Emprunter quand on est fumeur : quelle différence pour votre assurance ?

assurance emprunteur fumeur

Le 1er novembre a débuté "Moi(s) sans Tabac", une campagne annuelle organisée par les pouvoirs publics pour convaincre les fumeurs et les aider à arrêter leur addiction. L'occasion nous est donnée d’aborder la question du tabagisme en assurance emprunteur, un risque nuancé par les assureurs, qui a une incidence notable sur le montant de la prime.

Fumer : un risque accru en assurance emprunteur

Pour souscrire une assurance de prêt, vous allez remplir un questionnaire de santé qui doit permettre à l'assureur d'évaluer le niveau de risque. Parmi les questions posées, figure celle concernant le tabagisme. Une question centrale car la consommation de tabac est considérée comme un risque aggravé par les compagnies d'assurance, ce qui rend la souscription à une assurance de prêt plus complexe pour un fumeur.

Pour illustrer l'ampleur de ce risque, donnons quelques chiffres. Selon Santé Publique France, le tabagisme est responsable de plus de 75 000 décès chaque année, et les cancers sont la première cause de mortalité attribuable au tabagisme. Il y a également une prévalence de maladies cardiovasculaires et de maladies respiratoires chroniques chez les fumeurs.

Le tabagisme fait donc grimper la probabilité pour l'assuré de déclarer des pathologies et oblitère considérablement son profil de risque avec un impact financier très marqué sur la cotisation d'assurance emprunteur, voire l'exclusion de certaines garanties.

Qui est considéré comme fumeur en assurance emprunteur ?

Si vous n'avez jamais fumé, la case "non-fumeur" vous est acquise. Être non-fumeur signifie n'avoir fait aucun usage du tabac, quelle que soit sa forme (cigarette, cigare, pipe), depuis au moins 24 mois

L'expression "aucun usage" est à prendre dans son sens strict : une cigarette occasionnelle vous fait passer du statut de non-fumeur à celui de fumeur. L'assureur ne fait aucune distinction entre un fumeur qui consomme un paquet de cigarette par jour et celui qui fume à l’occasion en soirée avec ses amis. 

Les vapoteurs ne sont pas plus chanceux. Il n'existe à ce jour aucun consensus sur la cigarette électronique. Si elles peuvent être considérées comme une aide pour arrêter de fumer, les e-cigarettes peuvent aussi constituer une porte d'entrée dans le tabagisme et induire un risque de renormalisation de la consommation de tabac compte tenu de l'image positive véhiculée par le marketing. En clair, si vous vapotez, vous prendrez le risque de développer une addiction psycho-comportementale qui peut vous conduire à fumer des cigarettes.

Attention : si vous avez arrêté de fumer pour raisons de santé sur ordre médical, vous êtes considéré comme fumeur par l'assureur, même après deux années de sevrage tabagique.

La simple déclaration ne suffit pas. Si vous cochez la case "fumeur", l'assureur voudra savoir depuis quand et quelle est votre consommation, et peut même exiger que vous vous soumettiez à un test de dépistage de tabagisme actif, un test sanguin, salivaire ou urinaire qui mesure le taux de cotinine, une substance qui est décelable jusqu'à une semaine après la consommation de tabac contrairement à la nicotine qui disparaît rapidement du métabolisme. Généralement, le test cotinine est demandé pour les prêts d'un montant supérieur à 500 000€. 

Fumer : quand c'est stupéfiant !

Vous consommez du cannabis, de manière régulière ou occasionnelle ? Vous êtes considéré comme fumeur, vous êtes même un usager de stupéfiant. Le cannabis est classé comme stupéfiant, à l'instar de toutes les drogues illicites comme l'héroïne, la cocaïne, l'ecstasy, l'acide ou le crack. Pas de distinction entre drogues dures et drogues douces.

