Crédit immobilier : comment respecter la limite du taux d’endettement ?

L'accès à l'emprunt immobilier est désormais encadré par 2 règles cumulatives : le taux d'endettement maximum est fixé à 35% pour une durée de remboursement ne pouvant excéder 25 ans (27 ans pour les achats sur plan). Cette contrainte imposée par le régulateur est pénalisante pour les candidats qui frôlent ou atteignent ces limites. La relégation se joue à un point. En sollicitant les services d'un courtier, il est possible de faire bouger la ligne pour minimiser le taux d'endettement et faire passer la demande de financement.

Le prêt lissé pour contenir le taux d'endettement

Appelé aussi prêt à paliers de remboursements, le prêt lissé est un crédit amortissable qui permet de contracter un prêt immobilier tout en continuant à rembourser des crédits en cours, en égalisant le taux d'endettement sur toute la durée d'amortissement.

Votre capacité de remboursement n'est pas extensible. Sans lissage, la banque va calculer le taux d'endettement sur les mensualités les plus élevées, avec le risque que le taux d'effort excède le seuil autorisé des 35% de vos revenus nets (assurance emprunteur incluse).

Si vous n’êtes pas en capacité de solder les crédits avant votre demande de financement immobilier, le prêt lissé permet de ne pas affecter le taux d'endettement en remboursant par palier, la mensualité consacrée au crédit immobilier augmentant au fil de l'amortissement des autres prêts, et ce, jusqu'à leur terme, tout en contenant le taux d'effort dans la limite réglementaire.

Le prêt lissé est à distinguer du rachat de crédits qui consiste à regrouper en un seul prêt à un taux unique tous les crédits en cours. Avec le lissage, vous conservez plusieurs prêts distincts aux taux et aux mensualités différentes. 

Le prêt à paliers permet de maîtriser le taux d'endettement en lissant le crédit immobilier le temps que les autres crédits soient soldés. La mensualité du prêt immobilier est adaptée durant le remboursement des autres prêts, pour obtenir une mensualité globale sous le seuil de l'endettement maximal. Le prêt lissé va vous permettre de réduire la part dédiée au remboursement du crédit immobilier jusqu'au terme des autres dettes. La mensualité est unique et constante, mais le coût global du crédit est plus élevé en raison d'un amortissement plus lent du capital.

Le prêt à paliers est intéressant dans ces 3 cas de figure :

  1. vous souhaitez contracter un crédit immobilier tout en détenant d'autres prêts en cours ;
  2. vous êtes primo-accédant et vous achetez votre résidence principale via un PTZ complété par un prêt classique ;
  3. vous partez à la retraite dans quelques années et vous souhaitez anticiper la baisse des revenus en lissant les mensualités de votre crédit immobilier.

Jusque-là réticentes à mettre en place un prêt lissé, les banques y sont désormais beaucoup plus favorables face aux contraintes imposées par le régulateur.

Le prêt progressif pour les jeunes emprunteurs

Vous évoluez dans un secteur économique prometteur et votre carrière est promise à un bel avenir. Vos revenus ont toutes les chances d'augmenter, un atout que le courtier en crédit va faire valoir lors de la présentation de votre demande de financement. Le prêt progressif permet, comme son nom l'indique, de réviser les mensualités à la hausse au fil des années.

Le prêt progressif va tenir compte de l'évolution de votre capacité de remboursement. Mais l'intérêt principal de ce type de prêt est que le taux d'endettement est calculé à partir des mensualités de la première année de remboursement, ce qui permet d'emprunter un montant plus important et de rembourser plus rapidement.

À chaque intervalle, 5 ans par exemple, le temps que votre situation professionnelle s'améliore, les mensualités augmentent d'un certain pourcentage, défini dans le contrat de prêt.

Les fonctionnaires ont facilement accès à ce type de montage financier, car ces professions garantissent une augmentation prévisible du salaire. Les banques considèrent également cette solution pour les jeunes cadres pour lesquels la probabilité d'une évolution favorable de carrière est significative. Le prêteur fait un pari sur l'avenir, il va donc prendre toutes les précautions pour limiter les risques et éviter un taux d'endettement croissant si ses anticipations ne se réalisent pas.

Une meilleure prise en compte des revenus locatifs

Si vous comptez investir dans l'immobilier, vous êtes pénalisé par le plafond du taux d'endettement en raison de la méthode de calcul désormais imposée aux banques. Au lieu de déduire les revenus locatifs des mensualités d'emprunt (méthode différentielle), ces derniers sont ajoutés aux revenus globaux, ce qui a pour effet d'augmenter le taux d'effort. L’accès au financement s’en trouve réduit voire impossible si vous détenez déjà un crédit sur votre résidence principale.

