse. Les politiques budgétaires européennes : le niveau d'endettement des États, notamment de la France et de l'Allemagne, peut rehausser les taux obligataires et, par ricochet, les taux immobiliers. Les décisions de la BCE : bien que la dernière baisse des taux directeurs du 12 mars soit perçue comme un signal positif, les banques restent prudentes avant d'ajuster massivement leurs offres. Une période d'attentisme avant un possible rebond Pour l'instant, les hausses ne sont ni généralisées ni significatives, et les emprunteurs présentant les meilleurs profils peuvent encore bénéficier de taux attractifs, parfois même sous la barre des 3 %. Cependant, les conditions d'accès au crédit risquent de se durcir dans les mois à venir. Contrairement à certaines idées reçues, les banques ne disposent pas d'un accès illimité aux liquidités de la BCE. Elles doivent se financer sur les marchés financiers, où elles entrent en concurrence avec les emprunts d'État pour attirer les investisseurs. Cette contrainte structurelle explique pourquoi une remontée durable des OAT pourrait inévitablement se répercuter sur les taux immobiliers. Conclusion Les semaines à venir seront déterminantes pour l'évolution des taux de crédit immobilier. Si une stabilisation est attendue à court terme, une reprise progressive des hausses n'est pas à exclure d'ici la fin du premier semestre 2025. Pour les emprunteurs, il peut être judicieux de profiter des conditions actuelles avant une éventuelle remontée plus marquée des taux. Emprunter maintenant !