Certains questionnaires de santé posent la question spécifique relative à la consommation de stupéfiants. Quelle que soit la formule souscrite, certaines situations ne seront jamais indemnisées. La consommation de drogues est l'une d'elles, comme l'accident en état d'ivresse ou l'absorption de médicaments non prescrits par un professionnel de santé.

Fumer : quel impact sur la cotisation ?

Au-delà de l'aspect néfaste sur la santé, le tabagisme va sérieusement plomber le coût de l'assurance de prêt immobilier. Les fumeurs doivent supporter une cotisation bien plus élevée que les non-fumeurs. À âge égal et caractéristiques de prêt identiques, un fumeur paiera une surprime de 15% à 70%. 

Le surcoût dépend de l'organisme assureur et de son éventuelle prise en compte du niveau de consommation. Prenons l'exemple de Paul, 30 ans, qui emprunte 200 000€ sur 20 ans et observons le coût de l'assurance selon qu'il se déclare fumeur ou non-fumeur :

 

Fumeur

Non-fumeur

Capital emprunté

200 000 €

200 000 €

Taux assurance

0,37%

0,12%

Prime mensuelle

62 €

20 €

Coût total assurance

14 800 €

4 800 €

Pour minimiser l'impact de votre statut de fumeur, faites jouer la délégation d'assurance. Utilisez un comparateur assurance prêt immobilier pour comparez les offres en ligne et économiser des milliers d'euros en souscrivant une formule compétitive à garanties équivalentes avec celles du contrat de la banque.

Un taux d’assurance trop élevé pour cause de tabagisme vous empêchera d’obtenir le financement de votre projet immobilier si le TAEG (Taux Annuel Effectif Global), qui agrège tous les coûts liés au crédit, excède le taux de l’usure sur la durée concernée.

J'ai arrêté de fumer en cours de prêt

Voilà une belle occasion de réduire le coût de votre assurance emprunteur : avoir dit "non" au tabac ! Encore faut-il que le sevrage ait au minimum deux ans révolus. Informez votre assureur du changement de situation, il vous sera probablement demandé de réaliser un test cotinine. La révision de la cotisation interviendra si les résultats sont négatifs.

Vous pouvez aussi profiter de cette occasion pour changer de contrat et trouver une offre parfaitement adaptée à votre tout nouveau statut de non-fumeur. Selon l'antériorité de votre contrat, la substitution relève de la loi Hamon (votre crédit a moins de douze mois) ou de l'amendement Bourquin (votre crédit a plus d’un an).

Tabagisme : ne jamais chercher à enfumer l'assureur !

Rappelons que la franchise en assurance est toujours de mise. Si vous êtes tenté de vous déclarer non-fumeur parce que vous estimez qu'une cigarette de temps en temps avec l'apéro des copains ne fait pas de vous un fumeur, vous faites une erreur qui pourrait vous coûter. 

Dire la vérité dans votre déclaration d'assurance est une obligation légale de votre part. En cas de fausse déclaration, vous encourez la nullité du contrat, ce qui a des conséquences dramatiques sur votre prêt immobilier. La banque est en droit de réclamer le remboursement des sommes restant dues, le crédit n'étant plus couvert par l'assurance.

Faites confiance aux experts de Magnolia.fr pour sélectionner l’assurance la plus compétitive pour les emprunteurs fumeurs, adaptée à votre profil et à votre crédit. En souscription initiale ou en résiliation/substitution, un courtier vous accompagne dans le choix d’une assurance de prêt correspondant à vos besoins et à votre budget.