La bonne nouvelle, c'est que les banques ont augmenté le taux de pondération des revenus locatifs. Au lieu d'appliquer une décote de 30%, ils prennent en compte jusqu'à 90% des loyers futurs, voire 100%. Résultat, en améliorant les revenus globaux, le taux d'endettement baisse de quelques points.

Toutes les banques n'ont pas cette générosité. En passant par un courtier, vous taperez à la bonne porte.

La délégation d'assurance

La problématique du taux d'endettement contient aussi celle de l'assurance emprunteur. Le Haut Conseil de Stabilité Financière oblige les prêteurs à calculer le taux d'effort en incluant les primes d'assurance. Logique. L'assurance est le deuxième coût après les intérêts d'un crédit immobilier. Pour certains profils à risques accrus, cette dépense contrainte peut même peser plus lourd que les intérêts.

La solution consiste à déléguer l'assurance, et sans le concours d'un courtier, la démarche est compliquée, car la banque va insister pour que vous souscriviez son contrat maison, en mettant en avant des arguments qui font mouche (démarches administratives facilitées, contrat prétendument adapté), sauf le plus important : les économies potentielles en faisant jouer la concurrence. Chiffres à l'appui, l'intermédiaire démontre à la banque que le contrat délégué, moins cher que son offre, permet de contenir le taux d'effort sous le seuil admissible.

La réglementation garantit le libre choix du contrat d'assurance de prêt. Comparez les offres grâce à Magnolia.fr et sélectionnez la formule adaptée à votre profil au meilleur prix. Il en va de la maîtrise de votre taux d'endettement et de la concrétisation de votre projet immobilier.

Publié par Herve Labatut

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Assurance de prêt immobilier : forte baisse des tarifs depuis 2020