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Assurance de prêt immobilier : forte baisse des tarifs depuis 2020

Les primes d’assurance de prêt immobilier connaissent une tendance à la baisse ces dernières années. Contrairement aux autres types d’assurances qui ont vu leurs prix augmenter, et même fortement, l’assurance emprunteur devient financièrement plus accessible. Cette diminution des coûts s’explique notamment par la concurrence accrue entre les banques et les assureurs externes, également par l’évolution de la réglementation en faveur des consommateurs. Qui sont les principaux bénéficiaires de cette baisse ? Comment en tirer le meilleur parti ? Décryptage. Tarifs assurance emprunteur : une baisse moyenne de 27 % sur 5 ans Une étude menée par le comparateur en ligne Magnolia.fr révèle que les prix des assurances emprunteur ont chuté de 27 % en moyenne entre 2020 et 2025. Cette évolution va à contre-courant de la hausse généralisée des autres assurances  (variation sur 10 ans) : +16 % pour les assurances auto +35 % pour l’assurance habitation +50 % pour les mutuelles santé. La principale raison de cette baisse est l’ouverture du marché grâce à des réformes législatives successives qui ont favorisé la libre concurrence. Dernière en date, la loi Lemoine a simplifié la résiliation et la substitution des contrats d’assurance de prêt immobilier, permettant aux consommateurs de trouver des offres mieux adaptées à leur profil et à des tarifs plus avantageux que le contrat initial. Depuis 2022, vous pouvez changer d’assurance de prêt immobilier en cours de prêt à tout moment, sans attendre la date d’échéance autrefois requise par les dispositifs précédents (loi Hamon, amendement Bourquin). Cette opportunité peut être saisie dès le lendemain de la signature de l’offre de crédit pour optimiser les économies potentielles. Les emprunteurs de plus de 45 ans : grands gagnants de la baisse des tarifs L’étude de Magnolia.fr met en lumière que les emprunteurs âgés de 45 ans et plus ont bénéficié de la plus forte réduction tarifaire, avec une baisse moyenne de 35 %. Cette tendance s’explique par l’apparition d’offres plus spécifiques chez les assureurs alternatifs, qui permettent aux profils plus âgés d’obtenir des conditions plus favorables. Les personnes présentant un risque aggravé de santé profitent également de ces nouvelles opportunités. Grâce à l’assouplissement des critères et à la suppression du questionnaire médical sous certaines conditions (prêt inférieur ou égal à 200 000€ et remboursé avant le 60e anniversaire de l’emprunteur), elles ont désormais accès à des contrats plus compétitifs sans surprime pour raisons de santé. Les jeunes emprunteurs, âgés de 25 à 40 ans, ne sont pas en reste avec une diminution moyenne des tarifs de 20 %. Déjà avantagés par des primes plus basses grâce à leur profil jugé moins risqué, ils voient l’écart avec les assurances de groupe des banques se creuser davantage en leur faveur. Bancassureurs et alternatifs : une concurrence qui tire les prix vers le bas L’essor des assureurs alternatifs a profondément modifié le marché de l’assurance emprunteur. Alors que les banques continuent de proposer des assurances de groupe aux tarifs souvent élevés pour cause de mutualisation, les prestataires spécialisés offrent des contrats sur-mesure, plus compétitifs et mieux adaptés aux besoins individuels. L’application de la loi Lemoine a joué un rôle clé dans cette transformation. La flexibilité accrue permise par la substitution à tout moment a encouragé davantage de consommateurs à comparer les offres et à opter pour des solutions plus avantageuses. À garanties équivalentes, principe obligatoire pour que la banque accepte une offre externe, la délégation de contrat permet de diviser par 2 à 4 le coût d’une assurance emprunteur. Pour un prêt immobilier de 250 000€ sur 20 ans, le gain moyen est estimé entre 5 000€ et 15 000€. Comparer les offres pour optimiser son assurance emprunteur Vous pouvez faire des économies sur votre assurance de prêt immobilier quand vous le souhaitez, en amont comme en aval. Au moment de la souscription du crédit Grâce à la loi Lagarde, les emprunteurs peuvent choisir une assurance externe dès la signature du prêt, à condition que les garanties soient équivalentes à celles proposées par la banque. La délégation d’assurance permet souvent d’obtenir une assurance jusqu’à 60% moins chère. En cours de prêt Il est possible de changer d’assurance emprunteur à tout moment grâce à la loi Lemoine. Vous n’avez aucun préavis à respecter, uniquement le principe d’équivalence de niveau de garanties. Plus tôt vous choisissez une assurance plus avantageuse, plus vous réalisez d’économies sur l’ensemble de la durée du prêt. Un écart de prime de quelques dizaines d’euros par mois peut représenter des milliers d’euros d’économies sur plusieurs années. Négocier son assurance de prêt : premier levier d’économies Beaucoup d’emprunteurs se concentrent uniquement sur le taux d’intérêt de leur prêt, négligeant l’impact du coût de l’assurance. Pourtant, optimiser son assurance emprunteur peut générer des économies encore plus importantes qu’une légère baisse du taux de crédit. Sachez que l’assurance pèse en moyenne un tiers du coût global d’un prêt immobilier, soit la deuxième dépense après les intérêts d’emprunt. Prenons un exemple concret : Critère  Scénario initial  Scénario avec taux d’intérêts réduit Scénario avec taux assurance réduit Scénario combinant taux d’intérêts et taux d’assurance réduits Montant de l’emprunt 250 000 € 250 000 € 250 000 € 250 000 € Durée 20 ans 20 ans 20 ans 20 ans Taux nominal 3,50 % 3,40 % 3,50 % 3,40 % Coût total intérêts 97 976 € 94 901 € 97 976 € 94 901 € Taux assurance 0,34 % 0,34 % 0,16 % 0,16 % Cotisation annuelle assurance 852 € 852 € 396 € 396 € Coût total assurance 17 000 € 17 000 € 7 920 € 7 920 € Économie sur les intérêts - 3 075 € - 3 075 € Économie sur l’assurance - - 9 080 € 9 080 € Économie totale - 3 075 € 9 080 € 12 155 € Ce cas illustre l’importance de comparer et renégocier son assurance de prêt autant, sinon plus, que son taux d’intérêts. Miser uniquement sur la négociation du taux de crédit peut être une erreur si le coût de l’assurance est négligé. Un marché de l’assurance de prêt en pleine mutation au bénéfice des emprunteurs L’évolution du marché de l’assurance emprunteur en 2025 marque une véritable rupture avec les pratiques passées. L’ouverture à la concurrence, soutenue par les évolutions législatives, a permis de tirer les prix vers le bas et d’offrir des conditions plus avantageuses à un plus large panel d’emprunteurs. Comparer les offres via des outils en ligne spécialisés est aujourd’hui un réflexe essentiel pour toute personne souscrivant un crédit immobilier. Avec des écarts de prix significatifs entre les assurances de groupe et les contrats alternatifs, la vigilance et l’anticipation peuvent permettre de réaliser plusieurs milliers d’euros d’économies sur la durée totale d’un prêt. Un avantage non négligeable dans un contexte économique où la maîtrise des coûts est une priorité pour de nombreux ménages.