Les primes d’assurance de prêt immobilier connaissent une tendance à la baisse ces dernières années. Contrairement aux autres types d’assurances qui ont vu leurs prix augmenter, et même fortement, l’assurance emprunteur devient financièrement plus accessible. Cette diminution des coûts s’explique notamment par la concurrence accrue entre les banques et les assureurs externes, également par l’évolution de la réglementation en faveur des consommateurs. Qui sont les principaux bénéficiaires de cette baisse ? Comment en tirer le meilleur parti ? Décryptage. Tarifs assurance emprunteur : une baisse moyenne de 27 % sur 5 ans Une étude menée par le comparateur en ligne Magnolia.fr révèle que les prix des assurances emprunteur ont chuté de 27 % en moyenne entre 2020 et 2025. Cette évolution va à contre-courant de la hausse généralisée des autres assurances  (variation sur 10 ans) : +16 % pour les assurances auto +35 % pour l’assurance habitation +50 % pour les mutuelles santé. La principale raison de cette baisse est l’ouverture du marché grâce à des réformes législatives successives qui ont favorisé la libre concurrence. Dernière en date, la loi Lemoine a simplifié la résiliation et la substitution des contrats d’assurance de prêt immobilier, permettant aux consommateurs de trouver des offres mieux adaptées à leur profil et à des tarifs plus avantageux que le contrat initial. Depuis 2022, vous pouvez changer d’assurance de prêt immobilier en cours de prêt à tout moment, sans attendre la date d’échéance autrefois requise par les dispositifs précédents (loi Hamon, amendement Bourquin). Cette opportunité peut être saisie dès le lendemain de la signature de l’offre de crédit pour optimiser les économies potentielles. Les emprunteurs de plus de 45 ans : grands gagnants de la baisse des tarifs L’étude de Magnolia.fr met en lumière que les emprunteurs âgés de 45 ans et plus ont bénéficié de la plus forte réduction tarifaire, avec une baisse moyenne de 35 %. Cette tendance s’explique par l’apparition d’offres plus spécifiques chez les assureurs alternatifs, qui permettent aux profils plus âgés d’obtenir des conditions plus favorables. Les personnes présentant un risque aggravé de santé profitent également de ces nouvelles opportunités. Grâce à l’assouplissement des critères et à la suppression du questionnaire médical sous certaines conditions (prêt inférieur ou égal à 200 000€ et remboursé avant le 60e anniversaire de l’emprunteur), elles ont désormais accès à des contrats plus compétitifs sans surprime pour raisons de santé. Les jeunes emprunteurs, âgés de 25 à 40 ans, ne sont pas en reste avec une diminution moyenne des tarifs de 20 %. Déjà avantagés par des primes plus basses grâce à leur profil jugé moins risqué, ils voient l’écart avec les assurances de groupe des banques se creuser davantage en leur faveur. Bancassureurs et alternatifs : une concurrence qui tire les prix vers le bas L’essor des assureurs alternatifs a profondément modifié le marché de l’assurance emprunteur. Alors que les banques continuent de proposer des assurances de groupe aux tarifs souvent élevés pour cause de mutualisation, les prestataires spécialisés offrent des contrats sur-mesure, plus compétitifs et mieux adaptés aux besoins individuels. L’application de la loi Lemoine a joué un rôle clé dans cette transformation. La flexibilité accrue permise par la substitution à tout moment a encouragé davantage de consommateurs à comparer les offres et à opter pour des solutions plus avantageuses. À garanties équivalentes, principe obligatoire pour que la banque accepte une offre externe, la délégation de contrat permet de diviser par 2 à 4 le coût d’une assurance emprunteur. Pour un prêt immobilier de 250 000€ sur 20 ans, le gain moyen est estimé entre 5 000€ et 15 000€. Comparer les offres pour optimiser son assurance emprunteur Vous pouvez faire des économies sur votre assurance de prêt immobilier quand vous le souhaitez, en amont comme en aval. Au moment de la souscription du crédit Grâce à la loi Lagarde, les emprunteurs peuvent choisir une assurance externe dès la signature du prêt, à condition que les garanties soient équivalentes à celles proposées par la banque. La délégation d’assurance permet souvent d’obtenir une assurance jusqu’à 60% moins chère. En cours de prêt Il est possible de changer d’assurance emprunteur à tout moment grâce à la loi Lemoine. Vous n’avez aucun préavis à respecter, uniquement le principe d’équivalence de niveau de garanties. Plus tôt vous choisissez une assurance plus avantageuse, plus vous réalisez d’économies sur l’ensemble de la durée du prêt. Un écart de prime de quelques dizaines d’euros par mois peut représenter des milliers d’euros d’économies sur plusieurs années. Négocier son assurance de prêt : premier levier d’économies Beaucoup d’emprunteurs se concentrent uniquement sur le taux d’intérêt de leur prêt, négligeant l’impact du coût de l’assurance. Pourtant, optimiser son assurance emprunteur peut générer des économies encore plus importantes qu’une légère baisse du taux de crédit. Sachez que l’assurance pèse en moyenne un tiers du coût global d’un prêt immobilier, soit la deuxième dépense après les intérêts d’emprunt. Prenons un exemple concret : Critère  Scénario initial  Scénario avec taux d’intérêts réduit Scénario avec taux assurance réduit Scénario combinant taux d’intérêts et taux d’assurance réduits Montant de l’emprunt 250 000 € 250 000 € 250 000 € 250 000 € Durée 20 ans 20 ans 20 ans 20 ans Taux nominal 3,50 % 3,40 % 3,50 % 3,40 % Coût total intérêts 97 976 € 94 901 € 97 976 € 94 901 € Taux assurance 0,34 % 0,34 % 0,16 % 0,16 % Cotisation annuelle assurance 852 € 852 € 396 € 396 € Coût total assurance 17 000 € 17 000 € 7 920 € 7 920 € Économie sur les intérêts - 3 075 € - 3 075 € Économie sur l’assurance - - 9 080 € 9 080 € Économie totale - 3 075 € 9 080 € 12 155 € Ce cas illustre l’importance de comparer et renégocier son assurance de prêt autant, sinon plus, que son taux d’intérêts. Miser uniquement sur la négociation du taux de crédit peut être une erreur si le coût de l’assurance est négligé. Un marché de l’assurance de prêt en pleine mutation au bénéfice des emprunteurs L’évolution du marché de l’assurance emprunteur en 2025 marque une véritable rupture avec les pratiques passées. L’ouverture à la concurrence, soutenue par les évolutions législatives, a permis de tirer les prix vers le bas et d’offrir des conditions plus avantageuses à un plus large panel d’emprunteurs. Comparer les offres via des outils en ligne spécialisés est aujourd’hui un réflexe essentiel pour toute personne souscrivant un crédit immobilier. Avec des écarts de prix significatifs entre les assurances de groupe et les contrats alternatifs, la vigilance et l’anticipation peuvent permettre de réaliser plusieurs milliers d’euros d’économies sur la durée totale d’un prêt. Un avantage non négligeable dans un contexte économique où la maîtrise des coûts est une priorité pour de nombreux ménages.

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Crédit immobilier avril 2025 : déjà la fin de la baisse des taux ?