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Crédit immobilier avril 2025 : déjà la fin de la baisse des taux ?

Depuis le début de l'année 2024, les taux immobiliers ont connu une baisse progressive et constante, partant de 4,50% pour atteindre environ 3,20 % en mars 2025. Pourtant, un retournement de tendance pourrait être imminent, selon plusieurs experts du secteur. En cause, l'évolution des Obligations Assimilables du Trésor (OAT) à 10 ans, qui restent autour de 3,5 %, et un contexte économique et géopolitique incertain. L'OAT 10 ans : Un indicateur clé pour les banques L'OAT 10 ans, un emprunt d'État servant de référence pour les taux de crédit immobilier, est un indicateur particulièrement scruté par les établissements bancaires. La corrélation entre l'évolution des OAT et les taux immobiliers est forte. Actuellement, cet indice oscille autour de 3,5 %, ce qui pourrait encourager certaines banques à ajuster leurs taux. En ce début avril, le taux moyen pour un prêt immobilier sur 20 ans se situe autour de 3,20% (hors assurance emprunteur et coût des sûretés). La différence entre l’OAT 10 ans et les taux d’emprunt est à l’avantage de ces derniers, ce qui est un contresens économique (voir plus bas). Si cette tendance haussière de l’OAT 10 ans se confirme, plusieurs établissements pourraient opter pour une hausse modérée, de l'ordre de 10 à 20 points de base. Toutefois, d'autres banques pourraient préférer une stabilisation, notamment en raison d'objectifs commerciaux élevés et de la nécessité d'attirer de nouveaux emprunteurs. Des taux en hausse en avril, mais pas de panique Malgré les premiers signaux de remontée des taux, certains courtiers se veulent rassurants. Comme indiqué plus haut, l’évolution reste contenue à 0,10 voire 0,20 point. Plusieurs facteurs influencent la fixation des taux de crédit, parmi lesquels : Le coût des ressources financières des banques Les taux directeurs de la Banque Centrale Européenne (BCE) Les stratégies commerciales des établissements prêteurs. Certaines banques proposent des offres attractives, qui viennent compléter le prêt initial. Par exemple, le Crédit Agricole propose jusqu'en juin un taux réduit à 1,99 % jusqu’à 25 000 € pour le financement d'un premier logement. Le Crédit Mutuel, quant à lui, met en avant un prêt de 30 000 euros à un taux fixe de 0,99 %. LCL accorde à ceux qui achètent dans le neuf un prêt jusqu’à 50 000 € sans intérêts bancaires, cumulable avec le nouveau PTZ, une aubaine pour les primo-accédants à compter d’avril 2025. Rappelons que votre crédit à l'habitat doit être garanti par une assurance de prêt qui rembourse la banque en cas d’aléas de la vie (décès, invalidité, incapacité de travail). L’assurance emprunteur est le premier levier pour diminuer le coût d’un prêt immobilier. Appuyez-vous sur la réglementation pour optimiser cette dépense contrainte. Grâce à la délégation d’assurance emprunteur, vous pouvez économiser des centaines voire des milliers d’euros sur la durée de votre crédit, les offres externes étant jusqu'à 4 fois moins chères que les assurances proposées au sein des banques prêteuses. Quels sont les facteurs à surveiller pour les prochains mois ? Si la stabilisation des taux se profile pour avril, plusieurs éléments pourraient influencer leur évolution à la hausse ou à la baisse à moyen terme. Parmi eux : Le contexte géopolitique : un apaisement du conflit en Ukraine pourrait favoriser une baisse des taux, tandis qu'une intensification des tensions entraînerait une hausse. Les politiques budgétaires européennes : le niveau d'endettement des États, notamment de la France et de l'Allemagne, peut rehausser les taux obligataires et, par ricochet, les taux immobiliers. Les décisions de la BCE : bien que la dernière baisse des taux directeurs du 12 mars soit perçue comme un signal positif, les banques restent prudentes avant d'ajuster massivement leurs offres. Une période d'attentisme avant un possible rebond Pour l'instant, les hausses ne sont ni généralisées ni significatives, et les emprunteurs présentant les meilleurs profils peuvent encore bénéficier de taux attractifs, parfois même sous la barre des 3 %. Cependant, les conditions d'accès au crédit risquent de se durcir dans les mois à venir. Contrairement à certaines idées reçues, les banques ne disposent pas d'un accès illimité aux liquidités de la BCE. Elles doivent se financer sur les marchés financiers, où elles entrent en concurrence avec les emprunts d'État pour attirer les investisseurs. Cette contrainte structurelle explique pourquoi une remontée durable des OAT pourrait inévitablement se répercuter sur les taux immobiliers. Conclusion Les semaines à venir seront déterminantes pour l'évolution des taux de crédit immobilier. Si une stabilisation est attendue à court terme, une reprise progressive des hausses n'est pas à exclure d'ici la fin du premier semestre 2025. Pour les emprunteurs, il peut être judicieux de profiter des conditions actuelles avant une éventuelle remontée plus marquée des taux. Emprunter maintenant !