Depuis le début de l'année 2024, les taux immobiliers ont connu une baisse progressive et constante, partant de 4,50% pour atteindre environ 3,20 % en mars 2025. Pourtant, un retournement de tendance pourrait être imminent, selon plusieurs experts du secteur. En cause, l'évolution des Obligations Assimilables du Trésor (OAT) à 10 ans, qui restent autour de 3,5 %, et un contexte économique et géopolitique incertain. L'OAT 10 ans : Un indicateur clé pour les banques L'OAT 10 ans, un emprunt d'État servant de référence pour les taux de crédit immobilier, est un indicateur particulièrement scruté par les établissements bancaires. La corrélation entre l'évolution des OAT et les taux immobiliers est forte. Actuellement, cet indice oscille autour de 3,5 %, ce qui pourrait encourager certaines banques à ajuster leurs taux. En ce début avril, le taux moyen pour un prêt immobilier sur 20 ans se situe autour de 3,20% (hors assurance emprunteur et coût des sûretés). La différence entre l’OAT 10 ans et les taux d’emprunt est à l’avantage de ces derniers, ce qui est un contresens économique (voir plus bas). Si cette tendance haussière de l’OAT 10 ans se confirme, plusieurs établissements pourraient opter pour une hausse modérée, de l'ordre de 10 à 20 points de base. Toutefois, d'autres banques pourraient préférer une stabilisation, notamment en raison d'objectifs commerciaux élevés et de la nécessité d'attirer de nouveaux emprunteurs. Des taux en hausse en avril, mais pas de panique Malgré les premiers signaux de remontée des taux, certains courtiers se veulent rassurants. Comme indiqué plus haut, l’évolution reste contenue à 0,10 voire 0,20 point. Plusieurs facteurs influencent la fixation des taux de crédit, parmi lesquels : Le coût des ressources financières des banques Les taux directeurs de la Banque Centrale Européenne (BCE) Les stratégies commerciales des établissements prêteurs. Certaines banques proposent des offres attractives, qui viennent compléter le prêt initial. Par exemple, le Crédit Agricole propose jusqu'en juin un taux réduit à 1,99 % jusqu’à 25 000 € pour le financement d'un premier logement. Le Crédit Mutuel, quant à lui, met en avant un prêt de 30 000 euros à un taux fixe de 0,99 %. LCL accorde à ceux qui achètent dans le neuf un prêt jusqu’à 50 000 € sans intérêts bancaires, cumulable avec le nouveau PTZ, une aubaine pour les primo-accédants à compter d’avril 2025. Rappelons que votre crédit à l'habitat doit être garanti par une assurance de prêt qui rembourse la banque en cas d’aléas de la vie (décès, invalidité, incapacité de travail). L’assurance emprunteur est le premier levier pour diminuer le coût d’un prêt immobilier. Appuyez-vous sur la réglementation pour optimiser cette dépense contrainte. Grâce à la délégation d’assurance emprunteur, vous pouvez économiser des centaines voire des milliers d’euros sur la durée de votre crédit, les offres externes étant jusqu'à 4 fois moins chères que les assurances proposées au sein des banques prêteuses. Quels sont les facteurs à surveiller pour les prochains mois ? Si la stabilisation des taux se profile pour avril, plusieurs éléments pourraient influencer leur évolution à la hausse ou à la baisse à moyen terme. Parmi eux : Le contexte géopolitique : un apaisement du conflit en Ukraine pourrait favoriser une baisse des taux, tandis qu'une intensification des tensions entraînerait une hausse. Les politiques budgétaires européennes : le niveau d'endettement des États, notamment de la France et de l'Allemagne, peut rehausser les taux obligataires et, par ricochet, les taux immobiliers. Les décisions de la BCE : bien que la dernière baisse des taux directeurs du 12 mars soit perçue comme un signal positif, les banques restent prudentes avant d'ajuster massivement leurs offres. Une période d'attentisme avant un possible rebond Pour l'instant, les hausses ne sont ni généralisées ni significatives, et les emprunteurs présentant les meilleurs profils peuvent encore bénéficier de taux attractifs, parfois même sous la barre des 3 %. Cependant, les conditions d'accès au crédit risquent de se durcir dans les mois à venir. Contrairement à certaines idées reçues, les banques ne disposent pas d'un accès illimité aux liquidités de la BCE. Elles doivent se financer sur les marchés financiers, où elles entrent en concurrence avec les emprunts d'État pour attirer les investisseurs. Cette contrainte structurelle explique pourquoi une remontée durable des OAT pourrait inévitablement se répercuter sur les taux immobiliers. Conclusion Les semaines à venir seront déterminantes pour l'évolution des taux de crédit immobilier. Si une stabilisation est attendue à court terme, une reprise progressive des hausses n'est pas à exclure d'ici la fin du premier semestre 2025. Pour les emprunteurs, il peut être judicieux de profiter des conditions actuelles avant une éventuelle remontée plus marquée des taux. Emprunter maintenant !